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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

édouard de rothschild : « l’information doit être partagée en temps réel et les règles doivent être harmonisées »

Autres informations / 26.09.2009

édouard de rothschild : « l’information doit être partagée en temps réel et les règles doivent être harmonisées »

Le président de France Galop

avait promis qu’il réagirait suite à la décision de l’appel de Dar Re Mi. Il a

choisi JDG pour le faire, en exclusivité.

 

Jour de Galop. – L’affaire

Dar Re Mi fait scandale. Comment en est-on arrivé là ? Édouard de Rothschild. –

Au football ou au tennis, il arrive très souvent que l’arbitre prenne des

décisions contestées par les acteurs du match. Un penalty sifflé ou non sifflé,

une balle annoncée “faute” ou non... Mais ce qui est atypique, dans notre

sport, c’est de prendre 30 minutes pour annoncer la décision, sans que les

acteurs aient accès aux mêmes informations que l’arbitre. Sur la forme, je

crois que c’est cela qui est le plus regrettable et le plus critiquable dans ce

qui s’est passé le jour du Qatar Prix Vermeille.

Qu’aurait-il fallu faire ?

Dès que la sirène a retenti

pour annoncer l’enquête, il aurait fallu immédiatement montrer toutes les vues,

y compris la vue de dos, à l’ensemble des personnes présentes à Longchamp. Et

laisser ces images tourner en boucle tant que la décision des commissaires

n’était pas connue. Pourquoi est-ce si important ? Parce que si tel avait été

le cas, cela aurait évité que le public et l’entourage des chevaux concernés ne

se forgent des convictions sur la base du seul film de la course, dans

l’émotion. Ainsi, chacun aurait pu constater immédiatement que la situation

n’était ni noire ni blanche. Je le répète : ce qui est très mauvais, c’est de

se forger une conviction sur une impression.

L’entourage de Dar Re Mi a

également été abandonné à lui-même au milieu du rond, et a eu beaucoup de mal à

rencontrer les commissaires. N’est-ce pas grave, à l’heure où l’on parle de

choyer les propriétaires ?

Il aurait aussi fallu

s’occuper mieux de l’entourage des chevaux concernés. Dans ce genre de

circonstances, ils devraient pouvoir être immédiatement reçus et entourés. Ils

devraient pouvoir immédiatement pouvoir obtenir des réponses aux questions

qu’ils se posent. Encore une fois, je conteste la pratique actuelle et je veux

qu’elle change. Dès à présent, nous diffuserons en temps réel l’ensemble des

vues disponibles à l’ensemble du public. Car les images n’appartiennent pas aux

commissaires et doivent être partagées.

Le problème de fond n’est-il

l’harmonisation des règles ?

Si, et je vais personnellement

m’employer à faire accélérer le processus d’harmonisation des règles des gênes

en course. Sur ce sujet, nous avons besoin d’aller vite. Car la France et les

autres pays ne peuvent pas continuer à avoir des règles différentes, ne

serait-ce qu’en Europe. Il n’est pas pensable, pour un jockey, de se demander à

mi-ligne droite s’il peut faire telle ou telle chose parce qu’il est en France

ou en Angleterre. Le niveau d’adrénaline est trop élevé.

Va-t-on vers des jugements “à

l’anglaise”, ou bien le Code français va-t-il l’emporter ?

Il existe des arguments en

faveur de la manière française de juger... et aussi quelques excès. Le sujet

est ouvert. En tout cas, si les deux éléments que j’ai donnés – partage de

l’information en temps réel et harmonisation des règles – étaient réglés, le

problème du “Vermeille” ne se serait pas posé.

ASCOT (G.B.), Vendredi

UNE ÉLÈVE DES “SUNDSTRÖM”

VERS LES CHEVELEY PARK STAKES

Vendredi, Shamandar (Exceed

and Excel) s’est imposée dans une course à conditions réservée aux femelles de

2ans comptant 27 partantes. Il s’agit d’une élève de la famille Sundström, les

éleveurs de Le Havre (Noverre), née au Haras de Coulonces. Son entraîneur,

William Haggas, a déclaré à la presse anglaise que la pouliche devrait courir

les Cheveley Park Stakes (Gr1) à Newmarket, la semaine prochaine. Shamandar a

été achetée foal par James Delahooke pour ses propriétaires actuels, M. &

Mme Scott, qui ne souhaitaient pas la revendre yearling car ils « voulaient

rêver un peu », selon les mots de William Haggas. Avant ce succès, Shamandar

venait de remporter une Listed à Salisbury, début septembre.