Tribune : pétition contre la réforme des courses à réclamer

Autres informations / 24.08.2010

Tribune : pétition contre la réforme des courses à réclamer

Un texte pétitionnaire contre la réforme des "réclamers" a été rédigé par frédéric danloux, président de l'association des entraîneurs propriétaires de galop. Il a réuni plus de quatre-vingt signatures des professionnels des courses, essentiellement des propriétaires et des entraîneurs. Voici ce texte dans son intégralité.

« monsieur le président,

Lors du comité du 7/06/2010, vous avez fait adopter, sans débat possible, de nouvelles règles financières concernant les courses à réclamer. Contrairement à ce qui a été dit ce jour-là, les conseils du plat et de l'obstacle n'avaient pas adopté cette mesure avec une large majorité. Il suffit pour cela de consulter le compte-rendu du conseil de l'obstacle du 08/04/2010 dans lequel les représentants des associations professionnelles réclament de pouvoir en débattre plus longuement à l'intérieur de chaque association et ainsi organiser une concertation réelle et sérieuse avec les acteurs concernés. Une fois de plus, la direction de france galop a tenté de faire passer en force et sans concertation une mesure dont l'intérêt reste à ce jour douteux. Toutes les simulations prouvent que globalement, les propriétaires perdront de l'argent avec cette nouvelle règle et surtout les "petits" propriétaires qui sont les principaux fournisseurs de chevaux courant à réclamer ; ceci entraînera une raréfaction des partants dans ces courses, les propriétaires hésitant à prendre le risque de dépenser beaucoup d'argent pour essayer de rentabiliser un peu leur cheval en le défendant. Cette mesure aura donc tendance à désertifier les courses à réclamer qui, jusqu'ici, sont un excellent support pour les enjeux pmu. France galop n'a pas vocation à toucher une commission sur les ventes de chevaux et doit revenir à une logique simple, où, d'une part, lorsqu'il n'y aurait pas d'acheteur, le vendeur ne subirait aucun coût supplémentaire et serait ainsi encouragé à courir ; et, d'autre part, lorsqu'il y aurait un acheteur, le vendeur encaisserait la totalité de la somme payée, ce qui encouragerait également les propriétaires à engager leurs chevaux dans ces courses. À continuer dans sa logique de hausse continuelle de la taxation, france galop se coupe l'herbe sous le pied et contribue à vider les courses de leurs contenus : les chevaux. A l'heure ou l'on constate une baisse des enjeux au galop, c'est mettre en danger le systeme, et risquer de transferer les paris encore plus vers le trot. Il y va de la survie des courses au galop ! Le pmu l'a bien compris, les courses sans competiteurs ne feront jamais recette. Nous vous demandons de suspendre l'application de cette mesure sans delai dans l'interet des propriétaires qui font la recette, sont le tissu economique et sans qui l'institution ne peut fonctionner. Connaissant votre sens de la concertation et certain que vous saurez donner un accueil favorable a notre demarche, veuillez agreer, monsieur le president, nos sentiments les plus respectueux. »