Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Ils nous ont quittés en 2009

Autres informations / 20.12.2009

Ils nous ont quittés en 2009

Par Guy THIBAULT, historien

des courses

Beniamino ARBIB,

le 15 novembre dans sa 86e

année.

Les couleurs de ce natif

d’Alexandrie furent portées victorieusement au sommet aussi bien à Auteuil par

Gabarret (Prix Alain du Breil 1991) qu’à Longchamp et en Italie par Dark

Moondancer (Prix Ganay et Gran Premio di Milano 1999).

 

Jacques BÉDEL,

 le 27 septembre à 86 ans.

Il faisait courir depuis

1960, ayant repris à cette date les célèbres couleurs (casaque grise à coutures

et toque mauves) de son père René Bédel. Basée à Saint-Cyr-lesVignes, son

écurie se distingua surtout dans la région lyonnaise et à Vichy où Sarepta

gagna le Grand Prix en 1987. Son meilleur cheval fut Valanjou, lauréat à 3 ans

en 1988 de six courses dont le Prix Guillaume d’Ornano à Deauville.

 

Didier BESNOUIN, le 10

juillet à 59 ans.

Fils de Roger Besnouin,

éleveur au haras de Grand’Cour, il fut vétérinaire équin dans l’Orne. Passionné

par la recherche, il rédigea une thèse, « La rhino-pneumonie virale équine.

Enquête épizootiologique dans les haras normands » qu’il soutint à l’Ecole

nationale vétérinaire de Lyon en 1976. Son fils Fabrice exploite aujourd’hui le

haras de Grand’Cour.

 

Armand BRUN,

le 26 août dans sa 86e année.

Fils de Gabriel Brun, qui

avait été président de la Société de Sport de France et propriétaire de Blabla

(Prix de Diane 1965), il avait repris les couleurs paternelles (casaque verte,

coutures blanches, toque noire) portées par quelques sauteurs utiles.

 

Florence CHARRIER, le 19

février à 52 ans.

Disparition brutale de cette

femme qui vouait sa vie au cheval, à la fois éleveur, technicienne de la

Fédération nationale, juge à l’arrivée (elle fut la première femme à exercer

cette fonction), commissaire sur plusieurs hippodromes du Centre-Est et

secrétaire de la Société des courses du Moulins.

 

Max DAGUZAN GARROS,

le 17 février à 90 ans.

Créateur du haras des Granges

à Touget dans le Gers, il y avait implanté un élevage de pur sang avec une

station d’étalons dont le premier représentant fut Fiftieth State. Il joua

longtemps un rôle important au sein du Syndicat des éleveurs du Sud-Ouest. Son

fils Mathieu continue l’œuvre et la développe.

 

 

 

Yvonne De ANDREIS,

le 29 juillet à 96 ans.

Ses couleurs et celles de son

mari Marius (casaque rouge à pois jaunes) furent pendant plus d’un demi-siècle

très populaires dans le Sud-Est, notamment à Marseille où Adolphe Rossio fut

longtemps l’entraîneur de la famille. Au décès de son mari survenu à

quatre-vingt-quatre ans en décembre 1977, elle continua à élever au haras de

Bourgeauville et à faire courir intensivement, remportant 598 victoires et 1

483 places pour 4 179 courses disputées

de 1980 à 2009. Sa dernière victoire

eut lieu le 3 août 2006 à Deauville avec Version Originale et son meilleur

cheval fut Tabac Vert, lauréat de 14 courses dont le Grand Prix de

Marseille-Vivaux en 1984.

 

Laurent DE LA ROSA,

le 25 janvier dans sa 41e

année.

Compagnon de Florence Forneron,

il monta victorieusement Vic Toto dans le Prix Alain du Breil à Auteuil en

2001.

 

Mme Julien DERODE, le 2 mai à

88 ans.

