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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

L’association des éleveurs britanniques contre l’insémination artificielle

Autres informations / 03.09.2009

L’association des éleveurs britanniques contre l’insémination artificielle

Dans un discours donné la semaine

dernière en Afrique du Sud lors d’une conférence sur l’élevage, le professeur anglais

Twink Allen avait appelé à l’abolition de l’interdiction de l’insémination artificielle

(IA) dans le monde du pursang. Kirsten Rausing, à la tête de la Thoroughbred Breeders’

Association (T.B.A., le syndicat des éleveurs britanniques), a tenu à réaffirmer

la position de sa structure, opposée à cette abolition. Professeur émérite à l’Université

de Cambridge, Twink Allen a avancé différents arguments au nombre desquels la maîtrise

de la propagation des maladies sexuellement transmissibles. Pour la présidente du

T.B.A., les positions actuelles dans le monde sont unanimement contre le recours

à de telles techniques. « D’un point de vue juridique, et cela au plan international,

un cheval de course issu de l’insémination artificielle ne peut être considéré comme

un pur-sang. Toutes les industries leaders du monde en élevage, particulièrement

l’Australie, les États-Unis et l’Inde – qui est maintenant un producteur majeur

–, ont exprimé fortement leur opposition à l’insémination artificielle. »

Personnellement impliquée dans

l’étalonnage en tant que propriétaire de Lanwades Stud (Selkirk, Piccolo, Hernando),

Kirsten Rausing avance ses arguments propres. « Même si l’I.A. pourrait être profitable

dans beaucoup de cas et aussi réduire des coûts, je suis personnellement contre.

Le principal argument s’attache à la notion de la variété génétique.

Avec de telles techniques, on

rendrait accessible encore un plus grand nombre de saillies

– devenues moins chères – des

étalons les plus à la mode. Ce serait l’exclusion presque totale des autres, ceux

qui ont des performances en courses moins attractives. Et on sait que toutes les

tentatives de réduction du nombre de saillies si on introduisait l’I.A. seraient

vaines et inefficaces. Où serait aujourd’hui l’industrie internationale sans les

apports de Mr Prospector, Danzig et Sir Tristaam, qui étaient tous des compétiteurs

moyens ? Si l’I.A. avait été pratiquée, ces chevaux n’auraient pas eu l’opportunité

de marquer autant l’élevage. »