Saratoga 1er jour : résistant et poussif.

Autres informations / 03.08.2010

Saratoga 1er jour : résistant et poussif.

INTERNATIONAL

Il est

clair que le marché des yearlings de ce début de décennie n'est pas à l'image

des excès des années fastes. Nous avions l'an dernier un mâle à 1,5 millions de

dollars et 14 qui dépassèrent les 500.000$, contre seulement 4 cette année.

John Ferguson, en déboursant 800.000$ hier soir à Fasig-Tipton Saratoga, s'est

emparé pour Cheikh Mohamed du top du premier jour. Ce poulain par l'étalon

maison de tête, Street cry, a fait l'unanimité des avis : issu d'une sœur de

one cool cat, il était le plus séduisant de la soirée, et cela n'étonnera pas

les éleveurs français puisque sa famille remonte à la grande Valoris. Le

chairman Walt Robertson n'a pas cherché à fuir l'évidence : les acheteurs

veulent rester dans des zones rai- sonnables, et le seuil du million retrouve

la signification qu'il avait il y a fort longtemps. Cette concentration du marché

des yearlings de qualité aux alentours de 250.000$ (c'est là que s'est fixée la

médiane hier) est une réalité porteuse d'espoir. On revient ainsi à des prix

abordables pour les acheteurs et susceptibles d'assurer une rentabilité

acceptable pour les vendeurs, compte tenu de la baisse spectaculaire des prix

des saillies durant les trois dernières années. La santé de l'activité passe

par le renoncement aux prix "de folie", et c'est à ce processus que

nous sommes désormais confrontés. En revanche, le pourcentage de vendus à 65% a

été  jugé insuffisant, et il traduisait

le caractère timoré d'une demande hésitante, comme la baisse de la moyenne de

13%. Cependant, comme souvent à Saratoga, y compris dans les belles années,

tout le monde a besoin d'un échauffement, et il est plus sage d'attendre les résultats du deuxième jour pour tirer des

conclusions significatives. On

notera qu'avec 8 yearlings, Darley demeure l'acheteur de tête à Saratoga, et

que le quatrième prix, un fils de Pulpit qui a fait 525.000$, a été élevé par

Winchester Farm, propriété de la Française Marie Debbeuscher-Yoshida.