Toutes les routes mènent au havre

Autres informations / 18.10.2009

Toutes les routes mènent au havre

Le 2 juillet, la France

perdait son meilleur 3ans, Le Havre (Noverre), lauréat du “Jockey Club” (Gr1).

Mais, un mois plus tard, cette triste nouvelle était effacée par une autre,

bonne cette fois : Le Havre devient étalon…en France ! Et il jette l’ancre au

Haras de la Cauvinière, situé au centre d’un triangle composé de Lisieux,

Livarot et Orbec. À une heure de route du Havre, en somme ! Ses nouveaux

capitaines se nomment Elisabeth et Sylvain Vidal, que nous avons rencontrés et,

dès le début de notre entretien, Sylvain tient à féliciter tous ceux qui ont

participé à la carrière du cheval :

« Nous, nous avons la chance

d’avoir le cheval maintenant chez nous. Mais il faut avant tout féliciter son

éleveur, Anna Sundström, Jean-Claude Rouget et son équipe, qui ont fait un

travail formidable avec Le Havre, et également Christophe Lemaire, qui l’a

monté à 2 et 3ans et a su avoir une entente parfaite avec le cheval. »

 

Le Havre à la Cauvinière :

une histoire d’équipe et de projet avec Gérard Augustin-Normand

Le choix du Haras de la

Cauvinière pour stationner Le Havre a pu surprendre. En effet, les gagnants de

“Jockey Club” restent rarement faire la monte en France, étant souvent intégrés

par des haras étrangers. Chaque mystère à son explication et Sylvain nous a

décrit la façon dont Le Havre est arrivé chez lui : « Nous connaissons Gérard

Augustin-Normand depuis deux ans. Il a travaillé avec nous, mettant des

yearlings au repos à la Cauvinière. Quand Le Havre a dû stopper sa carrière,

son propriétaire a souhaité garder son cheval et a fait le choix de le placer

au haras en France. » Gérard Augustin-Normand est déterminé à soutenir son

cheval, afin qu’il devienne un étalon reconnu. Dans ce but, il a acquis, par le

biais de Sylvain Vidal, des yearlings, en majorités des pouliches, lors des

récentes ventes en Europe. Ces yearlings pouliches sont vouées, après leur

carrière de course, à rencontrer Le Havre au haras. « Nous travaillons en

équipe et j’ai le rôle

de “technicien” pour Gérard

Augustin-Normand, rappelait Sylvain. Il y a peu de propriétaires français prêts

à faire ce que fait Gérard AugustinNormand pour Le Havre. Il veut vraiment

mettre en place une politique de valorisation de son cheval, car il a un vrai

attachement pour lui. Nous serons ravis de partager cette nouvelle aventure

avec tous les éleveurs-propriétaires qui ont aimé et suivi Le Havre pendant

tout le long de sa

carrière sportive. »