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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Robert pires : « dimanche, tangaspeed est au départ de la finale de la champions league »

Autres informations / 04.10.2009

Robert pires : « dimanche, tangaspeed est au départ de la finale de la champions league »

Ce dimanche, Tangaspeed

(Vertical Speed) défendra les couleurs de Robert Pires dans le Qatar Prix de

l’Arc de Triomphe (Gr1). Tangaspeed est l’un des trois chevaux actuellement à

l’entraînement sous les couleurs du Champion du monde de football 1998. Lequel

joue dorénavant dans le club espagnol de Villareal. Contacté samedi, il nous a

parlé des courses, de sa jument et de ses émotions dans son habit de

propriétaire de pur-sang.

 

Jour de Galop. – Robert,

comment abordez-vous votre journée de dimanche ?

Robert Pires. –

Personnellement, je n’ai pas trop de pression. [rires puis sérieux] Mon club de

Villereal [classé 19e sur 20 en Liga, ndlr] connaît, pour sa part, une vraie

pression et surtout l’entraîneur [Ernesto Valverde, ndlr] qui joue gros.

 

Si on comprend bien, vous

serez sur un terrain de foot en Espagne dimanche [lire aujourd’hui] ?

Exactement. De ce fait, je ne

pourrai malheureusement pas être présent à Longchamp. C’est vraiment dommage,

car j’aurais vraiment aimé être là, mais avec mes activités de footballeur, ce

n’est vraiment pas simple à gérer. Courir “l’Arc” est une chance et c’est

dommage de ne pas pouvoir m’y déplacer. Mais c’est sûr que dès que je pourrai,

je viendrais à Longchamp voir “l’Arc” !

 

Comment allez-vous suivre la

course alors ?

Je la verrai en rentrant, le

soir. J’ai demandé à ma femme de l’enregistrer et de ne pas me dévoiler le

résultat avant que je regarde moi-même la course.

 

Et d’habitude, vous arrivez à

voir courir Tangaspeed ?

Malheureusement non. Nous

jouons souvent le dimanche, qui est aussi le jour des courses… Tangaspeed, j’ai

juste pu la voir à l’entraînement, jamais en course en direct, sur

l’hippodrome.

 

Vous êtes confiant pour

dimanche ?

Je reste confiant oui… mais

c’est la finale de la Champions League pour Tangaspeed ! C’est vraiment le top

d’être au départ, mais avec les chevaux, tout dépend de plusieurs conditions

qui sont indispensables. Notamment la pluie qui n’est pas là et qui aurait été

un allié de poids pour Tangaspeed.

 

Outre Tangaspeed, si on vous

parle de Sea the Stars, Conduit, Vision d’État, Cavalryman, Dar Re Mi, Fame and

Glory ou Stacelita, à qui va votre préférence ?

Le cheval qui me parle le

plus dans cette liste, c’est Sea the Stars. J’ai entendu parler de lui, c’est

le favori de beaucoup de gens et de spécialistes, et je me range à cet avis.

 

Au début de sa carrière,

Tangaspeed ne courait pas sous vos couleurs. Comment est-elle arrivée sous

votre casaque ?

 

C’est mon beau-père, Thierry

Lemarié, qui est tombé sous le charme de Tangaspeed après ses premières

courses. Il est venu me voir et m’a dit : « Si tu dois investir dans un cheval,

c’est en Tangaspeed qu’il faut le faire ». C’était son coup de cœur et je fais

confiance à mon beau-père qui suit les courses et s’y connaît.

[Remarque : Thierry Lemarié

travaille avec Laurence Gagneux depuis de nombreuses années et connaît donc

Tangaspeed depuis toujours. C’est aussi un ancien Gentleman, entraîneur et propriétaire

qui a initié son gendre, un certain Robert Pires, aux plaisirs des courses.

Ndlr]

 

Cela fait quelques années

déjà que vous être propriétaire…

Oui, mon premier cheval a été

Dyhim Boréale (Dyhim Diamond), qui a gagné plusieurs courses. Je me souviens

être venu à Longchamp la voir lorsqu’elle a remporté son quinté. C’était

vraiment bizarre comme sensation, car je me suis retrouvé dans la place du

supporter, qui dépend des autres. Alors que d’habitude, dans le football, je

suis dans la situation inverse, je suis acteur de mon propre destin. Je suis un

peu à la place du cheval. C’était vraiment très excitant comme sensation.

 

Ne faisiez-vous pas un

“concours” avec Emmanuel Petit à l’époque ?

Ah ! Avec Emmanuel Petit,

nous avions choisi chacun un cheval conseillé par mon beau-père. En fait,

c’était une compétition amicale pour savoir qui avait le meilleur cheval. Lui

avait Ashkelon (Colonel Collins) et moi Dyhim Boréale.

 

Et vos coéquipiers en Espagne

savent-ils que vous avez un partant dans “l’Arc” ?

Ils ne suivent pas vraiment

les courses. Celui qui suit le plus tout cela dans mon environnent de

footballeurs, c’est Emmanuel Petit.

 

Dans quelques années, quand

vous aurez un peu plus de temps libre, aimeriez-vous passer plus de temps aux

courses ? Vous voyez-vous encore propriétaire dans quelques années ? Et

pourquoi pas, devenir un propriétaire plus averti ?

Oui, j’aimerais avoir le

temps d’apprendre et de mieux comprendre le monde des courses. Pour l’instant,

le temps, je ne l’ai pas. Mais plus tard, j’espère l’avoir afin de mieux

assimiler les règles des courses. Donc oui, continuer à avoir des chevaux est

plus qu’une possibilité.