Grand week-end de l’amateurisme

Autres informations / 29.07.2010

Grand week-end de l’amateurisme

JEAN COUSTÈRES, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU CLUB DES

GENTLEMEN-RIDERS ET DES CAVALIÈRES DE FRANCE

Du samedi 31

juillet au lundi 2 août, Deauville célèbre l’amateurisme avec cinq épreuves

comptant pour le Championnat du monde Fegentri. Secrétaire général du Club des

gentlemen-riders et des cavalières de France depuis 1993, lorsque le président

Henri de Montesquieu lui a confié ce poste, Jean Coustères est un

personnage-clé de cette organisation. Successivement apprenti à Dax, puis

premier garçon, appelé, gendarme et finalement garde républicain, il a remporté

son premier succès en 1979 à Seiches-sur-le-Loir sous le grade de

brigadier-chef. Sous-officier de carrière, il montait en qualité d’amateur et

s’est ainsi produit en public à 800 reprises, dont 500 en obstacle, pour

remporter une soixantaine d’épreuves. De retour à la vie civile en 1990, il a

monté pour la dernière fois le 4 décembre 1992, « battu d'un nez, comme il

convient en pareille circonstance » remarque-t-il. « Mon expérience à la

"Garde" m’a permis de beaucoup étudier, explique-t-il, et d’enseigner

aussi. J’y ai appris la pédagogie, sachant que ce qu’on apprend d’abord parmi

les militaires, c’est à comprendre les gens. Cela a certaine- ment contribué à

mon recrutement au Club.  Ce club est au

cœur de l’actualité ce week-end à Deauville. Il organise avec la Fegentri, la

fédération internationale de l’amateurisme, les Championnats du monde et la

Coupe du monde des nations, donne son gala samedi soir au Royal Barrière, fait

du croquet, une ballade en vélo… Jean Coustères a, au fil de l’année, d’autres

tâches à accomplir.   Au-delà des

tâches  administratives que remplissent

avec lui Cécile Blachet et Mary Lellouche, il veille par exemple à l’organisation,

trois fois par an, des stages organisés par le Club qui permettent aux postulants

de recevoir, sous réserve, le blanc-seing 

de l’organi flatté par cette proposition. Je vis au Vaudreuil, dans

l’Eure, à 25km de l’hippodrome. Le Conseil d’administration a accepté de me

nommer à la présidence le 8 mai dernier pour un mandat de deux ans. J’ai à mes

côtés Patrick Choisselet et Claude Herman en qualité de vice-présidents pour,

respectivement, le trot et le galop, et j’agis sous les conseils de Jean-François

Lambert, qui a longtemps présidé aux destinéesd’Évreux-Navarre, comme avant lui

son grand-père, le comte d’Ideville, qui fut également le troisième président

du Club. »  Les trois réunions

annuelles   d’Évreux  se déroulent sur une piste équipée d’un

arrosage automatique et  accueillent  désormais 

les  participants  sur  96

boxes. « Nous allons aussi travailler à l’embellissement du pesagepour

l’accueil du public, précise Jean Coustères. J’ai pu apprécier depuis mon

arrivée ici ce que représente l’engagement d’une municipalité, car le site

appartient à la ville d’Évreux, mais aussi le dévouement d’une formidable

équipe de bénévoles. La dernière de nos trois réunions regroupe quatre courses

d’amateurs. Nous avons un rôle important à jouer sur ce plan car les amateurs

franciliens ont besoin, comme les apprentis de la région, de courses PMH

proches pour passer le cap de cinq participations et gagner ainsi le droit de

participer au programme PMU, qui« La position morale et physique du cavalier et

de la cavalière », résume-t-il. Au-delà de cette formation, le Club veille

aussi à la véritable qualité d’amateur de ses 300 membres actifs, au soutien de

ses sponsors, et à la survie d’un programme qui leur soit dédié. « L’insidieuse

érosion de notre programme, explique Jean de Brétizel, Président du Club depuis

mars 2009. Nous avons perdu une quarantaine d’épreuves depuis 1993 et n’en

comptons aujourd’hui que 280 dans le pays. » « En mars dernier, explique Jean

Coustères, Jean-François Lambert m’a offert de briguer la succession d’Isabelle

Got, qui ne souhaitait pas renouveler son mandat à la prési- dence de

l’hippodrome d’Évreux-Navarre.