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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Eric hoyeau…

Autres informations / 10.09.2009

Eric hoyeau…

SPÉCIAL PUR-SANG ARABES

Jeudi 10 septembre 2009 / 5

Les courses pour pur-sang

arabes montent en puissance, pourtant…

L’effet n’est pas mécanique

puisqu’il y a relativement assez peu d’acheteurs français et qu’aujourd’hui,

même si les courses montent en puissance, on ne peut pas considérer qu’elles

puissent s’autofinancer. C’est plutôt les échanges commerciaux qui permettent

de financer la production. L’objectif étant bien évidemment de faire valoir la

production française, la France terre d’élevage du pur-sang arabe, pour pouvoir

s’exporter définitivement.

 

Pourquoi ce désir de

continuer d’investir dans ce marché de niche ?

S’agissant d’une niche, je

pense que les courses de pur sang arabes en France ont une réelle importance au

regard de l’ouverture vers d’autres marchés et pour le pur-sang tout court en

règle générale. Il faut savoir qu’il y a très régulièrement dans les pays du

Golfe, lorsqu’on se rend aux courses, une majorité de pur-sang avec des

suffixes anglo-saxons. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de production issue de

l’environnement Maktoum ou de gens qui ont une culture anglo-saxonne. Le

suffixe “FR” est en revanche énormément représenté, et au plus haut niveau,

dans les courses de pur-sang arabes là-bas. On peut donc considérer que le

pur-sang arabe a été et demeure un porte-drapeau de la France dans les courses

des pays du Golfe. C’est un premier intérêt d’une part. De même, certains

investisseurs comme Cheikh Hamdan Al Maktoum s’intéressent aux deux

disciplines. Il est d’ailleurs le seul de la famille Maktoum quasiment à le

faire encore aussi bien à Dubaï qu’en Europe. C’est un axe de fidélisation

envers la France. Enfin, un certain nombre de propriétaires, Cheikhs ou non

Cheikhs, ont pu découvrir la France grâce au pur-sang arabe, eux qui ont

parfois une culture à priori d’abord tour née vers le monde anglo-saxon.

Potentiellement, ils peu vent s’ouvrir aux pur-sang anglais. C’est le cas d’un

certain nombre de Qataris ayant d’abord commencé avec des pur sang arabes,

principalement sur le marché des chevaux à l’entraînement. Cela fait valoir une

synergie tout à fait appréciable.