Un "b.a.u." (business as usual) de deuxième choix

Autres informations / 15.01.2010

Un "b.a.u." (business as usual) de deuxième choix

INTERNATIONAL  KEENLAND

En ce troisième jour de Keeneland, on est revenu à la vente

peu passionnante de nombreux lots de deuxième choix que nous proposent les

éleveurs américains. La mauvaise conjoncture économique, avec un chômage

préoccupant qu’entend contrer l’administration Obama, et avec une lutte aux

couteaux entre cette administration et un monde financiaro-bancaire épris

d’indépendance, affecte clairement l’atmosphère de ces ventes.

On en revient donc à une offre de qualité très moyenne qui

ne peut enthousiasmer les clients potentiels, et il faut s’attendre à la même

configuration jusqu’à la fin de ces ventes vendredi soir. C’est aussi pourquoi

les chiffres du troisième jour sont très en retrait par rapport à la session

comparative de 2009, chiffre d’affaires, moyenne et médiane étant en recul de

l’ordre de 40%.

 

Deux gagnantes de Gr1 vendues à l’amiable pour le Japon

Cependant, comme pour souligner l’atonie médiocre qui

enveloppe ces ventes aux enchères, on apprenait que Point Asley et Spoken Fur –

toutes deux inscrites et non présentées aux enchères, toutes deux consignées

par Four Star Sales (Kerry Cauthen), propriété de Southern Equine, gagnantes de

Gr1, et enfin pleines de Ghostzapper – étaient vendues à l’amiable à des

intérêts japonais différents.

Point Ashley, la plus jeune, a été vendue à Katsumi Yoshida,

Shadaï Farm, pour 1 million de dollars. Cette fille de Point Given et Golden

Thatch a gagné à 2ans les Del Mar Debutante (Gr1), et elle remonte à la très

bonne famille de Load the Cannons et d’Halesia, bien connus en France. De son

côté, Spoken Fur, 10ans, par Notebook et Siberian Fur, a été achetée pour

500.000$ par le courtier français Emmanuel de Seroux (Narvick International)

pour le compte de Symboli Stud. Cette jument est carrément clas-sique

puisqu’elle est gagnante des C.C.A. Oaks (Gr1) et des Mother Goose Stakes

(Gr1), famille de Knifebox, Premio Roma (Gr1).

En marge des ventes publiques, ces deux bonnes juments, qui

étaient inscrites au catalogue de Keeneland Janvier le deuxième jour mais qui,

donc, n’ont pas été présentées, ont été vendues à l’amiable d’une manière

inhabituelle puisque la transaction semble ne pas avoir été enregistrée par

Keeneland qui, pourtant, par l’intermédiaire de Geoffrey Russel, son directeur

des ventes, se félicitait de ces transactions à un niveau élevé…Toutefois ces

ventes surprenantes par leur forme viennent confirmer notre ana-lyse : dès

qu’une offre de valeur existe, il y a une clientèle prête à se manifester à un

niveau adéquat. En ce sens , il est clair que l’enregistrement officiel de ces

transactions eût modifié les résultats chiffrés des ventes.