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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Affaire remember rose : l’appel est rejete

Autres informations / 22.06.2010

Affaire remember rose : l’appel est rejete

Le texte complet du jugement des commissaires

Mardi, les attendus du jugement des commissaires de France

Galop sur l'appel de l'entourage de Remember Rose dans l'affaire du Grand

Steeple-Chase de Paris ont été rendus publiques. L'appel a été rejeté.

JDG publie en intégralité ce texte qui fait état de tous les

tenants et aboutissants de la décision des commissaires, mais aussi des

arguments détaillés de tous les profession nels engagés dans cette

"affaire". Jean-Paul Gallorini, entraîneur de Remember Rose, était

représenté par Maître Bouaziz qui a expliqué notamment que le lâcher des élas tiques

avait été trop tardif selon son client et que le juge au départ avait commis

une faute en n'obligeant pas les concurrents à se rendre devant les élastiques

au pas (et non lancé comme cela a été le cas).

Les commissaires de France Galop ont répondu notamment que

le fait que certains jockeys ne respectent pas la règle du départ au pas

n'était pas suffisant pour pouvoir entraî ner une reprise du départ et qu'il

apparaît sur la photogra phie transmise par le juge au départ et fournie en

séance qu'il y avait un espace suffisant entre Lord Carmont, Remember Rose et

les élastiques au moment de leur lâcher. Conclusion : les commissaires en

fonction ont respecté le Code des courses et ont confirmé la validité de la

course qui ne saurait être recourue ou annulée.           

 

Les Commissaires de France Galop, agissant en application

Des dispositions des articles 218, 232, 233 et 234 du Code

des courses au Galop ; Saisis d’un recours de Monsieur Jean-Paul Gallorini,

agissant en qualité d’entraîneur du hongre Remember Rose et par délégation de

MM. Ernst Iten et Christophe Pieux, respectivement propriétaire et jockey dudit

hongre, déposé par lettre recommandée datée du 3 juin 2010, sur les conditions

dans les quelles est intervenu le Grand Steeple-Chase de paris couru le

dimanche 30 mai 2010 sur l’hippo drome d’auteuil et notamment les modalités du

départ de cette épreuve ; Après avoir dûment appelé à se présenter à la réunion

fixée au jeudi 17 juin 2010 pour l’examen contradictoire de ce dossier MM.

Ernst Iten, Jean-Paul Gallorini et Christophe Pieux respectivement pro priétaire,

entraîneur et jockey du hongre Remember Rose, l’Écurie des Dunes et MM. Patrice

Quinton et Jérôme Zuliani, respectivement propriétaire, entraîneur et jockey du

hongre Polar Rochelais, Mme Enriquita Garcia-Gonzales et Cyrille Gombeau

respectivement propriétaire et jockey du hongre Doumaja, MM. Gilbert Lenzi et

Benoît Gicquel, respectivement propriétaire et jockey du hongre Odeillo du

Mathan, Mme Enriquita Garcia-Gonzales et M. Bertrand Lestrade, respectivement

propriétaire et jockey du hongre Ramsès Bleu, M-L. Bloodstock Ltd et M.

Bertrand Thélier, respectivement propriétaire et jockey du hongre Objectif

Spécial et Guy Cherel entraîneur de ces quatre hongres, MM. Philip A. Carberry

et David Cottin, jockeys respectifs de la jument Princesse d’Anjou et du hongre

Louping d’Ainay et MM. Jean-Paul Sénéchal et François-Marie Cottin, leurs

propriétaire et entraîneur, M. Alvaro Cardoso de Oliveira, Mlle Sylvie Sine et

M. Xavier Hondier, respecti vement propriétaire, entraîneur et jockey du hongre

Norville du Bois, MM. Richard Corveller, Arnaud Chaillé Chaillé et Mathieu

Carroux, respectivement propriétaire, entraîneur et jockey du hongre Dayladam,

l’Écurie Mirande, Mme Isabelle Pacault et M. Sébastien Leloup, respective ment

propriétaire, entraîneur et jockey du hongre Lord Carmont, MM. Pascal Cathelin,

Ronald Caget et Anthony Lecordier, respectivement propriétaire, entraîneur et

jockey du hongre Mayev, à se présenter à la réunion fixée au jeudi 17 juin 2010

pour l’examen contradictoire de ce recours et constaté la non présentation des

intéressés à l’exception de MM. Jean-Paul Gallorini, Pascal Cathelin, Ronald

Caget et Cyrille Gombeau.

