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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Bel la vie… en rose

Autres informations / 22.03.2010

Bel la vie… en rose

 

Dimanche, Auteuil – Prix Jacques d’Indy (Gr3)

BEL LA VIE… EN ROSE

 « Les nerfs avaient

lâché quand Bel la Vie était tombé dans le Prix Cambacérès. On m’avait reproché

de m’être trop énervé. Aujourd’hui, il remet les pendules à l’heure. »

Guillaume Macaire ne pratique pas la langue de bois après le Prix Jacques

d’Indy (Gr3) où vient de s’illustrer Bel la Vie. Il est soulagé de voir ce bon

cheval prendre sa revanche à Auteuil. « Je reste persuadé que s’il n’était pas

tombé dans le Prix Cambacérès, il aurait gagné. Nous sommes vraiment très

heureux aujourd’hui », ajoute Xavier Papot, propriétaire de Bel la Vie et du

gagnant du “Cambacérès”, Prince Oui Oui (Poliglote)… En course ce dimanche,

Prince Oui Oui a été monté à l’arrière-garde mais, particulièrement tendu, il

n’a pas pu jouer un rôle dans l’arrivée constituée par Kauto Stone (With the

Flow), deuxième, et Nikoline (Martaline), troisième. «J’avais dit à son jockey

de le respecter, nous a déclaré Philippe Peltier. Prince Oui Oui s’est montré

allant, il était très frais. Le principal est que le cheval soit bien rentré. »

Depuis 1972, seul Long Run (Cadoudal) a réussi à s’imposer

dans le Prix Jacques d’Indy après avoir remporté le Prix Cambacérès. Sa

succession est désormais connue. Et bien que ces chevaux-là ne soient pas de la

trempe du champion de Guillaume Macaire, le nom de Bel La Vie figure désormais

aux côtés de ceux de Kapgarde et Saint des Saints au palmarès de l’entraîneur

dans cette épreuve.                        

 

 

Guillaume Macaire : « Il ne s’est pas plu à Enghien »

Après être tombé à Auteuil, Bel la Vie avait recouru, mais à

Enghien dans le Prix Général de Saint Didier (Gr3). Ce jour-là, il courait

proprement, mais n’accrochait que la quatrième place. À ce sujet, Guillaume

Macaire nous a déclaré : « Il ne s’est pas plu à Enghien, c’était une petite

remise en confiance, mais de toute façon, cela n’a rien à voir avec Auteuil.

C’est comme si vous compariez le pingpong et le tennis ! C’est un cheval plutôt

léger qui se prépare assez bien. Il est resté à l’entraînement cet hiver où il

était au galop de chasse. »

 

Kauto Stone, mieux sur plus long

Placé dans le dos des premiers, Bel la Vie s’est retrouvé

sur la ligne de tête au bout de la ligne d’en face sans rien faire. Après le

saut de la dernière haie, il est venu chercher Kauto Stone, calé contre la lice

des tribunes, qui a une fois encore animé l’épreuve. « Il fait une très bonne

rentrée, d’autant que le gagnant est très bon, on le savait, nous a déclaré

Jehan Bertran de Balanda, entraîneur du petit frère de Kauto Star. Il n’est pas

encore fleuri et je pense que le rallongement de la distance va l’avantager car

il n’a pas de changement de vitesse. Quant à Mood [son autre protégée, ? JDG Jumping Star ?, arrivée quatrième, ndlr], elle n’est

pas encore réglée comme les bons chevaux, mais elle doit continuer de

progresser. C’est une bonne pouliche. »

 

Nikoline tient tête aux mâles

Le Prix Jacques d’Indy proposait un bon lot de femelles. La

meilleure d’entre elles, Nikoline, lauréate du Prix Bournosienne (Gr3), a pris

une bonne troisième place après avoir lutté avec Kauto Stone. Yannick Fouin,

son entraîneur nous expliquait : « Elle n’a pas été montée pour gagner et cela

a été bénéfique pour elle. J’avais peur que l’on parte avec un rythme peu élevé

et des chevaux qui se regardent mais ce n’a pas été le cas. Elle fait une bonne

course car il y avait en plus des chevaux de meeting. Cette sortie face aux

mâles après son succès dans le Prix Bournosienne lui ouvre des portes. »

 

Bibelle : une acquisition en or

Élevé par les époux Gabeur, Bel la Vie est issu de l’union

entre Lavirco et Bibelle (Le Balafré). Benoît Gabeur nous a raconté l’histoire

de Bibelle. « Bibelle a couru à réclamer à Lisieux. Guy Petit l’a acheté [pour

7.000€]. Le lendemain, lorsque j’ai vu dans le journal que c’est lui qui

l’avait réclamé, je l’ai appelé et lui ai proposé de la reprendre. Guy Petit ne

l’avait pas achetée pour un propriétaire en particulier et il me l’a donc

revendu. Je ne l’avais pas vu courir, mais ce qui m’intéressait surtout c’était

son potentiel génétique. » Bibelle est née de Miss Tracy (Misti), qui a

notamment remporté le Prix Maurice Gillois (Gr1).

Après sa victoire à réclamer et six courses disputées,

Bibelle est donc directement partie au haras. Elle a donné quatre produits dont

les deux en âge de courir ont gagné. « Elle est actuellement pleine de Network

après avoir donné deux produits par Lavirco et deux filles par Kapgarde », a

ajouté Benoît Gabeur.