Les profils généalogiques des "diane" de l'"aga khan

Autres informations / 12.06.2010

Les profils généalogiques des "diane" de l'"aga khan

 

 

Depuis 1993, année où le prince Aga Khan voyait briller ses couleurs

dans le Prix de Diane (Gr1) pour la première fois, Son Altesse a remporté cinq victoires

dans le classique cantilien pour les pouliches et trois fois consécutivement en

1997, 1998 et 1999 avec Vereva, Zainta et Daryaba. JDG a comparé les profils généalogiques

de ces gagnantes avec ceux des prétendantes au "Diane" 2010 : Rosanara

et Sarafina.

 

Shemaka (lauréate en 1993)

Shemaka a été la première gagnante du Prix de Diane sous les

couleurs "Aga Khan" (les propres sœurs Fairy Legend et Mary Legend,

gagnantes du "Diane", étaient issues de l'élevage mais avaient été

vendues). Pouliche "vibrante", Shemaka était arrivée sur la grande

épreuve avec de la fraîcheur car elle tient son influx de Zeddaan, comme son père,

nishapour, issu d'une fille du difficile Auréole.

C'est une pouliche pleine de vitesse et de tenue. Nishapour,

son père, a remporté la "Poule" et Blakeney, son père de mère, a

remporté le Derby. La mère de Shemaka est née pour avoir du fond ; et elle est

la sœur de Shakapour, deuxième du Prix du Jockey Club (Gr1), et de Shademah

(Thatch) mère de Shahrastani (nijinsky), vainqueur du Derby 1986 aux dépens de

Dancing Brave.

 

VEREVA (lauréate en 1997)

Kahyasi, le père de Vereva, est double Derby winner. Il est issu

d'une mère par Blushing Groom, gagnante de Listed sur distance moyenne qui relevait

d'une des plus florissantes familles "Aga Khan". Vereva a été le premier

produit gagnant de Gr1 de Kahyasi.

Fille d'un Derby winner, donc , Vereva est aussi issue d'une

fille de Derby winner, Mill Reef, très présent dans l'élevage "Aga Khan".

Sa mère est issue d'une des plus prolifiques familles "Dupré" pérennisées

au sein de la jumenterie "Aga Khan". Pola Bella, son aïeule, était issue

de la grande Bella Paola, née de croisements de sangs allemands que François Dupré

avait intégrés dans son élevage.

 

ZAINTA (lauréate en 1998)

Le croisement de Zainta est similaire à son aînée, Vereva. Elle

est également née de Kahyasi et d'une mère par Darshaan, un fils et petit-fils de

Derby winner (Shirley Heights et Mill Reef). Darshaan est un excellent père de mère.

La mère de Zainta (championne aux six victoires consécutives) est Zaila, fille de

Zahra, elle-même fille de Petite Étoile (14 victoires dont huit Grs1 entre 1959

et 1961). Quand Zahra a donné Zaila, elle avait 14ans et elle n'avait pas donné

satisfaction en tant que poulinière depuis de nombreuses saisons. Quand Petite Étoile

a donné Zahra, elle avait 18 ans et sa fille n'a rien fait en course, mais elle

a été soigneusement et patiemment gardée à l'élevage.

 

DARYABA (lauréate en 1999)

Daryaba est née d'un sprinteur, night Shift, réputé un temps

pour ses 2ans durs à la tâche. Night Shift a eu beaucoup de gagnants sur de courtes

distances, mais il sait aussi faire des chevaux sur des distances exigeant de la

tenue. Avant Daryaba, la carrière de poulinière de sa mère, Darata, n'était pas

très concluante, après avoir été croisée avec Kahyasi et Doyoun. Darata est une

jument de tenue (débuts victorieux sur 2.400m). Le croisement de Daryaba révèle

beaucoup de vitesse (son père) et beaucoup de fond (sa mère).

Le père de mère de Daryaba, Vayrann, est un fils de Brigadier

Gérard et de Val Divine, elle-même issue de Pola Bella. La  souche de 

Daryaba provient  de l'élevage  de Marcel Boussac, repris par les Aga Khan studs.

 

 

Zarkava (lauréate en 2008)

Sur la même veine de Petite Étoile, et de sa seule fille

Zahra, le prince Aga Khan nous avait déclaré au sujet du croisement : «

Zarkava, c’est l’exception de l’élevage. Elle représente la perpétuité d’une

grande famille. Mon grandpère a couru Petite Étoile jusqu’à ses 5ans. Elle est

ensuite rentrée au haras et n’a produit qu’une seule pouliche, que j’ai appelée

Zahra, comme ma fille. Cette seule pouliche a été l’élément qui nous a permis

de redévelopper cette famille. Nous avons par ailleurs choisi de la croiser

avec Zamindar, car son pedigree marche à merveille avec les juments Aga Khan. Nous

avions de ce fait même essayé de le ramener en France. » La démarche n’a

malheureusement  pas  abouti, 

et  les  éleveurs 

français  semblent condamnés pour

de bon à traverser la Manche pour présenter leurs juments au pensionnaire de

Banstead Manor. On retrouve encore Kahyasi dans le pedigree de Zarkava. Déjà

père de Zainta et Vereva, il a été utilisé en tant que père de mère pour la

grande, l'inoubliable Zarkava.