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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Yeats veut mettre la main sur le st. leger irlandais

Autres informations / 12.09.2009

Yeats veut mettre la main sur le st. leger irlandais

CURRAGH (IRL.), Samedi

Irish St. Leger (Gr1)

En feuilletant le palmarès du

St Leger irlandais (Gr1), on s’aperçoit que depuis un peu plus d’une quinzaine

d’années, certains chevaux ont réussi à emporter plu sieurs fois cette épreuve.

En 1993 et 1994, Vintage Crop s’imposait, puis en 1996 et 1997 c’était au tour

d’Oscar Schindler, qui cédait ensuite sa place pour deux ans à Kayf Tara. Puis

est venu la période Vinnie Roe, quadruple lauréat entre 2001 et 2004. Depuis,

il y a une place à prendre, personne n’ayant réalisé de doublé. Le grand Yeats

était bien venu s’imposer en 2007 – pour sa troisième tentative dans cette

épreuve –, mais l’an dernier, il n’est pas venu

défendre son titre. Déjà

légendaire, puisque quatre fois détenteur de l’Ascot Gold Cup (Gr1) – devant

Sagaro, trois fois gagnant de cette épreuve –, il ne manque à Yeats qu’un Gr1

majeur pour stayers en Europe, le Prix du Cadran (Gr1). On peut rêver de le

voir à Longchamp le premier week-end d’octobre – ce qui est tout a fait

plausible –

, mais, en attendant, Yeats a

un peu de travail au Curragh. En effet, il fera sa réapparition, n’ayant pas

été revu depuis son succès d’Ascot le 18 juin. Et Yeats l’a prouvé cette année,

c’est lui décide. Pour sa rentrée, à Navan, dans une Listed maigrelette, il

n’était pas décidé et a fini sixième sur huit, à 32 longueurs du vainqueur…

avant d’aller ensuite remporter le Gold Cup. En clair, si Yeats est décidé, il

a de grande chance de vaincre, sinon, il est capable du pire.

 

Schiaparelli en challenger

Après sa facile victoire dans

le Darley Prix Kergorlay (Gr2), réduit à trois unités, Schiaparelli (Monsun) était

pro-

grammé pour courir le Prix

Foy (Gr2), puis, pourquoi pas, “l’Arc” (Gr1). Provisoirement, son entourage a

changé ses plans et Schiaparelli se retrouve au départ du St Leger irlandais.

Devenu une bonne recrue dans les épreuves de grands fonds cette année, il n’a

pas encore le palmarès et l’aura d’un Yeats, mais est le mieux placé pour le

pousser dans ses retranchements samedi.

 

Alandi et Profond Beauty, les

nouveaux venus

Difficile d’être plus tardif

qu’Alandi (Galileo), qui n’a débuté – par une victoire – qu’au mois d’octobre

de ses 3ans. Pourtant, cela ne l’empêche pas, selon les britan niques, de faire

partie des opposants principaux à Yeats. La raison tient peut-être au fait

qu’Alandi vient de se prome ner dans une Listed, sur 2.800m, s’imposant par

cinq lon gueurs. Mais, auparavant, et par deux fois, il a été battu assez

nettement par Profond Beauty (Danehill). Cinquième l’an dernier du Melbourne

Cup, la pensionnaire de Dermot Weld – qui entraînait Vinnie Roe – reste sur

trois victoires consécutives et, avant peut-être de retenter sa chance en

Australie, cette escale au Curragh ne s’annonce pas vaine. D’ailleurs, si elle

venait à s’imposer samedi, puis remportait le Melbourne Cup, elle empocherait

un bonus de 500.000 dollars australiens…

 

Pourquoi le St. Leger

irlandais est plus relevé que celui de Doncaster ?

À la lecture des partants, on

se rend compte que le St Leger irlandais a retenu la candidature de candidats

possédant un palmarès bien plus étoffé que le St Leger de Doncaster. Pourtant,

ce dernier reste bien plus prestigieux que son homologue irlandais. La réponse

tient en grande partie dans le fait que le St Leger irlandais ouvre ses portes

aux 4ans et plus, qui n’ont pas le droit de courir à Doncaster.