Mickaël barzalona, une valeur montante

Autres informations / 05.08.2009

Mickaël barzalona, une valeur montante

Portrait

Depuis plusieurs semaines,

deux apprentis défrayent la chronique : Flavien Prat et Mickaël Barzalona. Tous

deux ont débuté le meeting deauvillais en fanfare. Et Mickaël a même réalisé un

coup de deux mardi et mercredi, remportant notamment l’important Prix de

Mezeray (B) avec la nouvelle ? JDG Rising Star ?, Baahama (Anabaa). Rencontré

mercredi, il nous a raconté son parcours.

Apprenti chez André Fabre,

Mickaël Barzalona a fêté ses 18 ans le 3 août. Il est originaire de Corse. Très

vite, il a baigné dans le monde des courses grâce à son oncle, Arnaud, qui

était jockey, et son grand-père, propriétaire. Mais « ce n’est que vers 10 ou

12 ans que je me suis mis à aimer les course. C’est à partir de cet âge que

j’ai voulu devenir jockey. Avant, je voulais devenir maréchal-ferrant. ». À 15

ans, Mickaël Barzalona passe avec réussite les sélections de l’Afasec à

Marseille et arrive ensuite à Paris. Le voilà chez André Fabre, « qui m’a vite

fait confiance, nous explique-t-il. Làbas, on apprend plus vite que chez

n’importe quel entraîneur. On monte beaucoup de galops. M. Fabre m’a fait

monter en course-école et j’ai débuté en course officielle l’an dernier. » En

2008, il compte environ 130 courses, pour huit victoires, dont deux à Paris et

un mémorable “coup de deux” à Compiègne.

C’est en 2009 que l’explosion

du jeune jockey s’est vraiment fait sentir.

« Depuis décembre, mon agent

est Pierre-Alain Chereau, nous raconte-til. Cela me permet de monter plus de

courses. Maintenant, il ne me reste plus que dix-sept gagnants avant de devenir

jockey. » Le passage d’apprenti à jockey est toujours un moment délicat, mais «

je n’y pense pas trop. Il faut surtout prouver qu’on peut être compétitif sans

la décharge et qu’on peut nous faire confiance ». Et c’est ce qu’il a réussi à

faire puisqu’il a déjà remporté trois gros handicaps supports de Quinté (sans

décharge, donc), une performance très rare pour un apprenti.

La réussite peut faire

tourner la tête, mais Mickaël n’a pas l’impression d’être devenu un phénomène

médiatique. « Je ne ressens pas vraiment de pression par rapport au fait que

l’on commence à parler de moi. Et, pour éviter toute tentation à Deauville, je

rentre tous les soirs en navette à Chantilly, où je monte le matin avant de

venir ici l’après-midi. » Concernant ses racines corses, Mickaël nous a appris

qu’il n’avait jamais gagné là-bas, mais qu’il espérait bien y remporter

quelques courses une fois devenu jockey. « Mon grand-père n’a pas voulu me

faire monter, pour ne pas que je “grille” ma décharge en Corse. »

Mickaël bénéficie de la

confiance de son entourage. André Fabre n’hésite pas à lui confier des inédits

de haut niveau, vendredi, dans les Prix de Crèvecœur et des Marettes (F),

Maxime Guyon étant à pied. De plus, samedi dernier, il lui a été confié la tâche

délicate de monter la leader de Plumania (Anabaa), Pas Mûre (Green Tune), dans

le Prix de Psyché (Gr3), mission dont il s’est sorti avec brio.