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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Arqana enregistre un nombre record de vendus

Autres informations / 22.10.2010

Arqana enregistre un nombre record de vendus

BILAN ARQANA OCTOBRE

Jeudi, Arqana Octobre a fermé ses portes. Le bilan de

ces quatre journées de vente est globalement bon : le prix moyen est en hausse

de 8%, le médian de 16% et le chiffre d'affaires de 21%. La progression du

chiffre d'affaires s'explique en partie par le nouveau format voulu par Arqana

qui avait catalogué plus de lots qu'à l'accoutumée, trente-trois de plus qu'en

2009. Mais à cela, Olivier Delloye nous a répondu : « Les lots vendus sont au nombre

de 420, en comptant les ventes à l'amiable, et ce chiffre n'a jamais été

atteint depuis la création d'Arqana Octobre. C'est une réelle satisfaction car

nous avions remarqué par le passé que nous avions une capacité d'absorption jusqu'à

350 vendus et nous avions du mal à dépasser ce chiffre, indépendamment du

nombre de catalogués. » En 2007, Arqana Octobre avait réalisé une année tout à

fait exceptionnelle, mais n'avait pas vendu autant de chevaux. C'est donc en

effet pour la première fois qu'un tel nombre de yearlings change de mains en

octobre.

RAMENER ARQANA OCTOBRE SUR

TROIS JOURS

Le bilan est satisfaisant, les résultats du quatrième

jour sont similaires à ceux enregistrés au Jour 3 si on excepte le "volet

obstacle" qui a nettement "boosté" le troisième jour.   Au 

moment  du  bilan, 

Arqana fait remarquer que les acheteurs sont restés jusqu'au bout, mais

une majorité de vendeurs restent sceptiques quant à la nécessité de cette

vacation supplémentaire, tenue en réalité sur une demi-journée avec 83 lots

catalogués. Éric Hoyeau et Olivier Delloye 

ont  expliqué : « Nous ne

souhaitons pas obligatoirement conserver cette quatrième journée l'an prochain.

L'objectif serait même de pouvoir ramener cette vente sur trois jours. Avec les

acheteurs, vendeurs, le conseil d'administration d'Arqana, nous avons travaillé

longuement sur ce nouveau format. Nous avons tenu compte des avis de chacun et

nous avons ensuite réalisé des simulations en fonction de la logistique et du

type de marché avant de nous rapprocher de nouveau des acteurs principaux, puis

de valider nos choix. Nous n'avions pas assez de boxes pour tenir cette vente

sur trois jours tout en élargissant le catalogue. Nous avions donc choisi

d'organiser cette vente sur quatre jours. Pour tenir sur trois jours, certains

nous disent qu'il aurait fallu passer plus de lots les deux premiers jours [le

troisième étant déjà composé de 200 lots, ndlr], mais en gonflant

"artificiellement" cette partie 1, nous aurions été à l'encontre de

notre logique d'hypersélection sur ces deux premiers jours. Nous allons donc

réétudier la question. »

UN TOP PRICE À 40.000€

# 530 

M  MANDURO & SUÉDOISE, PAR

KRIS    40.000€ Cette dernière

journée de vente ne présentait que quelques dizaines de lots et c’est un fils

de Manduro (Monsun) qui a

réalisé le meilleur prix. Il s’agit d’un frère de San Martin (Oasis Dream), un gagnant de la Coupe de Marseille (L)

qui avait été vendu 80.000€ en août 2008. Ils étaient nombreux à vouloir ce

produit qui restera sur place puisqu’il a été acheté par Markus Nigge. «

Au-delà de 20.000€, on savait qu’il resterait à Deauville », nous a dit Franck

Champion, le directeur commercial du Haras d’Etreham. À ce seuil des 20.000€,

Markus Nigge était à la lutte avec Philippe Van de Poële. « J'ai pu voir qui

était sur le poulain seulement à la fin ; c’était Philippe, nous a confié

l’entraîneur deauvillais. Le poulain est beau, pas très grand, mais il est né

au mois d’avril. C’est une famille qui a un peu de vitesse et qui est dure.

Nous avons déjà eu un produit de cette famille. Ce n’était pas un champion mais

il donnait tout ce qu’il avait. Je l’ai acheté pour un client, Lutz Bongen.

Durant ces ventes d'octobre, on a acheté trois chevaux. »

LE MARCHÉ ESPAGNOL ENCORE PLUS DYNAMIQUE

Les  yearlings  destinés 

à  l’exportation  vers l’Espagne  ont 

représenté  26  adjudications contre   24  

l’an   passé   pour  

un   montant proche de 600.000€,

soit 150.000€ de plus qu’en  2009.  Le 

marché  espagnol  est 

donc toujours  dynamique  à 

Deauville  après  les années 

d’importations  massives  à  la  suite de 

la  réouverture  de 

l’lippodrome  de  la Zarzuela à Madrid.

