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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Jean d'indy, vice-président de france galop et président du conseil de l'obstacle

Autres informations / 04.06.2010

Jean d'indy, vice-président de france galop et président du conseil de l'obstacle

LEMAGAZINE       

CARTE BLANCHE À…

 

SOLIDARITÉ ET SÉRÉNITÉ 

FACE AUX DANGERS DE DEMAIN

L’Institution des Courses n’est pas à l’abri des turbulences

économiques et d’un environnement général qui conduit aujourd’hui nos voisins

anglais et irlandais a diminuer sensiblement leurs allocations. Nous avons, la

semaine dernière, touché du doigt les risques d’un dialogue social

nécessairement plus tendu lorsque la situation économique est moins favorable.

Mais surtout, maintenant, nous sommes confronté à l’ouverture du marché des

jeux, à la concurrence sans merci d’opérateurs sur le marché des paris

hippiques et surtout plus délicate à mes yeux sur le marché des jeux en

général.

 

Les défis gigantesques : Comment préserver puis développer

nos parts de marché face aux nouveaux paris sportifs, comment investir

intelligemment sur nos hippodromes sans mettre en péril nos équilibres

financiers, comment permettre aux propriétaires de vivre raisonnablement leur

passion, comment assurer un équilibre d’exploitation pour les entraîneurs,

comment maintenir la qualité de l’élevage français au plus haut niveau ???

Et si, pour répondre ensemble à ces questions cruciales,

chacun faisait un effort de solidarité ?

Savoir si le Comité doit être composé de 2 propriétaires de

plus, d’un éleveur supplémentaire, de 10 cooptés de moins me semble dérisoire

en ce moment. Considérer qu’il faut absolument ouvrir un débat sur les statuts

de France Galop et sur les décrets qui les régissent n’est pas, à mon avis, une

priorité. Je trouve même l’idée contre productive car elle n’est dictée que par

des strategies de prise de pouvoir et ne conduira qu’à la division.

 

Vouloir absolument opposer les “socioprofessionnels” et les

cooptés, a t-il vraiment un sens. Les premiers défendent les intérêts des catégories

(propriétaires, éleveurs, entraîneurs, jockeys) qu’ils doivent représenter. Ces

intérêts sont évidemment essentiels et légitimes. Les “cooptés”, indépendants

des contingences électorales, viennent apporter une vision parfois différente,

et doivent permettre par leurs réflexions que la somme des intérêts

particuliers exprimés au nom des différentes catégories finissent bien par

correspondre à une notion la plus objective possible de l’intérèt général.

 

J’appartiens à ce groupe des cooptés. Je le connais bien et

je sais, contrairement à une idée trop facilement répandue qu’il est aussi

représentatif d’un pan entier de notre système, celui des bénévoles qui font

fonctionner les courses et concourent aussi à son équilibre. Les cooptés sont

composés de Présidents de Sociétés de Courses de province, de commissaires,

d’administrateurs d’hippodromes. Sans eux, beaucoup d’hippodromes ne pourraient

fonctionner. En quoi seraient-ils moins légitimes que les autres. Le corps des

cooptés s’est aussi enrichi de personnalités de grands propriétaires,

d’éleveurs, de managers. Une règle à mon avis bien pensée impose en outre que

les 3/4 des cooptés soient propriétaires ou éleveurs.

 

Je n’aime pas l’idée qu’on oppose les uns aux autres. Qu’on

jette l’anathème sur un groupe contre un autre, qu’on fasse croire que le

bénévolat est un gage d’incompétence. Au lendemain du Prix Vermeille le

bénévolat des Commissaires devait selon certains être abandonné. Hier, après le

Grand Steeple, c’était le juge au départ professionnel chevronné qu’il fallait

condamner...