Son époux, producteur de

films, créa en 1967 pour elle, passionnée d’élevage, le haras du Lieu Plaisant

non loin de Lisieux. Y furent notamment stationnés des étalons de qualité tels

Devon, Djakao et Direct Flight. Aux ventes de Deauville, les produits du Lieu

Plaisant étaient recherchés.

Les meilleurs furent Steinway

(1971, lauréat des Prix Max Sicard et Ridgway, 2e du Prix Noailles et 3e des

Prix

Greffulhe et du Conseil de

Paris) et Marie Noëlle née en 1978, quatre fois placée de groupes et mère de

Mary Linoa (Prix Marcel Boussac 1988).

 

François ÉLION,

le 10 avril dans sa 73e

année.

Il reprit les couleurs

(casaque noire, toque rose) de son père Paul Elion qui confiait ses chevaux à

Henri Gleizes. Auprès de celui-ci, cet homme de cheval cultivé s’initia à

l’entraînement au point de lui succéder en 1983. Son principal représentant fut

Nature, lauréat du Grand Prix de Vichy en 1984 sous les couleurs de Mme Jean

Carlier.

 

Vincenzo ESPOSITO, le 3

avril.

Cet Italien, propriétaire de

la pizzeria Santa Lucia à Deauville, aimait beaucoup les chevaux au point de

les élever comme Mollicone Junior (1987, 11 victoires) et Tutto Va Bene (1993),

gagnant du Challenge de haies des 4 ans à Enghien. Sa casaque blanche à pois

verts connut son dernier succès à Cagnes le 14 février 2009, avec le vaillant

Mikos (2000) qui remportait alors

sa douzième victoire

 

Jean-Claude FOUIN,

le 31 août à 65 ans.

Cet ancien jockey d’obstacles

de l’Ouest était le père de Yannick Fouin, lui-même ancien jockey et maintenant

entraîneur avec succès.

 

Louis GAUTIER,

le 25 septembre à 78 ans.

Importante personnalité de

Saint-Brieuc, il était fidèle à Bernard Sécly qui entraîna pour lui Earl Grant,

lauréat de la Grande Course de Haies d’Auteuil en 1996 et Malcolm, gagnant de

la Grande Course de Haies d’Enghien en 2006.

 

Jean-Pierre HÉBRARD, le 8

septembre à 75 ans.

Cet ancien expert-comptable

fit courir longtemps dans le Sud-Ouest dont il était originaire. Son nom doit

être associé à celui de son épouse, sous les couleurs de laquelle Nériette

s’adjugea treize courses dont le Grand Prix de Pau en 2004.

 

André HENNAU,

le 31 mars dans sa 91e année.

Ce grand ami de la France fut

professeur d’anatomie à l’université vétérinaire de Bruxelles, président durant

quelques années le PMU belge, et éleveur au haras de l’Escaille à Temploux,

maintenant géré par son neveu Max Hennau.

 

Guillaume JAVOY, le 19

octobre à 24 ans.

Lors d’un steeple-chase au

Pinau-Haras, apeurée par un concurrent se dérobant devant elle, sa monture

freine et l’éjecte sur la barre d’appel d’un obstacle. Il décède le lendemain

des suites de ses blessures.

 

Henri de LAGENESTE,

le 1er août dans sa 83e

année.

Il avait succédé à son père

Maurice de Lageneste, créateur du haras de Saint-Voir dans l’Allier et éleveur

de Rivoli (Grande Course de Haies d’Auteuil 1967). Lui-même avait élevé

Mélinoir, lauréat de cette même course en 1983. Son fils Nicolas poursuit

actuellement avec succès la tradition familiale à Saint-Voir.

 

Jean MULLER,

le 12 janvier à 79 ans.

