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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Il y avait deux pouliches et les autres

Autres informations / 07.11.2009

Il y avait deux pouliches et les autres

Ce Breeders’ Cup Juvenile

Fillies Turf s’est joué aux avantpostes. Et a offert une belle passe d’armes

entre les deux plus “vite sur jambes” à l’ouverture des boîtes. Rose Catherine

(Speightstown) a imposé un rythme soutenu à l’épreuve, suivie à quelques

longueurs de Tapitsfly (Tapit). La leader ne présentait pas pourtant une carte

de visite digne de tous les éloges. Elle venait de remporter son maiden à sa

troisième tentative. Mais sans liberté de blâmer, il n’est pas d’éloges

flatteurs et elle a failli mener sa tâche à bien. Il a fallu une Tapitsfly très

accrocheuse pour venir régler Rose Catherine au terme d’une belle joute.

Seulement placée de Groupe 3 à sa dernière compétition, la grise Tapitsfly a

fait jouer sa puissance pour dominer sa rivale. Le temps d’1’34’’25 est

d’ailleurs très bon et a mis en situation de défaillance la grande majorité des

compétitrices.

 

Johnny Murtagh : « Une course

très rude »

En selle sur la favorite et

européenne Lillie Langtry (Danehill Dancer), John-Patrick Murtagh ne pouvait

que constater les dégâts : « C’est une jument au grand modèle et elle n’a pas

très bien viré. Après huit cents mètres de course, j’avais du mal à tenir ma

place. » Pour l’entraîneur de la pouliche, Aidan O’Brien, « c’est la fin d’une

longue saison mais ce qui est certain, c’est que Lillie Langtry n’a pas montré

ce dont elle est capable. »

 

Une compensation, douze mois

plus tard

Robby Albarado, le jockey de

la lauréate, avait quitté le site de Santa Anita peiné en 2008. Il était le

partenaire du grand Curlin (Smart Strike) et avait connu avec son champion les

affres de la défaite dans le Breeders’ Cup Classic (Gr1). Il a donc vécu comme

une petite compensation décalée ce succès en ouverture des deux jours de

festivités californiennes. »

 

La sportivité de Pletcher

Battu du minimum, Todd

Pletcher reconnaissait après coup la supériorité de sa rivale tout en donnant

acte à sa représentante d’avoir fait son maximum.

 

Des pouliches endurcies

Sans présager de la qualité

des deux premières, c’est leur caractère endurci qui a fait basculer le sort de

l’épreuve. Les écarts entre les deux premières et le reste du peloton

témoignent soit d’une supériorité intrinsèque, soit d’une plus grande

résistance à l’effort. La réponse apparaîtra, irrémédiablement, dans quelques

mois.

Les autres partants dans leur

ordre d’arrivée :

Hatheer (Storm Cat), Elusive Galaxy (Elusive City),

Jungle Tale (Lion Heart), Junia Tepzia (Rock of Gibraltar), La Nez (Storm

Creek), Lillie Langtry (Danehill Dancer), Lisa’s Kitten (Kitten’s Joy),

Potosina (Cactus Ridge), Smart Seattle (Smart Strike).

Non partant : Dad’s Crazy (Langfuhr), In The Slips

(More Than Ready).

Les concurrentes les plus

promptes au départ vont se distinguer à l’arrivée. Rose Catherine part à toute

allure, suivie en cela par Tapitsfly. Ces pouliches ne vont baisser de pied

qu’après 600m. Le peloton, alors en file indienne, se reforme quelque peu. Mais

les deux pouliches de tête repartent de plus belle dans la ligne droite. Smart

Seattle, gênée dans sa progression à la corde dans le tournant final, se

retrouve encore contrariée dans la ligne droite. Ce dont profite House of Grace

pour se faufiler côté corde ; elle refait beaucoup de terrain dans la phase

finale, mais le trou est fait en tête. Tapitsfly domine Rose Catherine dans les

dernières foulées dans la lutte pour la victoire. Et House of Grace conclut

confortablement troisième.

 

Une exception au sein de sa

famille

Tapitsfly est une exception

au sein de sa médiocre famille maternelle... Sa mère, Flying Marlin (Marlin) a

gagné trois petites courses. Née en 1999, elle n’a produit que deux partants :

Tapitsfly... et Classy Marlin (Sky Classic), qui a glané, en tout et pour tout,

351£ en course. Pour trouver un gagnant de Listed, il faut aller sous la

troisième mère, elle-même gagnante d’une “coursette”. Cette famille ne comporte

aucun gagnant de Groupe, même en allant assez loin dans ses ramifications.