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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Plusieurs sujets importants à la réunion sanitaire du syndicat des éleveurs

Autres informations / 05.12.2009

Plusieurs sujets importants à la réunion sanitaire du syndicat des éleveurs

En préambule à la traditionnelle

réunion sanitaire du Syndicat des éleveurs, son président Bernard Ferrand a

tenu à rappeler une nouvelle d’importance : le RESPE (le réseau

d'EpidémioSurveillance en Pathologie Equine) a été adopté la semaine dernière

par l’ensemble de l’Europe. Ainsi, il a félicité un des grands porteurs du

projet, Tim Richardson.

 

L’introduction terminée, la

parole a été donnée à cinq intervenants et aux socioprofessionnels présents qui

ont activement animé cette réunion.

 

Comment limiter les tics ?

Claire Neveu, étudiante en

éthologie, a fait un large exposé sur les comportements "anormaux"

des pur-sang, c’est-àdire sur les différents tics auxquels ils sont sujets.

Aujourd’hui, 52% des pur sang – seulement ! – ne présentent aucun tic. Afin de

limiter les risques de tics, Claire Neveu a tenu à rappeler l’importance de ne

pas isoler les animaux, de les élever dans les herbages et non en box et de

fractionner les repas en donnant beaucoup de fourrages et moins de concentrés.

Le pur-sang est particulièrement touché à cause du management intensif et de

son entrée à l’entraînement dès 2ans.

 

Une nouvelle newsletter en

mars 2010

Notre consoeur Nathalie

Tardieu a présenté son nouveau projet de newsletter appelée LIVE (Lettre

d’informations vétérinaire équine). Ce journal mensuel sera envoyé à tous les

abonnés dans leur boîte email à partir de mars 2010. Des partenariats avec les

principaux syndicats sont actuellement en cours. Elle traitera toutes les

actualités dites sanitaires, annoncera les alertes du RESPE, présentera un

dossier par mois, un portrait de vétérinaire et tout ceci sous la direction

d’un vétérinaire qui sera rédacteur en chef le temps d’une newsletter.

 

Le protocole sanitaire 2010 sur

le site Internet du Syndicat

Bénédicte Ferry, des Haras

nationaux, est intervenue sur le protocole de monte du pur-sang et le suivi

sanitaire des juments. Avec le numéro Sire d’un étalon, une demande de carnet

pré-rempli peut s’effectuer directement sur le site des Haras nationaux ainsi

que le formulaire de demande d’analyses. S’agissant du suivi des juments,

Bénédicte Ferry a insisté sur le caractère impératif du test sur le clitoris

pour le dépistage. Le protocole sanitaire international aménagé de 2010 des

étalons et des juments est consultable et téléchargeable sur le site du syndicat

des éleveurs : www.syndicatdeseleveurs.org .

 

Le dernier tiers de gestation

:

une période primordiale pour

la vie d’un poulain Le docteur Jean-Marc Betsch a proposé un long et passionnant

exposé sur l’importance du dernier tiers de gestation. De son intervention,

nous pouvons retenir que la vie d’un futur champion commence en décembre car

c’est dans les trois derniers mois que le fœtus se développe le plus vite et

les anomalies du développement ostéo-articulaire peuvent survenir dès le mois

de novembre. À huit mois, il pèse en moyenne 8 kilos alors qu’il en prend 42

dans les trois derniers mois. Il est donc primordial d’adapter l’alimentation

de la jument pleine (compléments en protéines, céréales, luzerne, soja,

minéraux et vitamines) à ce moment-clé.

Et pendant la lactation, les

rations doivent être doublées par rapport à la ration de base. Il est également

important de vermifuger des juments pleines comme les vides pour la prévention

du parasitisme du poulain. Une jument pleine peut également recevoir ses

vaccins qui vont également protéger le foal s’ils sont faits dans le dernier

tiers de gestation.

 

Contrer la prolifération de

parasites

Pour clore cette réunion

sanitaire très riche, le docteur Marc Foursin est revenu sur les problèmes

récurrents des parasites gastro-intestinaux dans les élevages. Du cycle des

grands strongles aux petits strongles en passant par les ténias, il est revenu

sur les dangers de ces parasites, mais aussi sur les moyens que l’on possède

actuellement pour limiter leur propagation : usage contrôlé des vermifuges,

mesures de gestion de l’environnement (ramassage des crottins, rotation des

pâtures, hersage et broyage, pâturage extensif), établissement d’un plan

spécifique à chaque élevage de vermifugation, contrôles réguliers de

l’efficacité des protocoles.