Un démarrage difficile mais explicable à keeneland janvier

Autres informations / 13.01.2010

Un démarrage difficile mais explicable à keeneland janvier

INTERNATIONAL  KEENLAND

Les écarts de qualité et de prix sont évidents et

conséquents. Il est donc normal que les moyennes chutent dans de pareilles

circonstances où les offreurs attendent une

Keeneland Janvier est une mixed sale comme disent les

Américains, et ce qualificatif veut qu’il soit difficile de comparer les

chiffres d’une année sur l’autre. Pourquoi ? Parce que les vendeurs ne sont pas

des vendeurs “obligés” comme ceux qui présentent des yearlings, c’est-à-dire

leur production de l’année. Dans le cas de Keeneland Janvier, ne participent à

la vente que ceux qui en manifestent la volonté, les autres restant chez eux.

Hypothèse qui est impossible dans le contexte des ventes de yearlings où les

éleveurs sont contraints de présenter leurs animaux pour réaliser leur recette.

Cette explication nous conduit à la réalité suivante :

Keeneland Janvier dépend directement de la qualité de l’offre. Or, nous le

savions dès la consultation du catalogue en décembre, les animaux présentés

cette année sont d’une qualité très moyenne, et le premier jour de vente est

venu clairement confirmer ce constat partagé par tous les professionnels,

toutes nationalités confondues. D’ailleurs, il n’y avait nul étonnement ou

découragement en ce lundi au Kentucky, les grands acteurs du monde de l’élevage

ne s’étant même pas déplacés. En particulier, très peu de français étaient

présents pour bénéficier de la faiblesse du dollar par rapport à l’euro, et

nous n’avons remarqué aucun achat français.

Le chiffre d’affaires est donc très normalement en forte

baisse de 44% par rapport à 2009, et il suffit de rappeler que l’an dernier se

vendaient le premier jour les juments Island Fashion (Petionville) et Almonsoon

(Giant’s Causeway) qui avait atteint le prix de 950.000$, alors que cette

année, le top du jour, Miss Catalyst (Mr Greeley) s’est vendue 325.000$.

Les écarts de qualité et de prix sont évidents et

conséquents. Il est donc normal que les moyennes chutent dans de pareilles

circonstances où les offreurs attendent une conjoncture porteuse pour mettre

leurs bons actifs en vente.

Dans ce contexte, bien peu dynamique, le prix moyen

(sensible au chiffre d’affaires) a baissé de 37% et la médiane seulement de

26%, démontrant l’existence d’un vrai marché, réalité confirmée par le chiffre

convenable de 70% de sujets vendus. Il est clair que nous sommes en présence

d’un marché résistant, mais de deuxième choix, c’est-à-dire bien loin de la

“marchandise” habituellement présentée par ce glorieux organe de ventes.