Goldwaki montre qu'il est un cheval de groupe

Autres informations / 13.06.2010

Goldwaki montre qu'il est un cheval de groupe

Encore jamais vu en région parisienne, Goldwaki (Dalakhani)

monte les échelons un à un et avec brio. Ce dimanche, il a remporté le Prix du

Lys (Gr3) avec une belle assurance. Et il ne fallait pas se méprendre : il

était poussé aux bras dans le tournant, mais il n'était pas du tout battu.

C'est un poulain qui doit toujours être monté. Il est venu progressivement dans

la ligne droite et, à deux cents mètres, la victoire lui était promise. Le

pensionnaire d'André Fabre a gagné aisément : « Il faut y croire jusqu'au bout

quand on monte Goldwaki, nous a déclaré Pierre-Yves Bureau, manager des

intérêts de l'écurie Wertheimer & Frère. Il n'est pas engagé dans le Grand

Prix de Paris (Gr1), mais nous allons y remédier ! »

Pour ce poulain qui comptait trois victoires lyonnaises en

se rendant au départ, courir le Grand Prix de Paris le 14 juillet n'est pas une

trop grande marche à franchir. Car si Goldwaki a couru en province, c'est

simplement parce qu'il s'y plaisait et pour lui donner de bonnes préparations

avant les Groupes parisiens. Pierre-Yves Bureau nous a également expliqué que

le poulain courait à Lyon car l'équipe « connaissait mal ses limites ». Ce

n'est pas un cheval démonstratif et il est donc difficile à cerner rapidement

et avec justesse. Ce dimanche, il a montré qu'il était un vrai cheval de

Groupe. Comme Doyen en 2003, sous l'entraînement d'André Fabre, Goldwaki a

remporté la Coupe des Trois Ans à Lyon avant de remporter le Prix du Lys.

 

Jumelé d'André Fabre

André Fabre présentait également mashoor (Monsun) dans cette

épreuve. Il a pris la deuxième place, sans que ce dernier n’inquiète son

compagnon d'entraînement Goldwaki, mais en réalisant une bonne ligne droite,

plaçant sa longue accélération.

Mashoor possède une bonne ligne sur laquelle on peut

s'appuyer, celle du Prix Sanctus (B) où il terminait derrière Shimraan (Rainbow

Quest), un bon poulain au profil de candidat au Grand Prix de Paris.

 

le larron, un poulain d'avenir

Brillant de la sortie des stalles au passage devant les

Grandes Écuries, la ???JDG Rising Star ??le larron (High Chaparral) – frère de

Jukebox Jury (Montjeu) – n'a pu faire mieux que troisième. Il est resté un peu

là pour finir, à force de trop en faire durant le parcours, et c'est un poulain

en plein épanouissement qui a de l'avenir mais qui n'est pas encore venu à

maturité.   

 

le neveu de Goldikova

Élevé par les "Wertheimer & Frère", Goldwaki

possède des origines que l’on connaît. C’est un fils de Dalakhani, mais il

n’est pas gris. Côté maternel, sa mère est Gold Round (Caerleon), lauréate du

Prix Cléopâtre (Gr3) et génitrice d’un black type en Spectaculaire (Spectrum),

gagnant du Prix Right Royal (L). Cette année, Gold Round devrait être saillie

par Nayef, père de Tamayuz. Fille de born Gold (Blushing Groom), Gold Round est

donc également la sœur de la ???JDG Rising Star ??Goldikova (Anabaa), lauréate

de huit Grs1.

 

SUR LA PISTE

Goldwaki (1er)  Dernier dès la sortie des stalles.

Goldwaki a attendu cette fois-ci, mais il sait autant se

placer derrière les leaders que patienter à l'arrière-garde. Détendu, il a

connu un bon parcours. Toujours monté, Goldwaki a besoin de cela pour donner

son maximum. Dans le tournant final, Olivier Peslier l'a conduit à l'extérieur

de ses rivaux et il a tracé une bonne ligne droite. Il gagne aisément. mashoor

(2e) Patientant à l'arrière du petit peloton, Mashoor a été monté différemment

que lors de ses deux dernières sorties. Pour ses débuts, il avait attendu, mais

après, il avait fait la course en tête. Ce dimanche, il a tracé une bonne fin

de course sans remettre en cause la supériorité de Goldwaki. La distance des 2.400m

est parfaitement dans ses cordes.

le larron (3e) Troisième durant le parcours, Le Larron s'est

tout de suite montré brillant et l'est resté jusque devant les Grandes Écuries.

Dans la ligne droite, il est bien venu, mais, se retrouvant un peu tôt en tête,

il a dû se contenter de la troisième place. Cela étant, dans ce lot, il est à

sa place.