Les réactions des vendeurs

Autres informations / 08.12.2009

Les réactions des vendeurs

CHARLES-HENRI DE MOUSSAC

Haras du Mézeray, n°1 des

vendeurs, 1.849.000€

Jour de Galop. – La vente

d'élevage est terminée. Êtes-vous satisfait de votre vente ?

Charles-Henri de Moussac. –

Oui, nous avons réalisé une bonne vente. Nous avions un lot de qualité et le

marché a répondu à nos attentes. Nous vendions en priorité pour des clients et

ils ont été satisfaits des résultats obtenus.

Et d'un point de vue global,

comment jugez-vous cette vente ?

J'ai trouvé le marché des

foals soutenu, de même que celui des juments de qualité. Également, j'ai

constaté beaucoup d'activité sur les juments sortant de l'entraînement, ou

jeunes, n'ayant qu'un ou deux produits avant leur passage sur le ring. Le stock

de qualité reste toujours très demandé. Dans l'ensemble, j'ai été étonné, dans

le bon sens, par la bonne tenue du marché compte tenu de l'environnement

économique. Mais les propriétaires et éleveurs sont des passionnés et leur

passion passe avant tout. Pensez-vous que le fait de rassembler les meilleurs

lots le premier jour soit une bonne idée ?

Oui car, comme au mois

d'août, il est difficile de garder la clientèle internationale sur deux jours.

Surtout que ces ventes d'élevage arrivent en fin de cycle en Europe. Les

acteurs ont beaucoup voyagé et commencent à avoir envie de rentrer chez eux.

D'ailleurs, je me demande si les ventes d'octobre ne devraient pas adopter le

même principe plutôt que de classer les lots uniquement par ordre alphabétique

en fonction d'une lettre de départ choisie au hasard.

Avez-vous noté de nouveaux

acheteurs sur le marché ?

Oui, j'ai eu un acheteur

brésilien qui m'a acheté quatre juments. On m'a dit que les Brésiliens

n'avaient pas acheté en vente publique en France depuis plusieurs années.

Pourtant, les courses

brésiliennes sont proches des courses américaines ?

Oui, d'un point de vue

tactique ou du fait que beaucoup sont disputées sur le dirt. Mais une grande

partie de leur programme se déroule sur 2.000m ou 2.400m. Également, depuis

plusieurs années, beaucoup de juments achetées à Keeneland ont été importées au

Brésil. Et maintenant, les Brésiliens le regrettent un peu et souhaitent

apporter d'au tres sangs dans leur élevage.

 

 

 

LES RÉACTIONS DES VENDEURS…

THIERRY DE CHAMBORD

Haras de Saint Pair, 7 lots,

468.000€

Jour de Galop. – Comment se

sont passées ces ventes pour le Haras de Saint Pair ?

Thierry de Chambord. – Nous

sommes très contents de nos ventes. Nous présentions sept produits et les sept

ont été vendus. Le point positif est que nous obtenons une moyenne assez forte

[66.857€, ndlr]. Également, nous avons montré à nos acheteurs potentiels que

les chevaux que nous présentions étaient réellement à vendre. Nous avons su

revoir certains de nos objectifs pour nous adapter au marché. Et, comme en

octobre, tous nos lots ont été vendus.

D'un point de vue général,

comment avez-vous trouvé l'ambiance de ces ventes ?

Dès jeudi soir, il y avait

beaucoup de monde à l'arrivée à l'avion. Ce qui est toujours un signe

d'activité. L'ambiance était très bonne et Arqana avait mis en place quelques

nouveautés, ce qui est toujours sympathique. Également, il y avait de la demande

étrangère pour des juments dans le but de les laisser en France pour que les

produits aient droit aux primes.

La concentration des

meilleurs lots le premier jour est-elle une bonne chose selon vous ?

Oui, avoir une journée de

sélection est une très bonne chose. Ce n'était pas le cas au mois d'octobre et

ce fut un reproche. C'est important d'avoir cette journée et la meilleure

preuve, ce sont les résultats de samedi, en nette progression. Dispatcher tous

les lots peut même être un frein à la venue des acteurs étrangers.