Le vent de la reprise à saratoga

Autres informations / 12.08.2009

Le vent de la reprise à saratoga

À l’instar du catalogue de Deauville Arqana, le catalogue de

Saratoga 2009 a été jugé comme l’un des meilleurs de la décennie qui s’achève,

et cette qualité de l’offre a été pour beaucoup dans les très bons résultats

affichés par Fasig Tipton Saratoga. Boyd Browning, le Président, rappelait que

leur projet était de « refaire de ce rendez-vous sélect d’août un des hauts

lieux du marché international du pur-sang. Nous voulions “restore the fun” au

sein des ventes de yearlings » a précisé ce dirigeant, et il lui semblait mardi

soir que « l’organisme de ventes avait atteint son objectif principal. »

 

Des marchés segmentés

Cette deuxième soirée de vente a pris des allures de fête

avec un formidable top-price à 2,8 Millions, et une progression de 18% sur le

Jour 2 par rapport à 2008. Le plus important a été le nombre de sujets vendus

puisque 78% des sujets ont trouvé preneur. On a ainsi touché du doigt la

dimension déterminante de la réussite de toute vente de yearling : elle doit

être soigneusement sélectionnée, dans sa catégorie. Dès que la vente “vaut le

coup” pour les acheteurs, quels qu’ils soient, les choses se passent plutôt

bien. Cette réalité plaidant pour une très grande segmentation des marchés qui

favorise la rencontre de l’offre et de la demande.

C’est cette carte que Saratoga a développée, et il est clair

que Deauville s’achemine dans cette direction, tout en tenant compte des

spécificités

 

L’ambiance est déterminante

Les acteurs étaient contents d’être à Saratoga ces deux

jours pour y découvrir des yearlings “excitants”, et c’est ainsi que 160 sujets

sur un total de 205 présentés furent vendus à des acheteurs comblés. La médiane

a progressé de 10% et le prix moyen sur la totalité des deux soirées a augmenté

de 11%, ce qui représente un fantastique renversement de tendance aux

Etats-Unis, en ligne avec la bonne orientation des marchés financiers qui

semblent vouloir dire que la crise est derrière nous. Des bons chevaux par des

étalons à la mode, des acteurs qui ont envie d’acquérir des jeunes yearlings

porteurs d’espoir, ce mélange est la condition nécessaire et suffisante pour

une bonne vente.

L’influence de Dubaï

Rappelons à nos lecteurs que Synergy Investments Ltd,

société détenue par des intérêts de Dubaï proches de la famille régnante, s’est

portée acquéreur de Fasig Tipton l’année dernière. Cette dynamique a évidemment

incité Cheikh Mohamed à intervenir en personne durant ces deux soirées où il

s’est beaucoup amusé, achetant douze yearlings directement, dont tous les

sujets chers des deux sesssions. Si l’on additionne les autres achats familiaux

et proches, le facteur Dubaï-Maktoum a été déterminant dans la réussite de

Saratoga cette année. C’est pourquoi l’on peut se montrer raisonnablement

optimiste pour la vente de Deauville qui démarre vendredi, tout en se rappelant

que le niveau d’intervention des “Maktoum” est une variable essentielle des

résultats de toute vente de yearlings dans le monde.