Après avoir, au cours de cette réunion, examiné les élé ments

du dossier, notamment le rapport établi par le juge du départ, le film de

contrôle, la photographie transmise par le juge du départ, pris connaissance

des explications écrites de M. Jean–Paul Gallorini, du représentant de Mme Enriquita

Garcia Gonzales, de MM. Gilbert Lenzi, François Doumen, du représentant de

l’Écurie des Dunes, de Mlle Sylvie Sine, MM. Patrice Quinton, François-Marie

Cottin, Guy Cherel, Philip A. Carberry, Benoît Gicquel, Sébastien Leloup,

Bertrand Thelier, Anthony Lecordier, Xavier Hondier, Jérôme Zuliani, Benoît

Delo, Christophe Pieux, et entendu les explications de M. Jean-Paul Gallorini

assisté de son conseil, Maître Bouaziz, de M. Claude Smadja repré sentant le

jockey Christophe Pieux, Pascal Cathelin, Ronald Caget et Cyrille Gombeau.

 

Vu  les  explications 

écrites  de  MM.  Christophe  Pieux,

Anthony Lecordier et Xavier Hondier, datées du 17 juin 2010

; Vu les explications écrites de Mlle Sylvie Sine, de MM. Guy Cherel,

François-Marie Cottin, Patrice Quinton, Jérôme Zuliani, Philip A. Carberry,

Sébastien Leloup, Bertrand Thelier, et du représentant de l’Écurie des Dunes en

date du 16 juin 2010 ;

Vu les explications écrites du jockey Benoît Delo et de M.

Gilbert Lenzi en date du 15 juin 2010 ; Vu les explications écrites de M.

François Doumen et du jockey Benoît Gicquel en date du 14 juin 2010 ; Vu les

explications écrites du représentant de Mme Enriquita Garcia Gonzales datées du

12 juin 2010 ; Vu les explications écrites de M. Jean-Paul Gallorini, agissant

en qualité d’entraîneur du hongre Remember Rose et par délégation de MM. Ernst

Iten et Christophe Pieux, respectivement propriétaire et jockey dudit hongre,

en date du 3 juin 2010 ;

Attendu qu’il résulte des explications orales fournies par

maître bouaziz en séance que selon lui, de toute évidence, une faute grave

avait été commise ; Attendu que Maître Bouaziz a déclaré que cette évidence

était d’autant plus flagrante qu’il n’était pas un homme de cheval, expliquant

que le recours en cause marquait l’exas pération et la révolte, accompagnées

d’une préoccupation élémentaire de justice et que les Commissaires devaient

eux-mêmes répondre, au titre de leur conscience, à des éléments d’appréciation

incontestables, expliquant qu’ils se devaient d’être les garants de

l’objectivité du Code des courses ;

Attendu que Maître Bouaziz a également ajouté que les

Commissaires devaient veiller à ce que les courses ne soient pas tronquées,

ajoutant que le rapport du starter le laissait sans voix, expliquant que ce

dernier se devait d’adopter une attitude beaucoup plus prudente et qu’il ne

pouvait faire des déclarations qui ne correspondaient pas à la réalité ;

Attendu que maître bouaziz a indiqué que le lâcher beaucoup

trop tardif des élastiques comportait un risque majeur et qu’il n’était pas

juste que l’appré ciation de cet événement soit abandonnée au fautif lui-même ;

Attendu que maître bouaziz a ajouté que le juge du départ

avait commis une faute caractérisée, notam ment au regard des dispositions de

l’article 157 du Code des courses qui précise que les chevaux doi vent être

dirigés au pas vers la ligne de départ sous les ordres dudit juge ;

Que la presse s’en était d’ailleurs fait l’écho et que les

Commissaires des courses avaient, quant à eux, le pouvoir de suppléer le juge

du départ en décidant d’arrêter la course ;

