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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Pourquoi la france exerce un leadership mondial

Autres informations / 07.10.2009

Pourquoi la france exerce un leadership mondial

Jour de Galop. – Comment

expliquez-vous le leadership mondial de la France ?

Louis Romanet. – C’est un

travail bâti depuis de nombreuses années. Il a été commencé par Marcel Boussac

et par mon père et j’ai essayé de le continuer. Organiser cette Conférence

internationale autour de “l’Arc” a été le coup de génie ! Regardez encore cette

année : le week-end a été constitué de deux pôles majeurs : la Conférence

internationale de lundi et la journée de “l’Arc” dimanche. Et finalement, je

crois que l’on tient là le triple leadership de notre pays : dans

l’organisation des courses tout au long de l’année, dans l’organisation du

week-end de “l’Arc” avec un plateau exceptionnel et dans l’organisation de la

Conférence internationale des autorités hippiques.

 

 

Ce n’est donc qu’une histoire

d’hommes ?

En réalité, c’est une

combinaison de facteurs : à la fois des hommes et un système. À l’origine, il y

a la volonté de quelques hommes d’internationaliser les courses en France et

d’avoir un leadership. Puis ce leadership a été soutenu par notre modèle

d’organisation centralisé avec le PMU. À l’inverse, en Angleterre, les courses

n’ont pas cessé de changer de régime. On ne sait plus qui dirige les courses.

Le modèle français a traversé le temps, et a montré ses capacités de résistance

face à la crise, contrairement aux pays qui s’étaient lancés dans le

libéralisme à outrance. Aujourd’hui, où en est la Livre par rapport à l’Euro ?

Vous vous rendez compte de la perte de valeur que cela représente ? Et je ne

parle pas de l’effondrement économique de l’Irlande. Alors bien sûr, on se dit

que la France est sûrement un pays trop assisté. Mais nous, dans les courses,

avons pu grâce à notre modèle maintenir la sélection et les allocations au plus

haut niveau.

 

 

 

Et nos amis anglais ? Et

américains ?

Au départ, cela pouvait

sembler étonnant que ce leadership ne soit pas exercé par l’Angleterre ; et

aujourd’hui, on pourrait penser que ce rôle reviendrait aux États-Unis puisque

l’Angleterre ne l’a pas joué. Mais je crois que le dernier week-end a encore

conforté notre position de leader.

Depuis ses origines, la

Conférence internationale n’a pas cessé de grandir. En 1967, quand la première

réunion a eu lieu, il y avait neuf pays autour de la table ; en 1993, au moment

du départ de mon père, la Fédération qui s’était créée comptait quarante-sept

pays ; et cette année, elle rassemble cinquante-neuf pays. Et beaucoup de pays

attendent encore de pouvoir entrer. À échéance de quelques années, nous avons

un potentiel de soixante-cinq pays.