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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Discours d’hubert tassin…

Autres informations / 17.11.2009

Discours d’hubert tassin…

HUBERT MONZAT : « ON NE PEUT

PAS JOUER LE JEU DE LA SURENCHÈRE, NOTAMMENT POUR LES ALLOCATIONS »

Le directeur général de

France Galop a également défendu le modèle français, ses structures, son

bénévolat, ses allocations et ses primes, autant d’atouts qui permettent

aujourd’hui à la France d’être beaucoup moins pénalisée que les autres par la

crise.

 

Mais ce modèle est aussi

fragile. Il faut donc s'employer à le défendre. Nous avons eu la chance d'avoir

un monopole des paris sur les courses et de vivre dans un environnement

juridique très protégé. On pouvait rêver de rester dans cette situation

enviable. Mais nous ne sommes pas seuls au monde. Internet a modifié le paysage

et aujourd'hui, l'ouverture existe et n'est pas du tout maîtrisée. Combien

a-t-on parié hier sur Irlande-France ? Et sur la finale de Bercy aujourd'hui ?

Tout cela se passe de façon sauvage et incontrôlée. La décision politique qui a

été prise tient compte de la réalité. Ne rien faire aurait été bien pire Si

nous avons aujourd'hui obtenu que la loi garantisse une redevance de 8% des

enjeux, c'est au nom de notre mission de service public. Donner une dimension

par trop commerciale à notre statut, c'est risquer de remettre en cause le

caractère de service public de notre action et parlà même le fondement

juridique du retour financier à la filière (à savoir la redevance de 8%).

 

La situation financière de

France Galop est aussi fragile. Il peut y avoir un effet d'aubaine dans les

prochaines années du fait de la baisse de la fiscalité liée à l'ouverture mais

il convient de se montrer prudent et de ne pas jeter l'argent par les fenêtres.

Le bon sens consiste à provisionner une partie de ces revenus pour les aléas à

venir. On ne peut pas jouer le jeu de la surenchère, notamment pour les allocations,

même si on ne peut nier leur importance. Il faut donc avoir un discours

responsable et transparent. Cela vaut tant pour les budgets des encouragements

à l’élevage que pour les dépenses de France Galop. Et ce discours transparent

est celui de la vérité. Par exemple, les droits aux pistes sont gelés depuis

1996, je me demande si ce sont là des pratiques de bonne gestion...

 

Répondant à une demande de

Gérard Samama sur l’évaluation quantitative des travaux du département

"Propriétaires" de France Galop au regard de l’importance du budget

qui lui est alloué, Hubert Monzat précise que, comme tous les services de

France Galop une évaluation précise et régulière sera faite et présentée aux

instances.

 

JEAN LESNE : « LE GIP AURA UN

RÔLE IMPORTANT À JOUER »

Président des Haras

nationaux, Jean Lesne n’a pas voulu cacher le désengagement progressif des

financements publics dans le cadre des Haras nationaux et de l’étalonnage

public. Pour autant, le Groupement d’Intérêt Public (GIP) qui naîtra de la

fusion entre les H.N. et l’ENE (École Nationale d’Equitation) devra jouer un

rôle important pour les éleveurs, notamment des races traditionnellement liées

aux Haras nationaux.

 

Car si l’État n’apportera

plus directement un financement annuel au système, c’est bien le GIP qui

récupérera les centres techniques des H.N. et surtout les étalons et les

revenus qui en proviennent, ce qui représente une base importante d’activité.

Aussi, Jean Lesne veut considérer que les Haras nationaux continueront à jouer

un véritable rôle vis à vis des éleveurs qui devront, en siégeant au conseil

d’administration du GIP, prendre en main leur destin.