Un cheval tué par les algues

Autres informations / 04.08.2009

Un cheval tué par les algues

Un fait divers ridicule et

dramatique. Une minute a suffi pour tuer l’animal. Mardi dernier, alors qu’un

cavalier se promenait près d’une plage des Côtes d’Armor, il s’est enlisé avec

sa monture dans une mare d’algues mouvantes. Le cavalier, vétérinaire de

formation, s’est évanoui. Il n’a eu la vie sauve que grâce à la présence sur

les lieux d’un tractopelle chargé de ramasser les algues vertes, dont le

conducteur avait assisté à la scène et a pu l’extraire de la vase. Selon la

préfecture, le cavalier de 27 ans et sa monture se sont simplement “envasés

dans une zone mouvante”. De leur côté, les gendarmes ont imputé la mort du

cheval à un étouffement provoqué par la vase. Mais au vu des symptômes du

vétérinaire et de son cheval, le médecin qui a soigné le cavalier et les

associations de protection de l’environnement ont mis en cause le dégagement

d’hydrogène sulfuré, que peuvent produire des accumulations d’algues vertes en

décomposition. Pour le docteur Pierre Philippe, c’est l’hypothèse la plus

probable pour expliquer un double malaise fulgurant, puisque que le cheval est

mort en une minute, a-t-il indiqué. Les premiers résultats de l’autopsie

pratiquée sur le cheval à l’initiative de son propriétaire confirment qu’il est

mort d’un œdème pulmonaire et qu’il n’avait pas d’eau ni de vase dans les

poumons, a indiqué Me Vincent Le Luyer, avocat du cavalier, ce lundi. Vincent

Petit va déposer une plainte dans les prochains jours pour faire toute la

lumière sur cette affaire, a ajouté l’avocat. Le phénomène des algues vertes,

constaté notamment en Bretagne, est lié au rejet de nitrates dans l’eau par

l’agriculture intensive.