D’abord journaliste sportif,

il avait épousé Viviane Jariel, héritière du haras de Giel, près de Putanges

dans l’Orne qui avait été fondé par Louis Jariel. De ce haras mixte, trotgalop,

Jean Muller prit la direction et obtint des succès essentiellement en obstacle,

faisant naître de grands sauteurs, notamment Giquin (Grand Steeple-Chase de Paris

1973, sous les couleurs de

Maria Félix-Berger), Azmi (Prix du Président de la République et 2e du Grand

Steeple-Chase de Paris 1982), Rhigaf (Grand Steeple-Chase d’Enghien 1985) et

Saint Quenin (2e du Grand Steeple-Chase de Paris et du Prix La Haye Jousselin

1998).

 

Le duc François de NOAILLES,

 le 11 janvier dans sa 104e année.

Il fut le quatrième membre de

l’illustre famille française à être attaché à l’histoire des courses. En

février 1954, il fut nommé membre fondateur du comité de la Société

d’Encouragement, comme l’avaient été antérieurement trois de ses parents, le

comte Alfred de Noailles en 1850, le marquis Emmanuel de Noailles en 1854 et le

duc Maurice de Noailles en 1926. Dans sa jeunesse, il avait monté

victorieusement comme gentleman-rider. Il fut aussi commissaire des courses de

la Société d’Encouragement de 1956 à 1969, puis – après l’adoption du principe

d’alternance de trois ans – de 1972 à 1975 et de 1978 à 1981.

 

Jean PORZIER,

le 1er octobre à 84 ans.

Ce chirurgien dentiste connut

de bons succès dans les rangs des gentlemen-riders et fit courir ; portant les

couleurs de son épouse, We Shall Dance s’octroya le Prix Wild Monarch à Auteuil

en 1976. Son fils est l’entraîneur YannMarie Porzier.

 

Adolphe ROSSIO, le 11 juillet

à 77 ans.

Natif de Marseille, d’abord

jockey comme son père, il devint entraîneur, bientôt en charge de l’écurie De

Andreis, la plus importante du Sud-Est. Il inscrivit à son palmarès toutes les

grandes courses marseillaises à plusieurs reprises (Delahante, Trabaud, la

Coupe), son meilleur pensionnaire étant Carvalin (Grand Prix de Marseille

1976).

 

Claude ROUGET,

le 12 novembre dans sa 81e

année.

Fils de Raymond Rouget,

ancien gentleman-rider, régisseur du haras de Manneville puis du Bois Roussel,

il fut lui aussi d’abord un excellent gentleman-rider, de 1947 à 1968,

totalisant 101 victoires en plat et 22 en obstacle. Après avoir dirigé de 1952

à 1967 le haras de Chéffreville qui abritait une partie de l’élevage de Jean

Stern, il prit sa licence d’entraîneur à trente-neuf ans et s’installa à

SenonnesPouancé, qui devint, grâce à lui,

un centre d’entraînement très

prisé. C’est à Pau qu’il connut ses plus beaux succès, y remportant le Grand

Steeple à trois reprises avec Pencha (1974) et Tiglioni (1980, 1983). De 1980

jusqu’à son décès – alors que devenu le doyen de sa profession, il était

toujours très actif

–, il enregistra 1 186

victoires (656 en obstacle et 530 en plat). Sa passion du cheval, il n’avait pas

manqué de la transmettre à son fils Jean-Claude Rouget dont il était très fier.

 

Pierre de WATRIGANT,

le 21 février à 60 ans.

Il incarnait tout autant la

discrétion et la gentillesse que la compétence dans les fonctions qu’il ne

cessa de remplir à la satisfaction de tous au sein des services techniques des

courses, d’abord à la Société de Sport de France puis à France Galop.

 

Denis WEIBEL, le 18 mai à 62

ans.

Directeur général de la

Société Sportive d’Encouragement de 1987 à 1993, il avait ensuite occupé

plusieurs postes de direction à France Galop, notamment celui de directeur des

« Sites » pendant cinq ans, puis celui de directeur des

« Études et grands projets »

de la société-mère. Il avait été président du G.T.H.P. pendant une dizaine d’années

et assurait

aussi, depuis 1988 jusqu’à

son décès, la direction de l’hippodrome de Clairefontaine.