Sacred kingdom dominateur

Autres informations / 14.12.2009

Sacred kingdom dominateur

SHA TIN (HK), Dimanche

The Cathay Pacific Hong Kong Sprint (Gr1)

Déjà lauréat en 2007 du

Cathay Pacific Hong Kong Sprint (Gr1), Sacred Kingdom (Encosta de Lago) a

remporté l'édition 2009 en surclassant l’opposition. Monté à mi-peloton, il a

passé en revue ses rivaux à partir de la mi-ligne droite pour s’imposer en

grand champion. Ce succès fait suite à une bonne rentrée du pensionnaire de

Ricky Yiu, qui a terminé deuxième du Sprint Trial (Gr2). Élu meilleur sprinter

du monde en 2007, Sacred Kingdom prouve qu’à 6ans il n’a encore rien perdu de sa

superbe, lui qui n’avait pas pris part à l’édition 2008 de ce Gr1.

Le cru 2009 de ce

"Sprint" était très bon et même excellent aux yeux des handicapeurs

internationaux, qui estimaient que c’était la meilleure édition de cette course

depuis sa création.

 

Ricky Yiu, maître du

"Sprint"

Cette course est encore

jeune, mais c’est la troisième fois que Ricky Yiu y inscrit son nom au

palmarès, après Fairy King Prawn (Danehill) en 1999 et Sacred Kingdom en 2007.

Il devient ainsi le seul détenteur du record de victoires dans cette course.

Remis de ses émotions, il disait : « Je sentais le cheval dans la même forme

qu’à Singapour, où il a gagné un Gr1 en début d’année. Le cheval travaillait

bien et nous avions juste besoin d’un peu de chance durant le parcours. Mais Brett

[Pebbles, son jockey, ndlr] a réalisé un superbe job. Gagner cette course pour

la troisième fois est une grande fierté. »

Brett Pebbles racontait pour

sa part son parcours : « J’ai eu une très bonne course et j’ai attendu, car je

ne voulais pas lancer le cheval trop tôt. Quand je suis venu à l’extérieur,

j’ai compté jusqu’à dix avant de le lancer vraiment, car le cheval devient

malin en vieillissant et a tendance à se reprendre une fois devant. Pour être

honnête, j’attendais une telle performance de sa part et il m’a vraiment ravi.

»

 

One World désavantagé par son

numéro

La supériorité de Sacred

Kingdom était indéniable dimanche, mais Darren Beadman, jockey de One World

(Danehill Dancer), estimait que le numéro 12 dans les stalles a désavantagé son

partenaire : « Il aurait gagné avec un meilleur numéro dans les stalles, vu la

façon dont il finit. J’étais derrière Inspiration tout au long de la course et,

s’il avait pu m’emmener plus longtemps, cela aurait fait la différence. »

Néanmoins, One World n’a pas à rougir de sa défaite, lui qui disputait son

premier Gr1.

 

Les européens battus…

Depuis la création de

l’épreuve, en 1999, c’est toujours un cheval élevé en Australie qui l’a

emporté. En revanche, les européens connaissent une réussite nulle, puisque le

meilleur classement pour un cheval entraîné sur le vieux conti-

nent est à mettre à l’actif

de The Trader (Selkirk), cinquième en 2001. L’année 2009 n’a pas vu une

inversion de tendance, puisque le meilleur représentant européen, Total Gallery

(Namid) – vainqueur du Qatar Prix de l’Abbaye de Longchamp, Gr1) – se classe

sixième, sans démériter toutefois. Son jockey, Johnny Murtagh, estimait après

la course : « Il court de superbe façon pour un 3ans. Ce sera un meilleur

cheval encore l’an prochain. Il a eu un bon parcours, mais était un peu frais.

C’est un top-sprinter encore en train de forger. »

 

The Cathay Pacific Hong Kong

Sprint (Gr1)

Borderlescott (Compton Place)

se classe pour sa part onzième et faisait dire à son partenaire, Neil Callan :

« C’était difficile pour lui

d’aller avec de tels chevaux. Cela montre quel type de chevaux il faut pour

réussir ici. » Quant à Olivier Peslier, il montait War Artist (Orpen) – Qatar

Prix du Petit Couvert (Gr3) – et termine douzième. Il expliquait : « Le cheval

n’a pas semblé aimer le terrain. Il n’a jamais été vraiment dans le coup. »

 

…les Australiens aussi

Toujours redoutables dans ce

type d’épreuve, les Australiens n’ont pas été à la fête. Apache Cat (Lion

Cavern) termine septième et All Silent (Belong to Me) huitième. En course

notamment pour le bonus d’un million de dollars offert au gagnant de trois

manches disputées dans des pays différents du Global Sprint Challenge, Scenic

Blast (Scenic) termine dernier. Mais cette contre-performance radicale a une

explication, venue de son jockey Steven Arnold : « Le cheval a saigné, ce qui

explique sa mauvaise course. »

 

Il faut un cheval local pour

s’imposer

Les européens n’ont jamais

réussi à remporter le Hong Kong Sprint, alors qu’à l’inverse, les locaux

connaissent une réussite insolente. Les quatre premiers de cette édition sont

entraînés à Sha Tin, ce qui est également le cas pour les huit derniers

lauréats.