LES RÉACTIONS DES VENDEURS

SUR LES QUATRE JOURS DE VENTE

PATRICK CHÉDEVILLE (HARAS DU

PETIT TELLIER) 12 présentés - 8 vendus - C.A. : 218.000€ « Pour

nous, cela s'est plutôt bien passé. Nous avons vendu huit des douze chevaux que

nous avons présenté. S'agissant de la vente 

dans  son ensemble,  la première 

mi-temps [la partie 1, ndlr] était très bonne et cela est en partie dû

au renforcement du catalogue. La deuxième mi-temps [la partie 2, ndlr] a été un

petit peu plus difficile car l'offre est au-dessus de la demande, donc les

acheteurs trient et nous vendons donc moins facilement. Mercredi, nous avons dû

racheter deux mâles. Cependant, la grève des raffineries nous a peut-être aidés

aussi : les acheteurs ont eu du mal à venir, mais une fois qu'ils étaient là,

ils ont aussi hésité à repartir à cause de la pénurie de pétrole (rires) »

MATHIEU DAGUZAN-GARROS

(HARAS DES GRANGES) 10 présentés - 8 vendus - C.A. : 153.000€ « Je suis

satisfait du nouveau format. Lundi, au début de la vente, le marché était un

peu "mou", mais après, cela s'est plutôt bien déroulé. Une fois

encore, on remarque que le marché est très sélectif ; les modèles doivent

répondre parfaitement aux attentes. Je suis vendeur et j'ai accepté de laisser

partir mes chevaux parfois un peu en-dessous du prix de réserve. Le système des

primes en France fait aussi fonctionner le marché et favorise les échanges. »

HUBERT  HONORÉ 

(HARAS D'OMMÉEL) 17 présentés - 16 vendus - C.A. : 416.000€

« Je suis content de ma vente puisque avec 16 produits

vendus, le Haras d'Omméel enregistre une moyenne de 26.000€ et un seul yearling

racheté. Je trouve par ailleurs que la décomposition du catalogue en deux

parties distinctes est une très bonne idée. Le marché était dynamique et pour

le Haras d'Omméel, tout s'est bien déroulé, j'imagine que les bons résultats en

course obtenus ces derniers temps y sont pour quelque chose. Mais le marché

nous rappelle encore que les éleveurs-vendeurs doivent être de plus en plus

pointus sur ce que les juments produisent. Il ne faut pas s'entêter avec les

juments qui produisent mal. Nous sommes dans une période de

"zappeurs" et nous devons être plus "zappeurs" que les

"zappeurs" ! »

HENRI BOZO (ÉCURIE DES

MONCEAUX) 11 présentés - 11 vendus (dont un à l’amiable) - C.A.

: 718.000€ (ventes amiable incluses) « Globalement, le marché était actif. Les

deux premiers jours, les chevaux faisaient des prix très corrects. C’était

assez sain comme marché, autant pour les acheteurs que pour les vendeurs. Il

n’y a pas eu réellement de chevaux surpayés. La vente d’octobre s’améliore et

se consolide. Le nouveau format proposé par Arqana a plutôt bien fonctionné,

c’est très encourageant. Les ventes d’août doivent être réservées aux chevaux

qui sont prêts pour cette vente, je pense qu’il faut encore être plus sélectif

en août, avec un petit format, quitte à avoir plus de produits en vente en

octobre. Pour nous, cette vacation s’est très bien passée, on a présenté onze

produits et dix ont été vendus au marteau [le dernier a ensuite été vendu à

l’amiable, ndlr]. Tous ce sont vendus comme on l’espérait, on est ravi. »

ÉRIC LHERMITE

(HARAS DE GRANDCAMP) 47 présentés - 42 vendus (dont 3 à l’amia- ble) - C.A. :

1.182.500€ (ventes amiable incluses) « Le bilan est bien meilleur que ce à quoi

je m’attendais. Je n’étais pas très optimiste et j’appréhendais         beaucoup cette dernière journée.

Finalement, ça s’est plutôt bien passé. On a présenté beaucoup de chevaux, pas

forcément avec des étalons très commerciaux et ce que je remarque, c’est que

les acheteurs se sont plus arrêtés au modèle. L’étalon est forcément un plus,

mais les produits sains n’avaient globale- ment pas de problème pour trouver un

acheteur. La marché s’est bien tenu, il a été actif, sélectif et, sur la

totalité de la vente, je pense qu’on est en hausse par rapport à l’année

dernière. C’est sans doute dû aux deux premiers jours, où Arqana avait fait ce

choix de la sélection. Ça a créé une bonne dynamique et les deux derniers ont

été assez bons compte tenu du catalogue. »