Mes propositions pour le comité du 7 juin

Autres informations / 28.05.2010

Mes propositions pour le comité du 7 juin

TRIBUNE LIBRE    

Par Corine barande barbe, Présidente des Actionnaires du

Galop

La situation de crise vécue depuis mardi met en lumière

l’urgence d’une évolution au sein de France Galop : comme on le pressentait ces

derniers mois, la lecture des réactions exprimées montre clairement que cette

demande n’est plus l’apanage des seuls Actionnaires du Galop.

Les occasions se multiplient de dénoncer l’absence de

concertation, les administrateurs sont à peine plus informés que les membres du

Comité. Les demandes et commen taires des élus ne sont pas retransmis dans les

comptes rendus et les communiqués de presse. Les décisions struc turantes ne

sont pas débattues, ni votées. Elles semblent être prises par des instances non

statutaires qui n’en font pas état… Avec les résultats que l’on constate

aujourd’hui. Que l’on parle de transparence, de respect, d’engrenage, de

rigueur, d’égalité de traitement ou de solidarité : le message d’un malaise est

évident : le modèle actuel ne fonctionne pas et met toute la filière en danger

! Il n’est pas question de diviser, mais au contraire de réunir ! On ne peut

plus trai ter les socioprofessionnels comme des potaches que l’on exclut des

décisions "pour leur bien". Dans l’intérêt général, France Galop doit

enfin s’ouvrir et faire confiance à ses membres, sans lesquels rien n’est

possible.

Lorsqu’il y a crise et protestations, on nous promet de

réflé chir ensemble, d’améliorer la communication, mais aujourd’hui, comme il y

a six mois sur le dossier des cen tres d’entraînement (toujours pas résolu),

c’est la décou verte révoltée d’un fait accompli qui suscite une promesse de

dialogue.

 

Comment brandir l’accroissement de la charge de travail

résultant de la densification du calendrier PMU pour justifier un rattrapage à

France Galop, quand on refuse de prendre en compte l’accroissement énorme des

charges habituelles des socioprofessionnels ? Quand, simultanément, France

Galop décide d’augmenter de 50% à partir de 2010, les taxes sur les principaux

soutiens de ce calendrier ?

Nous ne disposons d’aucun compte permettant d’évaluer l’im pact

financier de ce procédé, ni pour France Galop en matière de logistique et de

transport ni pour les utilisateurs ! Comment, dans ce contexte, peut-on

annoncer que, pour 2011, le conseil d’administration s’est prononcé pour une

densification accrue plutôt que pour un développement de la prise de paris sur

des réunions à l'étranger… Alors que cette question commence à peine à se poser,

sans que les socioprofessionnels aient été entendus ?

 

« CEUX QUI VOTENT LA GUERRE DOIVENT LA FAIRE ! »

Notre association réclame la transparence depuis 10 ans, et

tous les socioprofessionnels se rejoignent sur ce thème… l’efficacité qui en

résultera est bien en retard sur son époque !

 

Le Comité de France Galop (qui tient lieu d’Assemblée

générale) se réunit le 7 juin prochain. Je propose à cette occasion :

•          Une

relecture du Décret et des Statuts permettant de juger ensemble de leur

application et si des évolutions sont nécessaires

 

•          Une mise à

plat de l’organisation de France Galop qui doit être redéfinie

•          Que les

débats demandés depuis des années sur des points incontournables se tiennent

enfin :

-           Les

instances doivent remplir leur rôle, être informées, avoir accès aux données et

prendre leurs responsabilités

: ainsi les administrateurs doivent connaître et maîtriser

la grille des salaires et pouvoir en rendre compte à ceux qu’ils représentent.

Leurs délibérations doivent être prises à main levée et à la majorité simple

des votants.

-           Aucune

décision structurante impliquant d’importants investissements économiques des

acteurs des courses ne doit être prise sans que les représentants socioprofes sionnels

aient été informés, consultés et se soient expri més en toute transparence. Ce

qui amène à réfléchir sur la composition des instances et sur le rôle accordé

aux acteurs : il y doit y avoir prépondérance de ceux qui agis sent et

investissent.

-           La

répartition par moitié de membres associés au mandat définitif et moitié d’élus

socioprofessionnels n’est pas pro pice à un travail constructif et responsable.

Les faits et l’époque demandent une évolution vers une

représentation plus impliquée et constructive. Certains cooptés sont très

présents et seraient d’ailleurs éligibles, mais d’autres brillent par leur

silence, voire leur totale absence. Il n’est pas productif de se priver de la

participa tion de ceux qui s’impliquent pour respecter un "quota"

sans aucune justification.

-           Le mode de

scrutin actuel "de listes", contrairement au Trot où il est

"uninominal", est-il générateur de conflits d’intérêts particuliers ?

France Galop est une association et n’a pas vocation à encourager les clans. Sa

gouver nance serait plus sereine si les socioprofessionnels élus pour leur

compétence et leur engagement responsable et solidaire envers l’intérêt général

travaillaient dans une harmonie constructive.

-           La

composition du conseil juridictionnel ne doit-elle pas être proposée par

l’ensemble du comité et non par les seuls cooptés ?

-           Les

commissaires ne doivent-ils pas être élus individuelle ment et non en groupe ?

-           Le budget

doit être réellement débattu : chaque modifi cation étant présentée à l’avance

dans un délai raisonna ble et faisant l’objet d’une concertation des collèges

concernés.

-           La

communication des réunions ne doit pas être réduite à un condensé elliptique :

les propositions et remarques des membres des conseils et du comité doivent

être mention nées.

-           Le statut

de l’éleveur, encore inexistant au Code des courses, et celui des agents de

jockeys doivent être enfin définis.

 

Avec l’ouverture, arrivent les responsabilités : il faudra

ren dre des comptes. Nous devons parvenir à faire front, tous ensemble…

Illustrant pour le meilleur les termes d’"asso ciation" et de

"filière", dans le respect de chacun et l’inté rêt de tous.