2005 : l’écrasante victoire de shirocco dans le breeders’ cup turf

Autres informations / 28.10.2010

2005 : l’écrasante victoire de shirocco dans le breeders’ cup turf

LE

MAGAZINE

Jusqu’au Breeders’ Cup et au week-end international de

l’obstacle, nous vous proposons une série sur des gagnants marquants au cours

de ces grandes journées de courses. Nous commençons aujourd’hui avec Shirocco,

intouchable dans le Breeders’ Cup Turf 2005. En 2005, la vingt-deuxième édition

du Breeders’ Cup se tient à New York, sur le site de Belmont Park. La pluie est

tombée abondamment les jours précédents, ce qui va faire les affaires de shirocco, fils de monsun. Face une opposition relevée,

comprenant les européens azamour (Night

Shift) et bago (Nashwan), et les

américains shakespeare (Theatrical)

– gagnant de Gr1 à Belmont – et better

talk now (Talkin Man) – Man O’War Stakes, Gr1, à Belmont –, Shirocco se

révélera intouchable. Vite en tête du peloton, loin derrière shake the bank (Sandpit), leader de

Better Talk Now, le pensionnaire d’André Fabre sera le premier à attaquer. Il

ne sera jamais rejoint, apportant une quatrième victoire à son mentor dans une

épreuve du Breeders’ Cup et une première pour son jockey, Christophe Soumillon.

Lauréat en 2004 du derby Allemand, Shirocco est arrivé en France en milieu de

saison 2005 chez André Fabre. Il était d’ailleurs le premier cheval du Baron

Van Ulmann chez l’entraîneur cantilien. Troisième du Prix Foy (Gr2) pour sa rentrée,

il a ensuite très bien couru dans l’"Arc", terminant quatrième. Net

gagnant à Belmont, il a poursuivi sur sa lancée à 5ans, s’imposant

successivement dans les Jockey Club Stakes (Gr2), le Coronation Cup (Gr1) et le

Prix Foy (Gr2). Il connaitra ensuite un "jour sans" dans

l’"Arc" de rail link  (Dansili), terminant seulement  septième. L’avantage de Shirocco dans le

Breeders’ Cup Turf n’a pas été seulement lié à l’état du terrain. Il avait

aussi peu couru durant la saison – c’était seulement sa troisième course de

l’année – et, comme l’avait expliqué André Fabre après la victoire de son

pensionnaire : « C’est en fait un cheval très puissant qui a besoin de rythme,

et le déroulement de la course lui a parfaitement convenu. C’est un cheval de

tenue. »

CHRISTOPHE SOUMILLON : «

J’AI MONTÉ SHIROCCO AVEC BEAUCOUP DE CONFIANCE. »

À ce jour, Shirocco est l’unique victoire de

Christophe Soumillon dans une épreuve du Breeders’ Cup. Il se rappelle bien ce

succès et il est revenu avec nous sur cette course : « Avec Shirocco, je me

voyais une bonne chance et j’ai monté le cheval avec beaucoup de confiance. Il

venait de terminer quatrième de l’"Arc" et était bien monté en condi-

tion ensuite. Je suis arrivé à New York trois jours avant, et il pleuvait beaucoup,

ce qui renforçait nos chances. Aux États-Unis, les courses sont toujours un peu

pareilles, tactiquement parlant. Il faut savoir partir vite et avoir un cheval

qui "s’impose" dans le parcours. Il y avait un leader dans notre

course, je l’ai laissé partir. Et, juste avant le dernier tournant, nous sommes

revenus sur lui. J’ai choisi de monter mon cheval de façon offensive, car je

savais qu’il était dur. Je n’ai donc pas hésité à partir de loin.  Shirocco a ainsi pu prendre un peu de champ sur

ses rivaux et reprendre un bol d’air à l’entrée de la ligne droite. Il est

ensuite facilement reparti. C’était gagné. » Ce qu’il faut savoir, c’est que

Christophe Soumillon avait passé un hiver aux Etats-Unis, et cette expérience

l’a aide, comme il nous l’a expliqué : « Durant l’hiver 2000-2001, j’ai passé

un mois et demi chez Patrick Biancone. Là-bas, j’ai pu apprendre beaucoup de

choses, notamment sur les courses américaines. Cette expérience m’a été utile.

C’est bien d’arriver pour monter dans un autre pays quand on sait comment cela

se passe. »