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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

L’histoire d’alandi commence quand yeats s’efface

Autres informations / 05.10.2009

L’histoire d’alandi commence quand yeats s’efface

LONGCHAMP, DIMANCHE

 Qatar Prix du Cadran (Gr1)

L’édition 2009 du Qatar Prix

du Cadran (Gr1) avait cette année un goût particulier. Le légendaire Yeats

(Sadler’s Wells) y signait ses adieux et c’est sous les applaudissements que le

champion a rejoint la piste de Longchamp, théâtre de sa dernières apparition en

piste. Il a offert un beau cadeau au public de Longchamp, se défendant comme un

diable, courageux comme lors de ses plus grands jours. Mais, malgré ce courage

héroïque, le 8ans Yeats n’a pas quitté la scène par une victoire mais par une

troisième place, sans démériter, loin de là. L’avenir de Yeats s’inscrit

désormais au haras, au contraire d’Alandi (Galileo), un 4ans qui ne demande

qu’à prendre la place de Yeats en haut de la hiérarchie mondiale des stayers.

 

Un test réussi pour Alandi

Alandi se produisait pour la

première fois sur la distance de 4.000m et son test a été réussi. Il s’impose

en cheval très dur, courageux, capable de devenir l’an prochain le meilleur

stayer européen et ainsi prendre la succession de Yeats. Blagueur après la

victoire de Sea the Stars, John Oxx disait à l’arrivée aux journalistes : « Ah

! Vous voulez me parler encore ? », avant d’ajouter : « On savait que le cheval

pouvait gagner sur de longues distances en terrain souple. Mais là, le terrain

était rapide et cela restait un point d’interrogation. Il est plus facile de

gagner des courses lorsque l’on est en forme et que l’on a la baraka. L’Aga

Khan connaît ce weekend une réussite extraordinaire. Et ces moment-là, on les

apprécie d’autant plus que la forme et la baraka ne sont pas toujours de notre

côté. »

Mick Kinane, jockey d’Alandi,

soulignait pour sa part : « Alandi peut gagner le Gold Cup (Gr1) l’an prochain.

C’est un cheval qui apprécie le bon terrain. Dans les Irish St Leger Stakes

(Gr1, 2.800m), il a gagné mais c’était quand même un peu court pour ses aptitudes.

»

 

  

Qatar Prix du Cadran (Gr1)

Encore l’empreinte d’Urban

Sea

Après la victoire de Sea the

Stars dans “l’Arc”, l’empreinte d’Urban Sea (Miswaki) planait sur ce Prix du

Cadran. En effet, Alandi est un fils de Galileo, lui-même fils d’Urban Sea.

 

Kasbah Bliss battu d’un rien

Lauréat du Qatar Prix

Gladiateur (Gr3), la préparatoire française du Prix du Cadran (Gr1), Kasbah

Bliss (Kahyasi) a terminé fort, très fort, comme il sait si bien le faire. Mais

il a buté sur Alandi jusqu’au poteau. Quelques mètres plus loin et Kasbah Bliss

aurait sûrement gagné. Jockey du pensionnaire de François Doumen, Thierry

Thulliez disait après la course : « Il méritait de gagner mais il est tombé sur

de très bons chevaux. Je n’ai pas pu le lancer plus tôt. Il n’a pas été capable

de suivre Yeats et Alandi, qui ont démarré dès l’entrée de la ligne droite.

Mais ensuite, il a très bien fini. C’est toujours désolant d’être battu d’aussi

peu mais c’est la loi des courses. »

 

Les adieux réussis de Yeats

Beaucoup disent que Yeats

n’aime pas Longchamp. Ce n’est pas vraiment exact, car Yeats a déjà remporté le

Prix Royal-Oak (Gr1). Ce dont il a surtout besoin, c’est d’être mis en

condition pour donner le meilleur de lui-même. Et, dans l’ambiance électrique

de Longchamp qui régnait dimanche, c’est du grand Yeats que l’on a vu. Il a

fait plaisir à ses supporters, repartant même dans la ligne droite sous les

attaques et sous les sollicitations de son entourage qui, du bord de piste,

l’encourageait de la voix. Les « Go on Johnny boy ! » et « Come on Yeats »

fusaient et, lors du retour du champion, on lisait beaucoup d’émotion sur les

visages des personnes qui ont fait la vie de Yeats.

 

La tenue dans les gênes

Élevé par l’Aga Khan, Alandi

est “né” pour faire un sujet de fond. Sa mère, Aliya (Darshaan) a débuté

directement sur 2.400m et s’est imposée deux fois sur cette distance. Croisée

avec Galileo, elle a logiquement donné un sujet de fond. On retrouve un peu de

vitesse toutefois du côté de la deuxième mère d’Alandi, Alannya (Relko). Elle a

couru en France et a remporté le Prix la Camargo (L 1.600m) et a terminé

troisième du Prix de la Grotte (Gr3 1.600m). Elle a donné une bonne pouliche,

Aliysa (Darshaan), propre sœur d’Aliya, qui a terminé deuxième des Irish Oaks

(Gr1) en 1989.