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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Le havre…

Autres informations / 19.10.2009

Le havre…

SPÉCIAL SAISON DE MONTE 2010

L’histoire du nouveau port de

Le Havre

L’histoire du Haras de la

Cauvinière est une histoire de famille. Le beau-père de Sylvain Vidal, Guy

Ribard, possédait déjà le haras, qui a vu un certain André Fabre y travailler.

Ce dernier a même enlevé sa première course en tant que gentleman-rider pour

les couleurs de Guy Ribard. Le Haras de la Cauvinière est donc un lieu qui

mérite d’être connu, car il a toujours abrité des activités hippiques, si l’on

excepte une interruption de

 dix-huit ans. Elisabeth Vidal, fille de Guy, a

repris le haras familial, avec son époux Sylvain. Celui-ci nous conte la suite

de l’aventure : « Nous avons souhaité nous donner les moyens de réussir. Nous

avons donc entrepris d’importants travaux pour satisfaire notre clientèle, car

notre activité principale est la prestation de services pour des éleveurs sans

sol. Récemment, nous avons eu l’opportunité de nous agrandir et, désormais, nous

avons 110 hectares avec une capacité d’accueil de 90 boxes. En 4ans, nous avons

connu une évolution rapide, mais notre but est toujours de bien élever, avec

les meilleures installations possibles pour faire du bon travail avec notre

clientèle fidèle. »

 

Elisabeth et Sylvain Vidal,

les capitaines de la Cauvinière

En allant voir le Havre, qui

règne sur 1,5 hectare pour lui seul, Sylvain remarque la casaque de notre blouson.

« Ah, mais c’est celle de Latice ! Je me suis occupé de sa mère, Laramie,

lorsque je travaillais au Haras de la Louvière. Également, je me suis occupé de

Gulch, le père de Laramie, il est d’ailleurs en photo dans notre bureau. »

Cette entrée en matière donne l’occasion de parler de l’expérience de Sylvain,

qui a voyagé à travers le monde et vu beaucoup de chose, sous l’œil attentif de

Le Havre : « J’ai commencé à travailler au Haras de Fresnay-le-Buffard puis

j’ai été étalonnier pour Lane’s End Farm [dans le Kentucky, ndlr] et je me suis

occupé de Kingmambo notamment. J’ai eu l’occasion de préparer de grandes ventes

comme celles de Keeneland. Par la suite, j’ai travaillé cinq ans à Coolmore en

Irlande et en Australie, puis chez Aidan O’Brien à Ballydoyle en Irlande, mais

aussi au Haras de la Louvière comme premier garçon, avant d’être responsable au

Haras de Bourgeauville. Mon épouse a travaillé avec son père, puis au Haras du

Val Henry et aux Haras de S.A. Aga Khan. » Elisabeth et Sylvain ont réalisé une

très belle entrée en matière. Dans leur première génération de yearlings passée

en vente se trouvait un “mannequin” : Éclair de Lune (Marchand de Sable), achetée

par Jean-Yves Pérès et courant sous ses couleurs. Élue ? JDG

Rising Star ?, Éclair de Lune        s’est imposée pour ses débuts à SaintCloud, à 2ans, et a pris

part cette année au Prix de Diane (Gr1). Passée lors des ventes de “l’Arc”,

elle a fait un des “tops” et a rejoint la Californie.