Vichy mercredi

Autres informations / 21.07.2010

Vichy mercredi

LA BOMBE

MARLINKA ExPLOSE LES RÊVES D’OR DE SES 

ADVERSAIRES

«

C’est une vraie petite bombe », s'exclame Ioritz Mendizabal en descendant de Marlinka (Marju) à son retour aux

balances du Prix des Rêves d'Or (L) – Jacques Bouchara. « J’ai fait les

premiers quatre cents mètres très rapidement et j’ai eu peur qu’elle ait tout donné

à ce moment-là, poursuit-il. Je suis pressé de voir les temps partiels parce

qu’on est allé très vite. Elle a bien soufflé aux cinq cents mètres et elle est

repartie sans problème. Je crois qu’en terrain léger, elle sera encore

meilleure. » Marlinka   a   laissé 

une superbe impression de vitesse sous des trombes d'eau ! La pouliche de Roger Charlton a jailli

des "boîtes", à tel point qu’on a cru un instant que seule sa stalle

s’était ouverte ! Très vite sur

jambes, elle s’est automatiquement installée en tête et a asphyxié ses

adversaires par le rythme qu’elle a imposé. Le style de son succès nous

rappelle celui de Percolator (Kheleyf),

le champion de Paul Cole, qui a remporté le Prix du Bois (Gr3) de bout en bout

par trois longueurs.

GEORDIE THOMPSON : « C'EST LA

MEILLEURE 2ANS DE L'ÉCURIE »

À

mi-course, Marlinka était la seule des neuf participants à galoper

librement, sans que son jockey ne

lui ait demandé quoi que ce soit ; ses adversaires étaient alors pratiquement

tous dans le rouge. « C’est la meilleure

2ans de l’écurie, nous confie

Geordie Thompson, l’assistant de Roger Charlton.

Elle a énormément de vitesse. On était un peu préoccupé par

la pluie, mais en fin de compte il y avait seulement une fine couche imbibée d’eau, en-dessous c’était ferme.

» En bout de course, Marlinka a remis un coup de

reins décisif pour repousser nettement l'attaque de Boccalino (Iron Mask), le seul mâle au

départ de l’épreuve. « Il s’est retrouvé dans le terrain haché avec le changement de corde, nous déclare son entraîneur,

Henri-Alex Pantall. Son jockey a cru prendre la bonne roue en

se mettant dans le dos de la favorite, puis il est bien reparti pour finir. On y a cru un instant, jusqu’à ce que l’Anglaise nous repousse. Sa performance

ne me surprend pas. Il avait déjà

montré de la qualité lors de ses dernières tentatives, notamment pour ses débuts,

où il avait fait quelque chose. »

BULLICIOSA, LA BELLE RÉCLAMATION DE GÉRARD LABOUREAU

 Une

demi-longueur plus loin, c’est Bulliciosa

(Successful Appeal) qui a pris la troisième place, en finissant avec

beaucoup de vitesse. La pensionnaire de Marc Pimbonnet a été la seule à refaire

du terrain dans la phase finale, mais sa bonne fin de course a été trop

tardive. Réclamée par Gérard Laboureau à la fin du mois de juin, elle semble en

mesure de pouvoir triompher à ce niveau. « Ça fait très peu de temps que je

l’ai reçue, a confié son entraîneur. Il faut féliciter son propriétaire pour

cette réclamation. Elle s’est bien comportée aujourd’hui, c’est une pouliche

légère, je ne sais pas si l’assouplissement de la piste l’a franchement

avantagée. Ce que je sais, c’est que le matin,

elle ne montre pas grand-chose et elle n’est pas la même l’après-midi. C’est

mieux dans ce sens-là. »

LE CHANGEMENT DE

CORDE AVANT L’ÉPREUVE

 Habituellement

disputé côté tribune, le Prix des Rêves d’Or a finalement été couru corde à

droite. C’est à la demande des jockeys que le changement a été opéré et cela

peu avant le début de l’épreuve. Cette décision a été prise à cause du mauvais

état de la piste au niveau de la sortie des chevaux. Le problème a été résolu

dès l’ouverture des stalles de départ, en effet tous les concurrents ont fait

le choix de rester en pleine piste, pour venir à bout des1.000m

de la ligne droite de Vichy.

LA VICTOIRE DE 12.000

PROPRIÉTAIRES

La lauréate de l’épreuve, Marlinka, appartient à l’Elite

Racing Club, une écurie de Groupe britannique qui regroupe quelques 12.000

membres, soit l’équivalent de la capacité d’accueil du court central de Roland

Garros. L’écurie regroupe de nombreux vainqueurs dont Border Patrol (Selkirk),

un cheval entraîné lui aussi par Roger Charlton, qui a remporté consécutivement

deux Listeds avant de triompher dans les Solonaway Stakes (Gr3) sur la piste du

Curragh. Les autres chevaux de l’écurie font notamment partie des effectifs de

Ralph Beckett et Henry Cecil, en plat, ou encore Alan King, en obstacle.

LA NIÈCE DE SOVIET SONG

Élevée par l’Elite Racing Club, Marlinka est une fille de

Baralinka (Barathea), une jument

entraînée par Paul Cole (entraîneur de Percolator dont nous avons parlé plus

haut) qui a bien gagné sa vie dans la catégorie des handicaps, remportant

quatre courses. Elle est le troisième produit du mariage de Baralinka et Marju et le premier à montrer de la

qualité. Si ses éleveurs ont insisté sur ce croisement, c’est que Baralinka est

la sœur de Soviet Song (Marju),

une championne miler qui a remporté cinq Grs1, par deux fois les Falmouth

Stakes, les Sussex Stakes et les Fusaichi Pegasus Matron Stakes (Grs1). Elle

est aussi la sœur d’un autre cheval black type, Penzance (Pennekamp), qui s’est imposé dans une Listed, non pas

sur des distances rapides, mais sur les obstacles.