Une premiere annee reussie pour le havre

Autres informations / 12.08.2010

Une premiere annee reussie pour le havre

VENTES

ARQANA JOUR J

Gagnant du Derby français, le

Jockey Club (Gr1), Le Havre fait la monte en France. L’étalon a bouclé sa

première saison et cela a été une réussite. Apprécié des éleveurs, Le Havre, bien soutenu par son équipe,

a convaincu et a sailli

plus de 145 juments au Haras de la Cauvinière. À quelques jours des

ventes d’août d’Arqana - d’où provient Le Havre (Coulonces Consignment) - nous

sommes allés rendre visite à l’étalon de Gérard Augustin-Normand et à Sylvain

Vidal, manager du propriétaire de la casaque blanche toque violette. Au Haras de la Cauvinière, la star, c’est Le Havre. Comme aux

"US", la plaque sur son boxe rappelle sa victoire dans le

"Derby" et ses origines. Plus loin, l’étalon flâne dans son paddock. Très gentil, il vient de lui-même à notre

approche et se laisse caresser. «

Mentalement, il n’a pas changé, nous explique Sylvain Vidal. Il est vraiment

resté très gentil. Mais physiquement, il a pris cent kilos. Sa grande force,

c’est d’avoir un tempérament très froid. Il est sûr de lui » En pleine expansion, le Haras de la Cauvinière a beaucoup misé sur

Le Havre et après sa première saison de monte, 

l’étalon  a  réussi 

sa    mission. « J’aurais pu

avoir plus de 200  juments pour lui, nous apprend Sylvain

Vidal. Mais j’ai volontairement limité leur nombre et 145 juments ont

finalement été saillies par Le

Havre. Pour la répartition, environ 45% sont soit des juments du Haras de la

Cauvinière soit des juments appartenant à Monsieur Augustin-Normand. » On a vu par le passé des étalons ne pas

"se faire" à leur nouveau métier,

Kingsgate native par

exemple. Le Havre n’a pas eu ce

problème. « Il a très vite compris et son apprentissage s’est bien passé »,

raconte Sylvain Vidal. Concernant le caractère très gentil du cheval, Sylvain

Vidal explique : « Je pense que c’est avant tout une question de feeling. Ici,

nous sommes en harmonie avec lui. On le respecte et on le comprend. Aussi, j’ai

la chance d’avoir une superbe équipe avec des gens qui ont une grande expérience

et ont travaillé un peu partout dans le monde. Cela joue beaucoup aussi. On ne

peut pas se permettre d’avoir des débutants pour s’occuper d’un cheval comme

lui. »

UN DEUXIEME ETALON AU HARAS DE LA CAUVINIERE

? C’EST POSSIBLE

Avec l’arrivée de Le

Havre, le Haras de la Cauvinière a pris

une autre dimension. Il y a de la place et, pourquoi pas pour un deuxième

étalon. « Nous y réfléchissons, nous a appris Sylvain Vidal. Mais nous voulons

prendre notre temps, car nous cherchons avant tout un cheval au profil

différent de Le Havre. Si l’on rêve un peu, l’idéal serait bien

sûr d’avoir un étalon né et élevé à la Cauvinière ! »

SYLVAIN VIDAL TOUJOURS ACTIF AUX VENTES

En 2009, on a pu constater que

Sylvain Vidal, généralement pour le compte de Gérard Augustin-Normand, se

montrait actif lors des ventes. Ses principaux achats étaient des pouliches

avec un très bon pedigree en vue de leur future carrière de poulinière. « Avec

la crise, des pouliches au bon papier ou par un très bon étalon du type Montjeu

ou Galileo n’étaient pas aussi chères qu’elles auraient pu être, nous a

expliqué Sylvain Vidal. Alors nous avons choisi ce créneau, tout en

sélectionnant dans les papiers des familles que l’on connaît bien. Cette année,

puisque maintenant nous avons assez

de pouliches et donc

futures poulinières, nous devrions être encore actifs   mais sur un créneau différent. »

LES

RAISONS DE LA RÉUSSITE DE LE HAVRE

Pour

sa première saison de monte, Le Havre a reçu un bon accueil. Pour Sylvain

Vidal, cette réussite a plusieurs raisons :

SES

PERFORMANCES

Le

Havre a gagné à 2ans et 3ans, de 1.400m à 2.100m. Il a gagné le Prix Djebel

dans un temps record et en battant naaqoos,

qui était un an plus tôt le meilleur 2ans d’Europe. Il a ensuite terminé

deuxième de la Poule d’Essai avant de s’envoler dans le Jockey Club, dominant

nettement Silver Frost.

UNE

HISTOIRE QUI A PLU

L’histoire

de Le Havre est rare. Son propriétaire, Gérard Augustin-Normand, aurait pu le

vendre et continuer à acheter des chevaux. Mais il croit en son cheval. Il a

alors mis un système en place pour le soutenir et l’aider à réus- sir. Beaucoup

de gens ont été marqués par sa victoire dans le Jockey Club et pour beaucoup,

Le Havre était une star.

UN

PEDIGREE ATTRACTIF

L’avantage

de le Havre, c’est qu’il possède un pedigree qui se croise avec tout. On ne

retrouve qu’une trace de northern

dancer, à la troisième génération. Et côté maternel, sa famille remonte

à une souche "Mathet" qui a été croisée à du sang allemand. Et comme

on a pu le voir ces dernières années, le sang allemand est devenu une référence

en matière d’élevage. D’ailleurs, ceux qui ont le sens du détail auront remarqué

que Le Havre est très proche physiquement de Monsun - fils de Konnigsstuhl,

présent dans le pedigree de Le Havre -, étalon de base en Allemagne. Egalement,

dans le pedigree de Le Havre, il ne faut pas perdre de vue le côté vitesse. Marie rheinberg, mère de le Havre, est

la sœur de polar Falcon, père de

l’étalon en vogue pivotal.

NOVERRE

EN PLEIN BOOM

Au

départ, le côté noverre - qui

est pourtant le frère du top-2ans arazi

- pouvait faire peur dans le pedigree de Le Havre. Mais, après Le Havre,

Noverre a prouvé cette année qu’il était capable de produire des chevaux de

Gr1. On a pu le voir avec Music Show,

l’une des meilleures 3ans sur le mile en Europe – 2e de goldikova dans le Rothschild (Gr1) et gagnante des Falmouth Stakes

(Gr1) - et  enora, gagnante du Prix de Diane allemand