Vice-président du syndicat national des propriétaires président des propriétaires du sud-ouest, membre du comité de france galop

Autres informations / 24.09.2010

Vice-président du syndicat national des propriétaires président des propriétaires du sud-ouest, membre du comité de france galop

CARTE

BLANCHE A HERVÉ CHAMARTY

ARCHITECTURE DE QUELQUES

IDÉES POUR 2011

Chacun se plaît à dire, à qui veut l’entendre, que le

fonctionnement de nos courses est   le

meilleur du monde. Pourtant, il est souvent irrationnel dans de nombreux

domaines. JEUX ET ALLOCATIONS

Ces deux mots sont indissociables.

À l’heure où nous continuons d’augmenter sans cesse

l’offre jusqu’à saturation, et nous y sommes, cette dernière densification du

calendrier – PMU – va profiter à quelques champs de courses de province qui

vont goûter au parfum d’oxygène nécessaire à leur survie. C’est très bien et

mérité. Mais, après, va-t-on continuer ? Allons-nous courir la nuit, avec quels

parcours et quels professionnels ? Cette course effrénée n’empêchera pas de

voir très vite descendre les allocations qui stagnent. L’abîme viendra, et le

fossé entre les allocations et le coût de revient de nos chevaux qui ne cesse

d’augmenter sera infranchissable. Nous y perdrons les petits et des

propriétaires moyens. L’ouverture, les nouveaux opérateurs, les paris sportifs,

les chiffres vont tomber bientôt, ce ne sera pas l’Eldorado. À qui la faute ?

La conjoncture, peut-être.

IL NOUS FAUT IMPÉRATIVEMENT

AUGMENTER LES ALLOCATIONS = PLUS DE CHIFFRE D’AFFAIRES.

Alors il faut rebondir, bouger, réformer, entreprendre

et créer. Facile à dire !

Quelques pistes peuvent nous aider à réfléchir, puis à

agir. Un constat : notre système est usé. La machine est bien rodée, mais elle

s’endort. Nos jeux sont dépassés à l’image du Quinté, il ne fait plus rêver. Bien sûr, il sauve la recette, mais c’est bien là le

mot : "il sauve". Il n’est plus possible d’intéresser tous les jours

de la semaine de cette manière.

Innover avec un ou plusieurs nouveaux jeux très

attractifs financièrement est peut-être la solution. Un jeu événementiel qui

fait parler dans les chaumières, proche de l’Euro Millions avec un maxi pactole

:un événement par semaine, un événement par jour férié,

une nouvelle locomotive autour de laquelle on

reconstruira pour élargir notre image.

Cet événement pourrait se courir aussi à l’étranger

afin de drainer des parieurs européens. C’est de la dynamique commerciale que

viendra le salut. La balle est dans le camp du PMU.

DÉPLACEMENTS & VIE DES

COURSES

Au moment où Air France commence à vouloir mieux gérer

les déplacements de son personnel navigant (réflexe tardif, mais ô combien

nécessaire), cette course folle aux hippodromes des quatre coins de l’hexagone,

mais  irréversible, tion du personnel. Les frais de déplacements, ajoutés

aux risques, à la fatigue des lads, sont à leur comble.Nous transportons des

chevaux de compétition précieux et délicats. La grande majorité de nos

professionnels sont très minutieux sur les préparations d’avant-course, et

c’est essentiel. Une piste, là aussi, est à ouvrir. Nos centres d’entraînements

de province et de Paris, comme certains pôles de transport très soignés,

devraient pouvoir accueillir et organiser la réception des chevaux prêts à courir

le lendemain ou en meeting, avec un personnel sur place, compétent et encadré,

avec peu de déplacements, aux ordres de l’entraîneur commanditaire. On sait

tous que le travail en amont de la course est le plus important, il suffit que

le cheval voyage très bien.

CRÉATION DE PÔLES DE

RÉCEPTION

Arrivées et départs + encadrement ! Y réfléchir.

LONGCHAMP & COMMERCIAUX

L’avant-projet de Longchamp avance à grands pas, nous

aurons bientôt à décider de l’ampleur de l’investissement et de sa date. Projet

de prestige uniquement, vitrine de la France  

des courses. Irrationnel, peut-être ? Après tout, pourquoi pas, on peut

se faire plaisir, mais en a-t-on les moyens ? Cela me fait penser au Concorde,

vitrine technologique, arrivé à contre-courant. On connaît sa fin. Qu’en

reste-t-il : l’image. Prestige,

vitrine technique, mais le mot "rentabilité" ne fait pas toujours

partie du vocabulaire du monde des courses… Une entreprise, lorsqu’elle crée un

produit, un concept, un projet, met en place simultanément une structure commerciale

pour vendre ce produit ou ce concept. Sans cela il restera dans les cartons.

Nous avons besoin sur tout l’hexagone de commerciaux pointus, rémunérés par

intéressement, le couteau entre les dents. Nos hippodromes sont implantés sur

des sites de verdure magnifiques, avec des structures d’accueil pouvant

recevoir des milliers de personnes et qui dorment 320 jours sur 365. Ce n’est plus possible ! Ces bâtiments sans public, sans animations, sans vie

sur toute la France sont largement sous-exploités.

IRRATIONNEL ENCORE UNE FOIS

Une nouvelle source de revenus pour nos hippodromes

est possible. Événements : politiques, culturels, musicaux, mariages,

séminaires, congrès, expositions, dégustations, ventes. Imagination et création

autour des courses : un concept doit voir le jour.

il faut une structure

commerciale au service de tous les hippodromes.

POLITIQUE & POUVOIR

Nous avons assisté à quelques effets d’annonce ces

derniers jours à propos d’une réforme possible et nécessaire des instances de

France Galop. Quelques-uns ont jeté un gros pavé dans la mare, il fallait le

faire pour bouger les choses.Le monde

associatif est une base incontournable. Nous avons besoin de

transparence et de concertation. Nos réunions de comité ressemblent à un grand

monologue de trois heures, c’est déprimant. Ce système instauré sous l’ère

Lagardère, "monarque exceptionnel", n’est plus en phase avec une

démocratie moderne source de dialogue, d’écoute et d’harmonie entre socioprofessionnels.

LA COMPOSITION IDÉALE À MES

YEUX SE RAPPROCHE DE CELLE DE NOS AMIS DU 

TROT.

Les membres associés doivent

revoir leur mode de recrutement et leur durée. Comment

confier une analyse, un travail, une réflexion responsable qui engage l’avenir de

France Galop à des gens qui ne sont plus dans le circuit depuis longtemps ? Il

faut changer les règles sans changer l’esprit ni l’éthique. L’arrivée d’un

nouveau membre associé doit être proposé au comité de France Galop. Donner plus

de pouvoir au comité par respect des élus qui se déplacent et travaillent

chacun pour leur association et leur région.

ACTIFS PAS REPRÉSENTATIFS

Notre syndicat va se réunir bientôt autour de Philippe

Bouchara, ces sujets seront évoqués et notamment celui-ci, très politique, qui

engage le travail de nos représentants régionaux. Je laisserai le soin à notre

président Philippe Bouchara d’étayer davantage les orientations choisies pour

2011.