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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

L'excellente résistance des ventes anglaises et irlandaises de yearlings

Autres informations / 13.10.2009

L'excellente résistance des ventes anglaises et irlandaises de yearlings

Compte tenu des mauvaises

conjonctures économiques outre-Manche, le spectre d’une glissade du marché des

yearlings subsistait les semaines précédentes à l’approche des ventes de Goffs

Irlande, et de celles de Tattersalls Million qui les ont suivies à Newmarket.

Il nous faut donc insister ici pour rappeler que cette perspective pessimiste,

mais plausible, ne s’est nullement réalisée. On a noté une légère baisse du

prix moyen de 6,3% à Newmarket et de 8% en Irlande, avec dans ces deux grandes

ventes de sélection, une hausse du pourcentage de yearlings vendus : 82% en

Irlande et 78% à Tattersalls, chiffres meilleurs qu’en 2008. Cette divergence

est claire : les vendeurs, soucieux de vendre ont adapté leurs prix de réserve

au marché difficile de cette période, de sorte qu’ils ont vendu en pourcentage

plus de yearlings, mais à un prix légèrement en baisse, l’un entraînant

l’autre. Ces ajustements, anticipés par les vendeurs, ont alors fait que ces

marchés se sont très bien tenus, réalisant une performance à laquelle on ne

s’attendait pas. La surprise de septembre est bien dans ces résultats positifs

qui dénotent que la crise qui a touché le monde hippique tend à s’estomper

progressivement, promettant des jours meilleurs dès 2010 tant en Europe qu’aux

USA qui ont été plus sévèrement impactés.

 

On a noté une légère baisse

du prix moyen de 6,3% à Newmarket et de 8% en Irlande,

avec dans ces deux grandes

ventes de sélection, une hausse du pourcentage de yearlings vendus : 82% en

Irlande et 78% à Tattersalls.

 

Des acheteurs et un marché

sélectifs

À l’image de la satisfaction

légitime qu’avait montrée Eric Hoyeau à la suite “d’Arqana août”, Henry Beeby

de Goffs et Edmond Mahony de Tattersalls ont exprimé un grand “ouf” de

soulagement après leurs sessions de sélection. La légère baisse des prix moyens

avait permis d’ajuster la demande sur l’offre, et le marché a remarquablement

fonctionné, presque aussi bien qu’en 2004, précisait le patron de Tattersalls.

Les quatre top-prices de Newmarket ont juste dépassé le millions de dollars

(600.000 Gns), c’est bien et ça suffit, avait l’air de dire l’observateur

courant. Le constat dominant : les acheteurs et le marché sont devenus très

sélectifs. Même un sire de renom ne garantit pas le prix de saillie si le yearling

est imparfait, et l’on a vu à Goffs et à Tattersalls des “Montjeu”, “Danehill

Dancer”, “Oasis Dream”, “Dansili” et même des “Sadler’s Wells” ne pas atteindre

leur prix de saillie.

 

Le marché a remarquablement

fonctionné, presque aussi bien qu'en 2004.

 

Comme si le marché du

yearling était enfin en passe de devenir vraiment professionnel, et donc moins

sujet aux vents des passions et de la spéculation. Dans ces deux ventes, la

famille Maktoum, qui demeure l’investisseur principal, s’est imposée des limites.

Et elle n’a pas cherché l’affrontement avec son plus gros concurrent. Un tiers

du marché est fait par cette famille unique, mais cela n’empêche nullement un

fonctionnement équilibré de l’ensemble. Par exemple, tant à Goffs qu’à

Tattersalls, on a vu un nouvel investisseur français important, Gérard

AugustinNormand, se manifester sur le plan international par l’intermédiaire de

son partenaire Sylvain Vidal, du Haras de la Cauvinière où est stationné Le

Havre (Noverre). Sylvain Vidal a pu se faire adjuger de nombreuses pouliches

bien nées pour des prix à la fois substantiels et raisonnables, profitant de

son expérience personnelle façonnée par son passage formateur à Coolmore.