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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Les belles histoires des ventes

Autres informations / 13.08.2010

Les belles histoires des ventes

VENTES

ARQANA JOUR J

DE MEGAHERTZ À ELUSIVE WAVE : LA RÉUSSITE DE MICHEL

ZEROLO AUX VENTES DE L'ARC

En 2001, à la vente de l'Arc, Michel Zerolo (Oceanic

Bloodstock) a acheté Megahertz (Pivotal),

devenue une championne aux Etats-Unis. Elle a engrangé plus de 2,2 M$ de gains

et n'a été acquise que pour 91.500€. Michel Zerolo nous a raconté : « Nous

l'avions achetée pour nous, avec Eric Puerari. Nous l'avons envoyée à

l'entraînement chez Bobby Frankel. Et puis, nous avions besoin d'argent et nous

l'avons donc vendue. À ce moment-là, nous ne nous doutions absolument pas

qu'elle ferait une telle championne. En l'achetant, nous pensions qu'elle avait

un très beau potentiel, qu'elle ferait une bonne jument aux Etats-Unis, mais on

n'imagine jamais vraiment une telle carrière. Je me souviens très bien d'elle.

C'était une petite pouliche alezane. Elle était très bien faite, mais elle

n'était pas très grande. » Michel Zerolo connaît aussi une belle réussite aux

ventes de l'Arc. Il y a deux ans, il achetait elusive Wave (Elusive City) à la

veille de sa deuxième place dans le Prix Marcel Boussac (Gr1). Il nous a confié

: « Là aussi, c'est une belle histoire car ce sont les garçons de chez

Jean-Claude Rouget qui m'ont dit que je pouvais l'acheter alors que j'avais un

doute à cause de ses aplombs qui étaient très mauvais. Sans eux, je ne l'aurais

peut-être pas achetée. Ils m'ont dit qu'elle était vraiment super, que je

pouvais y aller. Elle était tordue et sans cela, elle aurait été vendue plus

d'un million d'euros. » Elusive Wave a remporté pour son nouveau propriétaire,

Martin Schwartz, le Prix Imprudence(Gr3)

et la Poule d'Essai des Pouliches (Gr1)

LES "JOCKEY CLUB" DE JEAN-LOUIS BOUCHARD

Au mois d'août 1996, Gérard Larrieu se porte acquéreur

pour Jean-Louis Bouchard de Dream Well, futur double gagnant de Derby. « Je me

rappelle très bien dans quel contexte cela s'est passé. Jean-Louis venait de

remporter deux mois avant son deuxième Prix du Jockey Club en quatre ans avec ragmar (le premier était avec Celtic arms en 1994). Et il n'avait

pas particulièrement envie de réinvestir. Car lorsqu'on gagne deux "Jockey

Club" en deux ans, on se dit que c'est impossible de retrouver un

troisième gagnant ! C'est plutôt quand on cherche le cheval pour gagner le

"Jockey Club" qu'on investit beaucoup. Enfin, voilà, du coup,

Jean-Louis n'était pas très prêt à investir et la veille des ventes, il nous

annonce qu'il a acheté le top de la vente de tableaux ! Au bord du ring, il a

vu que Pascal [Bary] et moi étions un peu déçus et quand Dream Well – un fils

de Sadler's Wells - est passé, que l'on a vu qu'il était racheté, on s'est dit

que cela valait le coup d'aller voir Tim Richardson. J'y suis allé. Il m'a proposé

un prix que Jean-Louis n'a pas accepté. Finalement, Jean-Louis s'est associé

avec la famille Niarchos à 50% et il était ravi d'amener ces nouveaux

propriétaires à Pascal. Je pense que Dream Well a fait ce prix parce qu'il

n'était pas encore « venu ». C'était un premier produit, il s'est beaucoup

amélioré surtout à 3ans et a gagné le "Jockey Club" et le Derby

irlandais. Jean-Louis a donc eu trois gagnants de Jockey Club entre 1994 et

1998… avant d'acheter Blue Canari et de remporter le derby français en 2004 !»