Une troisieme voie pour le haras national suisse

Autres informations / 08.09.2010

Une troisieme voie pour le haras national suisse

INTERNATIONAL

Le Conseil fédéral n’en démord pas. Au début du mois, l’exécutif

(de droite) de la Confédération a confirmé sa volonté de se décharger de

l’entretien du Haras national suisse, pour cause d’économies (1,6 million de

francs suisses, à rapporter aux 60 milliards du budget national). La

mobilisation des cantons du Jura (où est élevé le cheval franches-montagnes),

de Fribourg et de Vaud (qui fournissent le gros des

salariés) peuvent dés- ormais aussi

compter sur la proposition de la filière

chevaline elle-même, à mi-chemin entre privatisation et fermeture. La

branche se montre en effet disposée à payer

davantage pour les prestations du haras (en augmentant

le prix de certains services, en élargissant leur palette) tout en réduisant de

6,1 à 4,9 millions de francs suisses annuels le besoin de financement. Une

manière d’éviter le quitte ou double : à vouloir exiger le statu quo, les défenseurs de l’institution centenaire

risquent de tout perdre. Les débats se poursuivront durant l’automne.