Une grande victoire pour l’élevage d’élizabeth fabre

Autres informations / 03.08.2009

Une grande victoire pour l’élevage d’élizabeth fabre

Focus élevage

L’an dernier, Élizabeth Fabre

avait terminé quatrième du Prix de Cabourg avec Bargouzine (Stravinsky). Cette année,

elle l’a gagné avec un autre produit de son élevage, passé le mois dernier sous

les couleurs de Cheikh Mohammed al Maktoum : Zanzibari (Smart Strike).

Élizabeth Fabre a vécu la course

chez elle, à Chantilly, devant Equidia. Quelques minutes après, elle nous a confié

au téléphone : « Je suis très heureuse qu’il ait gagné. Avant la course, j’étais

beaucoup plus tendue que lorsqu’il courait sous mes couleurs. Oui, la pression était

vraiment plus forte aujourd’hui. »

Zanzibari est le troisième produit

d’une jument particulièrement chère au cœur d’Élizabeth Fabre : Zinziberine (Zieten).

« Je l’avais achetée foal à Keeneland [60.000$, ndlr]. C’était une petite jument,

toute petite même. Mais elle m’avait beaucoup plu, parce qu’elle faisait vraiment

“course”. » Bonne inspiration : Zinziberine, dont la mère Amenixa était “une Lagardère”

par Linamix, a gagné 235.000€ en course, remportant notamment le Critérium de Maisons-Laffitte

(Gr2).

Fin 2003, elle est entrée au haras

à Denali Stud (Craig et Holly Bandoroff), dans le Kentucky. Là, elle a rencontré

plusieurs grands sires américains (« Je consacre beaucoup de temps à choisir les

saillies ») : Cherokee Run, Johannesburg, Smart Strike (le père de Curlin lui a

donné Zanzibari), Grand Slam et enfin Proud Citizen (père de l’actuel foal de Zinziberine).

Ces différents produits n’étaient pas, selon les mots d’Élizabeth Fabre, « des yearlings

très tape-à-l’œil, exactement comme Zinziberine elle-même. On ne les remarque pas

vraiment. » Mais cela ne les empêche pas d’aller vite, comme Zanzibari…

Aujourd’hui, Élizabeth Fabre a

huit chevaux à l’entraînement ; sept chez son mari André et un chez Guy Henrot.

Elle a huit poulinières : deux à Denali Stud, trois au Haras des Monceaux, chez

Lucien Urano, et trois chez Jean-Luc Couétil, à côté du Mont-Saint-Michel.