Attendu que maître bouaziz a également ajouté qu’à la

question de savoir si la course devait être recou rue immédiatement, la réponse

était affirmative, comme en témoignait d’ailleurs la réaction de l’una nimité

des entraîneurs et des personnes que la presse spécialisée avait sondées ;                       

 

Attendu que Maître Bouaziz a déclaré qu’il était un peu facile

d’utiliser l’argumentation selon laquelle le hongre Lord Carmont qui était

positionné légèrement devant le hongre Remember Rose n’avait pourtant pas pris

les élas tiques sur la tête, puisque si ce constat était tout à fait véri dique,

il fallait absolument préciser et ajouter que les élastiques étaient passés

devant le hongre remember rose après être passés devant le hongre lord Carmont

;

Attendu que Maître Bouaziz a également déclaré que si l’on

respecte le Code des courses, les chevaux qui sont sous les ordres du starter

doivent arriver au pas devant l’élastique ce qui n’avait pas été le cas en

l’espèce ;

Attendu que Maître Bouaziz a indiqué que le starter avait

déclaré n’avoir voulu avantager aucun concurrent par rap port à un autre mais

qu’il aurait dû être beaucoup plus pré cautionneux puisque le danger encouru à

cause de son comportement avait été énorme ;

Attendu que maître bouaziz a également indiqué que la mise

en place des chevaux avant le départ rele vait du professionnalisme et des

fonctions du star ter et qu’il avait commis une faute en lâchant les élastiques

si tardivement et en n’ordonnant pas aux jockeys d’arriver au pas ;

Attendu que Maître Bouaziz a ajouté que le starter avait eu

la maladresse de déclarer, dans la presse hippique, que les chevaux galopaient

avant d’arriver devant les élastiques depuis deux années et que personne n’avait

jamais rien contesté, expliquant qu’il était absolument ahurissant de partir du

principe selon lequel on ne sanctionne pas un mauvais comportement en raison du

nombre très élevé de personnes qui l’adoptent ;

Attendu que Maître Bouaziz a indiqué que la violation d’un

Code par tous ne pouvait en aucun cas être un moyen d’absolution et que le

starter avait, en tenant ses propos, revendiqué sa propre faute et son non

respect du Code ; Attendu que Maître Bouaziz a ajouté que s’agissant de la

décision à prendre, il ne fallait surtout pas éviter le sujet puisque

l’évitement serait le meilleur moyen de se four voyer davantage ;

Attendu que maître bouaziz a également ajouté que le bon

sens ne permettait pas de demander l’annu lation de la course puisque le gagnant

avait mérité sa victoire mais qu’il fallait réagir et admettre qu’il s’était

passé quelque chose d’inadmissible ;   Attendu que Maître Bouaziz a déclaré qu’il

souhaitait que les Commissaires reconnaissent effectivement que ce qu’il aurait

fallu faire était de reprendre le départ, précisant qu’un tel comportement

permettrait notamment au jockey Christophe Pieux de ne pas être mis en cause

illégitime ment, ce dernier étant très affecté par les différents com mentaires

le concernant ;

Attendu que Maître Bouaziz a également déclaré que les

Commissaires devaient reconnaître que le starter n’avait pas respecté le Code

des courses, qu’il avait lâché les élas tiques trop tardivement et que les

Commissaires des courses auraient dû contrôler davantage ce départ, ajou tant

qu’ils devaient également tirer les conséquences de cette faillite et prouver à

tous ceux qui croient en l’Institution des courses qu’ils savent analyser les

courses hippiques et tirer des leçons des erreurs des personnes travaillant

pour cette Institution ;

Attendu que l’entraîneur Jean-paul Gallorini a indiqué, à

l’occasion de la réunion des Commissaires, qu’il avait vécu cet événement comme

un drame et que cette situation était très difficile à vivre, ajoutant que cela

avait également été un drame pour les parieurs et ses employés ;

Attendu que l’entraîneur Jean-Paul Gallorini a déclaré, dans

son courrier en date du 3 juin 2010, qu’il agissait en qua lité d’entraîneur du

hongre Remember Rose et par déléga tion de MM. Ernst Iten et Christophe Pieux,

expliquant qu’il entendait porter une réclamation concernant les conditions

dans lesquelles était intervenue l’épreuve et notamment les modalités du départ

de cette épreuve, qui ont, par la faute caractérisée du juge au départ, ruiné

de manière totale toute chance au hongre Remember Rose de pouvoir utilement

défendre ses chances dans l’épreuve ;

