Les foals devancent de loin les juments

Autres informations / 17.11.2009

Les foals devancent de loin les juments

JOUR 6

C’est un signe et l’on peut

l’analyser à sa guise : les cinq premiers prix de dimanche ont tous été des

foals, les juments passant au second rang ! Deux explications s’imposent : les

acteurs américains de l’élevage croient tous à un redressement futur, à court

terme, du marché américain, puisque bon nombre de ces foals repasseront aux

ventes yearlings en 2010. En second lieu, les juments de la première semaine

ont été très soutenues par les étrangers, japonais, arabes, européens (dont un

fort contingent russe et ex-URSS) , australien et sud-américain. Depuis

dimanche, le marché américain est confronté à une demande plus domestique et

peu vaillante, encore que de nouveaux contingents russes soient arrivés hier.

Cependant, une telle

disparité de prix à l’avantage des foals s’est rarement manifestée à Keeneland

d’une manière aussi nette. Sans doute aussi les juments sont de vraies réformes

alors que les foals par définition sont “tout neufs” et ils incarnent un pari

jouable pour l’avenir.

Cette réalité d’une glissade

des juments pèse de toute évidence sur les résultats chiffrés qui indiquent une

baisse du prix moyen de 23%. Il est à craindre que cette tendance ne se

maintienne tout au long de la très longue semaine qui s’ouvre et qui

ressemblera à une véritable vente de surproduction sans réserve, car il ne faut

pas mésestimer le rôle pesant et permanent des banques américaines, soucieuses

de retrouver une partie de leurs créances, si nombreuses parmi les petits

éleveurs américains qui ont été malmenés par la crise.