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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Ce qu’il faut retenir de la conférence  internationale

Autres informations / 06.10.2010

Ce qu’il faut retenir de la conférence internationale

AU CŒUR DE

L’ACTU

En sa qualité de président de la Fédération

internationale des autorités hippiques 

(FIAH),  Louis  Romanet  

a prononcé le discours de conclusion et de  synthèse 

de  la  44e  

Conférence internationale, lundi à France Galop. Voici la liste de tous

les points abordés devant les représentants des 56 pays membres avec, pour

certains d’entre eux, le commentaire de Louis Romanet (entre guillemets). Les

autres phrases sont signées de la rédaction de Jour de Galop.

À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE : DE

NOMBREUSES ÉVOLUTIONS AUTOUR DE LA FIAH

CRÉATION D’UN COMITÉ POUR LE

BIEN-ÊTRE DES CHEVAUX Force de propositions et de réglementation, la FIAH

travaille sur les meilleures pratiques dans chaque domaine. Le Comité pour le

bien-être des chevaux répond à une préoccupation à la fois éthique et

sociétale. Ce comité est présidé par le professeur Tony Morris, vétérinaire et

directeur à la British Horseracing Authority.

CHANGEMENTS DANS L’ORGANISATION

DE LA FIAH

Le président (Louis Romanet) est désormais,

statutairement, un président indépendant – et non plus un homme qui cumule

cette présidence avec des fonctions opérationnelles dans une des

sociétés-membres. Deux membres tournants représentent les pays en développement

au conseil exécutif : un pour l’Asie et un pour l’Europe. Le poste de directeur

exécutif a été remplacé par un secrétaire général, Monsieur Aki Akitani, qui

est gracieusement mis à la disposition de la FIAH par son employeur, la Japan

Racing Association jusqu’à la fin 2012. La cotisation de chaque pays membre a

été réajustée selon l’évolution de sa situation économique.

CRÉATION

D’UNE FÉDÉRATION EUROPÉENNE ET MÉDITERRANÉENNE

Elle compte 19 membres fondateurs mais pourrait atteindre

30 pays dans la durée.

Cette fédération régionale rejoint, au sein de la FIAH

: l’OSAF (10 pays d’Amérique du Sud) et l’Asian Racing Federation (20 membres

dont l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande).

HARMONISATION DES RÈGLES DE

COURSE

« Comme vous le savez, nous n’avons pas réussi à

progresser sur l’harmonisation des gênes en course. L’an dernier, devant vous,

j’avais déjà noté qu’il serait impossible d’avancer sur ce sujet si la France,

d’une part, et la Grande-Bretagne et l’Irlande d’autre part, ne faisaient pas

un pas l’un vers l’autre. Malheureusement, comme l’a expliqué le président de

France Galop au dîner de l’“Arc”, cela ne s’est pas fait. La FIAH, à travers

son Comité pour l’harmonisation des règles les jours de courses, n’est qu’un facilitateur

qui ne peut pas imposer ses règles à ses membres. Enfin ! Les discussions se

poursuivent et la porte n’est pas fermée. » La FIAH a toutefois obtenu une

harmonisation sur d’autres sujets : les opérations de pesée, le fait que le 1

dans les stalles de départ soit toujours placé le long du rail, les règles

d’appel contre une décision prise par les commissaires sur l’hippodrome, les

déclarations de non-partants jusqu’au départ, etc.

RENFORCEMENT DU CONTRÔLE DU

NIVEAU DES STAKES

L’IRPAC (International Grading

and Race Planning Advisory Committee) travaille sur les critères de promotion

et de rétrogradation des courses black type. L’Amérique du Sud est annoncée en

grands progrès, et va adopter un système de handicap centralisé aux standards

internationaux.

PROGRÈS DANS LA LUTTE CONTRE LE DOPAGE

Après l’abandon des stéroïdes,

les progrès continuent aux États-Unis. Le taux de Bute (anti-inflammatoire non

stéroï- dien) a été ramené de 5 microgr/ml à 2 microgr/ml pour une dose de

produit injectée au moins 24 heures avant le contrôle. « C’est un progrès

significatif, car le seuil précédent compromettait le travail de contrôle des

vétérinaires officiels. » Mais surtout, l’Amérique du Sud a pris la décision

d’interdire le Lasix dans toutes les courses black type à partir de 2013. La

génération des chevaux nés en 2010 sera donc la première génération à disputer

les classiques d’Amérique du Sud sans Lasix. « Je félicite tous mes amis

d’Amérique du Sud d’avoir suivi les recommandations que j’avais faites à la

table ronde de Saratoga l’an dernier. »

OPEN FORUM

PRÉSENTATION

DE TROIS PAYS : AUTRICHE, MAROC ET INDE

L’Autriche tente de relancer

son activité hippique avec l’aide d’un investisseur privé ; le Maroc prépare un

plan de développement qui sera annoncé par le roi Mohammed VI ; l’Inde se

développe à toute vitesse et sa qualité lui ouvre les portes du monde.

ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE DES

COURSES ET DE L’ÉLEVAGE

L’élevage a souffert – surtout aux États-Unis où la

production a baissé et ce pays-continent attend, en 2011, un nombre de

naissances historiquement bas (revenu au niveau de 1973). Les saillies sont

baissé de 20 à 25% (plus au États-Unis qu’en Europe, encore une fois). Et la

plupart des ventes ont aussi baissé de 20%. Les enjeux ont aussi varié, mais

pas de la manière partout, puisque l’Australie et Hongkong ont doublé leurs

revenus on line – alors que d’autres grands pays comme le Japon ou l’Irlande

ont eux clairement souffert. Les sociétés de course ont fait des économies.

Mais cela, dixit Aki Akitani, ne doit pas les empêcher de continuer à préparer

l’avenir : en faisant évoluer leur sport pour le promouvoir (comme en

Angleterre avec le British Champions Sday) et en investissant les réseaux

sociaux (Facebook, Twitter, etc.).

SESSION CONSACRÉE AUX PARIS

Comme l’a rappelé Winfried Engelbrecht-Bresges, le

boss du Hong Kong Jockey Club, le pari hippique pèse 7% des jeux d’argent au

niveau mondial. Et cette proportion a eu tendance à baisser depuis quelques

années. Pourtant, le on line offre la possibilité de séduire des nouvelles

générations de joueurs.

IMPACT DES JEUX SUR INTERNET

AUX ÉTATS-UNIS

1,3 milliard de dollars ont été joués sur les courses

en 2009, via Internet, aux USA. Les courses sont les seules à avoir le droit de

proposer un jeu d’argent en ligne.

IMPACT DES JEUX SUR INTERNET

EN AUSTRALIE

Lancés dès 1995 en Australie, les paris hippiques en

ligne y ont connu une très forte croissance : de 75M$ en 1999 à 3,5 milliards

en 2008/2009. Cela représente 21% des paris hippiques. Malheureusement, les

bookmakers ne reversent pas un taux juste à la filière.

OUVERTURE DU MARCHÉ EN

FRANCE

Le PMU a remarquablement géré ce virage. « Mais nous

attendons aujourd’hui que la Commission européenne ratifie le taux de retour à

la filière, qui est un point vital », a précisé Louis Romanet. Enfin, lors de

la dernière session consacrée à l’activité commerciale des courses, trois

exposés ont été faits : l’un sur le rôle joué par la télévision pour attirer

les non-turfistes, l’autre sur les défis à relever par notre industrie selon un

journaliste et le dernier sur le partenariat Investec-Epsom.