Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Bernard ferrand : « le syndicat des eleveurs va se battre sur la tva »

Autres informations / 14.11.2009

Bernard ferrand : « le syndicat des eleveurs va se battre sur la tva »

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE

L’ASSELCO

samedi 14 novembre 2009 / 9

Lors de l’Assemblée générale

de l’ASSELCO, tenue ce mardi, le Président du Syndicat des Eleveurs Bernard

Ferrand a fait le point sur l’avancement des grands chantiers de la filière

hippique comme l’ouverture des paris en ligne ou la TVA. Il a également abordé

la question de la surproduction, l’étalonnage français et le rôle des agences

de vente aux enchères.

 

 

L’ouverture des jeux se

réalise dans les meilleures conditions possibles

« Le projet de loi sur

l’ouverture du marché des jeux en ligne a été voté au Parlement et va bientôt

passer devant les Sénateurs. C’est un bon projet de loi qui s’est réalisé dans

de bonnes conditions. Car comme vous le savez, le ministre en charge du

dossier, Eric Woerth, est aussi le député maire de Chantilly. Il est très

attaché à la filière et possède une très bonne connaissance du monde hippique.

L’ouverture du marché était inéluctable et c’est une bonne chose qu’elle soit

aujourd’hui mise en place dans de telles conditions. L’ouverture est une

chance, une chance à risque peut-être, mais une grande chance pour plusieurs

raisons. D’abord, l’ouverture va pousser les différents opérateurs à partir à

l’assaut d’une nouvelle clientèle et le chiffre d’affaires global va se développer

car tous les opérateurs devront reverser 8% de leurs recettes à l’institution

ce qui va améliorer nos ressources. Ensuite, cette ouverture est une chance car

le PMU qui, libéré des contraintes du monopole, aura toute latitude pour

conquérir l’Europe occidentale et se développer à l’international. Nous sommes

conscients des risques, mais nous savons aussi que cette ouverture se déroule

dans de bonnes conditions. Il faut rester vigilant et nous le sommes car la

Française des Jeux sera notre principal adversaire dans cette bataille

inévitable. »

 

La TVA : une offensive est en

marche

« Actuellement, le dossier de

la TVA est à la Cour européenne de justice. Nous préparons activement une

contreattaque pour conserver la TVA à 5,5%. Il faut prouver que le cheval est

un animal de consommation, un produit agricole comme le sont les bovins et non

un animal de compagnie comme le dit Bruxelles. Votre syndicat a pris

l’initiative de s’emparer du dossier et de mobiliser l’ensemble de la filière

car nous risquons un renchérissement de près de 15% pour tous ceux qui ne

récupèrent pas la TVA. Cela concerne toutes les activités : les éleveurs, les

entraîneurs et les propriétaires pour lesquels les solutions sont plus

difficiles à trouver. Nous mobilisons les trotteurs, le GHN (Groupement

hippique national, ndlr), toutes les races. Nous menons des actions avec le

gouvernement et la presse. C’est un gros dossier, un dossier délicat qui prend

du temps et qui nous laisse donc aussi le temps d’agir.»

 

Travailler avec les agences de

ventes pour lutter contre la surproduction

« Il est insupportable de

laisser des éleveurs sur le bord de la route. Nous allons travailler dans ce

sens avec Arqana, car beaucoup de nos éleveurs ne parviennent pas à

commercialiser leurs chevaux. Arqana est une société commerciale indépendante

dont l’objectif est de réaliser des bénéfices. C’est pourquoi il faut

comprendre la problématique qui est celle de ses dirigeants. Eric est depuis

longtemps à nos côtés et connaît parfaitement les questions que nous nous

posons. Et personne ne pourra lui tirer son excellente gestion d’Arqana, et le

développement qu’il a su mener avec Olivier Delloye. En parallèle de la

croissance d’Arqana, nous avons assisté récemment à la naissance d’Osarus, qui

nous a offert un deuxième marché tout à fait intéressant et j’encourage ses

acteurs qui sont ici présents. Car en France, nous avons un double handicap :

la surproduction et la relative faiblesse de l’étalonnage de haut niveau. Nous

avons rentré de très bons étalons comme Astronomer Royal, Falco, Elusive City,

Desert Style, mais nous en avons perdu d’autres, je pense à Anabaa, Highest

Honor ou Bering. En réalité, le niveau moyen de nos étalons est excellent et

n’oublions pas deux récents grands champions, Vision d’Etat et Natagora dont

les pères étaient Chichicastenango et Divine Light, deux étalons au prix tout à

fait accessible et dont les résultats ont prouvé la qualité. Par ailleurs, nous

bénéficions des meilleures courses en Europe et d’un élevage de grande qualité.

Aujourd’hui, il faut donc convaincre les investisseurs français et les grandes

multinationales. »