Attendu que l’entraîneur Jean-Paul Gallorini a également

déclaré que son recours était fondé sur les dispositions de l’article 207 du

Code des courses renvoyant aux disposi tions des articles 127 à 204 du Code des

courses, et ce sous réserve qu’une enquête d’office n’ait pas été diligen tée

par les Commissaires des courses dans les délais pré vus par l’article 227

dudit Code pour les réclamations ; Attendu que l’entraîneur Jean-Paul Gallorini

a indiqué que la présente réclamation pourra, en tant que de besoin, être prise

en charge par les Commissaires de France Galop conformément aux dispositions de

l’article 226 du Code des courses, ajoutant qu’elle était recevable pour avoir

été notifiée dans le respect des dispositions de l’article 227 du Code des

courses ;

Attendu que le représentant du jockey Christophe Pieux,

M. Claude Smadja, a déclaré à l’occasion de la réu nion,

qu’il ne comprenait pas pourquoi le jockey Christophe pieux n’avait pas été

sanctionné si l’on considérait que son comportement au départ avait été fautif

;

Attendu que M. Pascal Cathelin a déclaré, en séance, qu’il

était très énervé à l'encontre des propos tenus dans la presse puisque cette

dernière avait véhiculé de fausses informations concernant la situation et le

hongre Mayev, ajoutant que ce dernier, au vu des ses performances, avait le

droit de prendre part à une telle épreuve et qu’il fallait remettre les choses

à leur place puisque ledit hongre n’était pas le responsable de la chute du

jockey Christophe Pieux ; Attendu  que  l’entraîneur 

Ronald  Caget  a  déclaré,  en séance, que ce qui s’est passé est

dramatique et que si le jockey Christophe Pieux arrivait effectivement assez

vite devant les élastiques, il aurait fallu reprendre le départ ; Attendu que

le jockey Cyrille Gombeau a déclaré, lors de la réunion des Commissaires de

france Galop, que cette situation était triste pour le sport, mais qu’à

l’occasion de la course, il était très concentré au moment du départ et qu’il

avait pris la décision de partir calmement, expliquant qu’il avait vu le jockey

Christophe pieux tomber, qu’il avait immé diatement regardé le drapeau pour

voir si le départ était validé et qu’il avait alors continué sa course qui s’était

déroulée sans encombre ;       

 

-           Sur la

nature du recours exercé :

Attendu que les requérants, en faisant valoir un motif de

réclamation à l’encontre des conditions dans lesquelles est intervenue cette

épreuve, demandent expressément que soit constatée une faute dans le

déroulement de l’épreuve et que celle-ci soit annulée ou recourue ;

Attendu que les dispositions de l’article 230 du Code des

courses au Galop mentionnent que sont effectivement sus ceptibles d’appel les

décisions prises par les Commissaires des courses, portant interprétation du

Code des courses au Galop et concernant le déroulement ou le résultat d’une

course ;

Attendu que le recours introduit par les requérants consti tue

de ce fait un appel ;

-           Sur le

respect de l’article 157 du Code des courses au Galop :

Attendu que l’article 157 du Code des courses au Galop

prévoit notamment que pour les courses à obstacles dont le départ a lieu à la

machine ou au drapeau, le juge du départ ordonne aux jockeys de diriger leur

cheval, au pas, vers la ligne de départ et qu’il est interdit aux jockeys de

tenter de partir avant que les rubans ne soient lâchés ou que le signal de

départ ne soit donné ;

Attendu qu’il résulte des éléments du dossier que le jockey

Christophe Pieux n’avait pas dirigé le hongre Remember Rose, au pas, vers la

ligne de départ, fait qui n’a pas été contesté par les requérants ;

Qu’il ne saurait ainsi être fait grief au juge du départ

d’avoir décidé que le départ était valide, le fait que certains jockeys ne

respectent pas la règle susvisée, n’étant pas suffisant pour pouvoir entraîner

une reprise du départ ;

-           Sur le

respect de l’article 161 du Code des courses au Galop :

