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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

éric hoyeau...

Autres informations / 04.12.2009

éric hoyeau...

LA GRANDE INTERVIEW

Existe-t-il un pays que vous

n’avez pas pu aborder ?

Oui, l’Inde reste imperméable

à cause des barrières sanitaires imposées. Le seul pays européen pouvant

travailler avec l’Inde, c’est l’Irlande. Et nous l’avons vu aux dernières

ventes Goffs, ils ont été très actifs en achetant quatre-vingt poulinières

[pour1.739.000€,ndlr].Nous travaillons en collaboration avec France Galop pour

que l’Inde puisse enfin intervenir sur le marché français.

 

Durant cette vente en

Irlande, les Français se sont montrés très actifs ainsi que sur toutes les

grandes places des ventes. Quelle est votre analyse ?

Je vois cela d’un très bon

œil car cette activité est la marque d’une belle confiance en l’avenir des

acheteurs français. De plus, ils y trouvent des nouvelles familles qu’on ne

trouve pas en France, ce qui représente un apport pour l’élevage français.

 

Enfin, quelles sont les

principales caractéristiques du catalogue 2009 ?

Nous avons pu remarquer une

faible représentativité des pouliches et juments françaises sur les places de

ventes étrangères, ce qui démontre la confiance des vendeurs dans la vacation

d’Arqana. Le catalogue présente un grand nombre de pouliches black-type sortant

de l’entraînement, gagnantes Classiques, de Gr1 ou de Gr2 avec des pedigrees

parfois exceptionnels.

 

Que peut-on regretter dans ce

catalogue ?

On peut manquer de jeunes

juments pleines, comme toutes les autres ventes dans le monde en manquent d’ail

leurs, car il y en a assez peu sur le marché. Nous avons un bon catalogue avec

une bonne marge de progression concernant justement ces jeunes juments pleines.

 

Et le marché des foals ?

Leur nombre a progressé, alors

qu’il n’est pas dans les traditions de la France de vendre des foals. Mais nous

pensons que nous pouvons réellement devenir vendeurs de foals. Dans le passé,

les éleveurs n’aimaient pas trop céder leurs foals, car la majorité d’entre eux

étaient exportés et perdaient la prime. Maintenant, les choses ont changé

puisque les pinhookers, acheteurs de foals, ont compris l’intérêt qu’il y avait

à les garder en France, pour qu’ils soient toujours éligibles à la prime

lorsqu’ils les repassent yearlings ou aux ventes de 2ans montés.