Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Jean-yves beaurain nous a quittés

Autres informations / 22.11.2010

Jean-yves beaurain nous a quittés

AU CŒUR DE

L’ACTU

Le crack jockey d’obstacle Jean-Yves Beaurain est

décédé dans la nuit de samedi à dimanche, à l’âge de 44 ans, des suites d’une

longue maladie. Durant sa carrière de jockey, il a formé un tandem redoutable

avec Bernard Sécly, remportant tous ses Grs1 pour l’entraîneur cantilien. Il

montait peu, rarement pour l’extérieur, mais il avait un pourcentage de

réussite impression- nant. Tous les observateurs, turfistes comme professionnels,

se souviennent de l’association formidable qu’il formait avec Al Capone ii (Italic), avec lequel il

avait enlevé sept Prix La Haye Jousselin (Gr1) et un Grand Steeple-Chase de

Paris (Gr1) en 1997. Jean-Yves Beaurain fut l’un des rares jockeys d’obstacle à

avoir remporté tous les Grs1 d’Auteuil. Il avait arrêté sa carrière en 2002,

devenant entraîneur. Encore récemment, il était sur les pistes de Lamorlaye et

continuait d’exercer ses pensionnaires. Son fils a suivi ses traces, devenant

jockey d’obstacle après avoir été gentleman-rider. Il est actuellement au

service de Nicolas Bertran de Balanda. Ce dimanche, les jockeys d’obstacle ont

porté un brassard noir tout au long de la réunion d’Auteuil en hommage à

Jean-Yves Beaurain.

ROBERT FOUGEDOIRE : « JEAN-YVES BEAURAIN EST ASSOCIÉ À

UNE PÉRIODE DE MA VIE EXCEPTIONNELLE »

Al Capone II, grand compagnon de Jean-Yves Beaurain,

courait  sous  la 

casaque  de  Robert 

Fougedoire.  C’est donc  un 

membre  de  cette 

équipe  qui  est 

parti  dans  la nuit de samedi à dimanche, et Robert

Fougedoire nous a parlé du cavalier attitré de son champion : «  Jean-Yves 

Beaurain  a  accompagné 

la  carrière  d’un cheval exceptionnel pour moi. Il est

donc associé à une période de ma vie qui l’est tout autant. J’ai connu Jean-Yves  par 

Bernard  Secly  et 

j’avais  beaucoup  d’amitié pour 

lui.  J’ai  passé 

des  moments  merveilleux 

grâce  à lui.  J’ai 

beaucoup  pensé  à 

lui  et  j’étais 

très  content  de voir qu’il était associé à Al Capone pour

toujours sur la plaque  

commémorative   du   cheval  

à   Auteuil.   Nous étions une équipe unie dans la joie, et

sa disparition est une perte inestimable. Vendredi encore, nous pensions à lui

lorsque, à Compiègne, un hommage a été rendu à Bernard  Secly, 

avec  Al  Capone 

qui  était  présent 

pour faire  une  surprise 

à  Bernard  Secly. 

Mais,  si  on 

savait qu’il souffrait beaucoup à cause de la maladie, c’est allé

vraiment vite… »