Attendu que l’article 161 du Code des courses au Galop

prévoit notamment que les Commissaires des courses peu vent d’office, où à la

demande du juge de départ, infliger une amende de 30 à 150 euros, assortie

éventuellement d’une interdiction de monter au jockey qui tente de pren dre un

avantage illicite au départ ou qui par indiscipline rend le départ difficile ;

Attendu qu’il résulte des éléments du dossier que le jockey

Christophe Pieux n’avait pas dirigé le hongre Remember Rose, au pas, vers la

ligne de départ, en violation des dis positions de l’article 157 dudit Code ;

Que conformément aux dispositions de l’article 161 du Code

des courses, le comportement fautif susvisé n’im plique pas obligatoirement une

sanction du jockey par les Commissaires des courses qui peuvent d’office, ou à

la demande du juge du départ, décidé, ou non, de le sanc tionner ;

Qu’il ne saurait par conséquent être reproché aux

Commissaires des courses d’avoir agi contradictoirement en ne sanctionnant pas

le comportement fautif du jockey Christophe Pieux ;

-           Sur

l’absence de lâcher tardif des élastiques : Attendu qu’il résulte des éléments

du dossier et notam ment de la photographie transmise par le juge du départ et

fournie, en séance, aux personnes appelées, que contrai rement à

l’argumentation des requérants, il apparaît sur ladite photographie qu’il y

avait un espace suffisant entre les hongres lord Carmont, remember rose et les

élastiques, au moment de leur lâcher par le juge du départ ;

-           Sur la

validité de l’épreuve :

Attendu que l’article 160 du Code des courses prévoit que le

juge du départ décide de la validité du départ et que si les Commissaires des

courses estiment qu’une fausse manœuvre de la part du juge du départ ou du

porte-dra peau a empêché le bon déroulement de la course, ils doi vent annuler

l’épreuve et qu’ils peuvent proposer son report à une autre date , en l’organisant

le cas échéant, sur un autre hippodrome et en modifiant éventuellement, le

parcours et la distance ;

Attendu que l’examen de l’ensemble des vues du départ sur le

film de contrôle projeté contradictoi rement en séance ne démontre pas que le

juge du départ a méconnu ces dispositions en décidant de la validité du départ

ni n’a commis de fausse manœuvre ;

Attendu en effet, qu’il ne saurait être fait grief au juge

du départ d’avoir validé le départ malgré le comportement fautif du jockey

Christophe Pieux qui avait volontairement dirigé le hongre Remember Rose, sans

rester au pas, vers la ligne de départ et les élastiques, comportement fautif

qui  pouvait  être  sanctionné  par  les  Commissaires 

des courses mais qui ne saurait être une condition pour que le juge du

départ décide que le départ est non valable ; Attendu, en outre, qu’il résulte

également de ce qui pré cède que le juge du départ n’avait pas effectué de

fausse manœuvre  ayant  empêché 

le  bon  déroulement 

de  la course et que les Commissaires

des courses ne devaient donc pas annuler l’épreuve ;

Attendu au surplus que les Commissaires des courses ne

pouvaient en aucun cas et contrairement à l’argumentation des requérants,

suppléer le juge du départ et décider de neutraliser la course, le juge du

départ étant, conformé ment aux dispositions de l’article 160 du Code des

courses, celui qui décide de la validité du départ ;

Attendu qu’il y a lieu de constater, dans ces condi tions,

que les Commissaires des courses en fonction ont respecté le Code des courses

au Galop et qu’il y a lieu de confirmer la validité de l’épreuve, qui ne

saurait être recourue ou annulée ;

 

PAR CES MOTIFS :

Décident :

-           de

considérer que le recours déposé par les requérants constitue un appel ;

-           de déclarer

recevable mais mal fondé l’appel interjeté par

M. Jean-Paul Gallorini agissant en sa qualité d’entraîneur

du hongre Remember Rose et par délégation de MM. Ernst Iten et Christophe Pieux

;

-           de

maintenir, en conséquence, la validité de l’épreuve.

 

J-P. Colombu, D. Le Baron Dutacq, R. Fournier Sarloveze

 

*          Les passages

en gras ont été sélectionnés par Jour de Galop