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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Keeneland (jour 3) se poursuit sur un mode mineur

Autres informations / 18.09.2009

Keeneland (jour 3) se poursuit sur un mode mineur

Le troisième jour de ventes,

qui est aussi le premier jour du Book 2, s’est déroulé comme prévu dans le

sillage du Book 1, avec quelques touches spécifiques qui apparaissent. Ainsi,

il faut noter la manifestation timide de grands acheteurs américains tels Zayat

Stables, restés à l’écart des enchères durant les deux premiers jours

sélectionnés, qui apparaissent comme étant le territoire des opérateurs classés

“européens” (définis par le lieu de leur écurie principale), comme la famille

Maktoum.

 

Pour la tendance, elle

demeure évidemment baissière par rapport à 2008, mais cette chute semble

maintenant se stabiliser aux alentours de 25%, ce qui était arrivé à tous les

marchés européens à la fin 2008, à l’exception d’Arqana Deauville, exception

qui repose largement sur la santé foncière des courses françaises et de leur

modèle mutualiste. Globalement, deux yearlings sur trois trouvent preneurs, ce

qui est en dessous des chiffres habituels mais dénote une certaine résistance

du marché américain.

Descendus de leur piédestal,

les responsables de Keeneland avouent découvrir, selon leur propre expression,

« un nouveau monde », celui

d’une vraie crise du pur-sang américain alimentée par la crise

financiaro-bancaire et par la surproduction de chevaux. Dans ce contexte qu’ils

reconnaissent, ils font bonne figure contre mauvaise fortune, et attendent que

la situation se redresse grâce aux ajustements de marché.

C’est ainsi que l’on observe

une nette baisse des prix de réserve, d’où le nombre correct de sujets vendus.

Il n’en demeure pas moins que l’an dernier, douze yearlings du troisième jour

avaient dépassé les 500.000$, alors que l’on n’en trouve que cinq cette année.

Toute l’attention hier s’est

portée sur le top du jour, relativement inattendu à de tels sommets. Le #570

était une belle pouliche par l’étalon vedette du Kentucky, Medaglia

d’Oro (El Prado), désormais

sous le contrôle de Darley. Ce yearling est la sœur des gagnants de Gr3 Ryan’s

for Real et Freal’s for Real, ce qui est bien mais pas époustouflant.

Néanmoins, le Cheikh Mohamed défend ses étalons, et ses représentants

entendaient soutenir ce beau produit du très chaud Medaglia d’Oro. C’est ainsi

que Charlotte Weber, propriétaire de Live Oak Plantation, a dû batailler

jusqu’à 1,3 million de dollars pour emporter une pouliche que John Ferguson

soutenait pour son patron. Comme quoi, il faut ce type de conjoncture pour

provoquer l’étincelle qui manque un peu ces jours-ci.