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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Prince oui oui : yes he can !

Autres informations / 09.11.2009

Prince oui oui : yes he can !

Prix Cambacérès – Grande

Course de Haies des 3ans (Gr1)

 « C’est un petit champion. Il sait placer le

bon coup de reins ». Philippe Peltier vient de remporter son premier Prix

Cambacérès (Gr1) grâce à Prince Oui Oui (Poliglote). Et la casaque de la

famille Papot a brillé pour la deuxième fois du week-end dans un Groupe après

avoir fait sien le Prix Congress (Gr2), samedi avec Saint Macaire. Cette

saison, l’histoire des couleurs vertes et bleues écrit un incroyable chapitre,

empli de gloire et de succès. De tous les combats, la famille Papot collectionne

les plus grandes réussites. Dans ce Prix Cambacérès (Gr1), elle a cependant

connu la joie et la déception : leur second représentant, Bel La Vie (Lavirco)

s’est trompé à la dernière haie alors qu’il possédait d’énormes ressources. «

Je suis déçu pour Guillaume (Macaire, entraîneur de Bel La Vie, ndlr), a

poursuivi Philippe Peltier. Cela aurait été bien de faire un et deux.

Quoi qu’il en soit, c’est une

belle course et

c’est le meilleur qui a

gagné. Prince Oui Oui est très bon. Il n’a pas très bien sauté les deux

dernières haies, mais il a gagné. Sa dernière course dans le Prix Paul’s Cray

m’avait incité à le courir dans ce Groupe 1. Il avait fait un truc en tirant

tout le parcours avant de finir fort pour l’emporter et il fallait être bon

pour faire cela.» Patientant à l’arrièregarde, Prince Oui Oui a pu venir au bon

moment pour aborder la ligne droite dans le peloton de tête. « Je l’ai monté

comme d’habitude en attendant pour ne pas qu’il soit trop brillant, a expliqué

son jockey, David Berra. J’ai pu me rapprocher à ma main et il l’a fait

sûrement. »

 

La fraîcheur du mois de

novembre

Pour amener Prince Oui Oui au

mieux de sa forme ce dimanche, Philippe Peltier n’a pas choisi la voie

classique. Débuté cet été en province, Prince Oui Oui est tombé au talus pour

son premier parcours sur le steeple, son premier à Auteuil et son dernier à ce

jour. Dix jours après sa chute, il a couru et gagné à Enghien puis est revenu à

Auteuil pour remporter un handicap. Il a couru cinq fois en cinq mois et

surtout il a été épargné de tous les combats diffi ciles. Préservé au maximum,

le « cheval préféré » de Mme Patrick Papot est arrivé sur ce Prix Cambacérès

avec une fraîcheur que d’autres n’avaient pas. Un paramètre qui a joué son rôle

dans sa victoire.

 

Kauto Stone, deuxième…comme

son frère

Avant de devenir la star

qu’il est en Angleterre, le « FR » Kauto Star (Village Star) était entraîné par

Serge Foucher. En 2003, il a couru le Prix Cambacérès pour y prendre la

deuxième place. Six ans plus tard, son petit frère, Kauto Stone (With The Flow)

l’a imité. Monté en tête et en durcissant la course, Kauto Stone a bien couru

tout en étant battu à la lutte sur le plat. « Il confirme ses bonnes valeurs, a

commenté Jehan Bertran de Balanda. Nous sommes tombés sur un bon cheval qui a

certainement un peu plus de classe sur le plat que le mien. »

 

Prince Oui Oui, en cadeau

Avec une unique poulinière,

l’élevage de Jean-Paul et Isabelle Noel a donné un gagnant de Groupe 1 : Prince

Oui Oui. Ces éleveurs normands travaillent exclusivement avec la famille Papot

depuis une quinzaine d’années et ce sont ces propriétaires qui ont offert la

mère de Prince Oui Oui, Cobee de Liniers (Dom Pasquini), à Jean-Paul et

Isabelle Noel. Ce geste faisait suite à l’accident en course d’une jument que

le couple Noel avait loué aux Papot. « J’étais permis d’entraîner avant, nous a

expliqué Jean-Paul Noel. Nous sommes installés depuis vingt ans avec notre

petit élevage. Actuellement, Cobee de Liniers n’est pas pleine et nous allons

voir à qui nous allons la présenter. Pour le choix des étalons, nous nous

référons souvent à la famille Papot. »

Cobee de Liniers a couru une

fois, en haies, sous l’entraînement de Guillaume Macaire sans pouvoir jouer un

rôle. Avant Prince Oui Oui, elle a donné Princesse Pauline (Mansonnien),

gagnante d’une course sur les haies et vendue depuis. « Prince Oui Oui a été

nommé ainsi car ma nièce adore le dessin animé Oui Oui, et pour elle nous l’avons

appelé ainsi », a déclaré Xavier Papot.