Les succès de winchester farm à keeneland

Autres informations / 24.11.2009

Les succès de winchester farm à keeneland

JOURS 1 À 13           LES ACHATS FRANÇAIS

Catalogues 6 et 7 – Keeneland

Novembre

Il y a sept ans, Marie

Yoshida-Debeusscher et Naoya, son époux japonais, reprenaient un haras situé

vers Paris, Kentucky. Rien ne semblait résister au tandem formé par ce jeune

vétérinaire, issu d'une branche cousine de la grande galaxie des Yoshida basés

à Hokkaïdo, et l'inclassable Marie, qui parcourait le monde hippique, de

l'Australie au Syndicat des Éleveurs, de la Fédération européenne des éleveurs

à Hongkong où elle basa son activité de courtier. Ensemble, ces deux-là forment

une planète reconstituée, et c'est ainsi que la première clientèle de

Winchester Farm fut totalement cosmopolite, avec des fortes ramifications

japonaises et françaises, la famille Debeusscher de Marie étant bien connue sur

nos champs de courses, via les succès de ses couleurs toujours entraînées par

Philippe Demercastel. On se souvient de Le Destin (Zayyani) et aussi, plus

récemment, de Topclas (Kutub).

Winchester Farm, qui entre

temps s'est beaucoup agrandie, est donc devenue une double tête de pont au

Kentucky, tant pour de nombreux clients japonais que pour des opérateurs

français, certains d'entre eux laissant leurs juments en permanence dans cette

antenne kentuckienne. Mais aussi, Naoya et Marie développèrent leur propre

cheptel, et c'est ainsi qu'ils ont élevé cette année leur première gagnante de

Gr1 aux USA, la très bonne pouliche Negligee, qui participa au Breeders’ Cup en

début de mois. D'autre part, vendant sous l'étiquette Eaton Sales, ils ont

vendu un foal de Medaglia d'Oro pour 290.000$, tout en continuant d'acquérir

des sujets pour des éleveurs français, comme cette fille de la "Royer

Dupré" Afaladja qui rejoindra bientôt un haras normand réputé.

L'aventure ne fait donc que

commencer pour cet attelage inattendu, entre l'Orient et l'Europe, installé au

Kentucky tout en vivant à l'heure du monde entier. Le couple ayant trois

enfants maintenant, la tradition ne pourra que se poursuivre, et cette

plateforme en partie française a déjà séduit les éleveurs français à la

recherche d'un vrai service à 7.000 km de la Normandie.