Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

L’association des entraîneurs propriétaires réclame du changement

Autres informations / 04.12.2010

L’association des entraîneurs propriétaires réclame du changement

LE MAGAZINE

L’association des Entraîneurs Propriétaires a tenu une

conférence de presse ce vendredi matin à l’hôtel Concorde Lafayette. Au

programme : la création d’une filière de nouveaux handicaps. La parole à

Frédéric Danloux, président de l’association.

ÉVOLUTION DES ALLOCATIONS

« Entre 1996 et 2010, les allocations  ont 

progressé de 24 % : les courses de groupes ont bénéficié

d’augmentations  très importantes de 46 à

100 % d’augmentation), ainsi que les courses à conditions,  dont l’augmentation a été en moyenne de 32 %.

Dans le même temps, les courses qui font la recette ("à réclamer", à

handicap et Quinté Plus), ont vu leurs allocations augmenter moins vite que

l’inflation (15 % en moyenne). Lorsqu’on analyse la répartition des

allocations, on s’aperçoit que les courses les mieux dotées en allocations, ne

sont pas celles qui rapportent le plus d’argent et sont même, dans certains

cas, celles qui coûtent de l’argent pour être courues. Il est temps de redonner

aux acteurs qui fabriquent la recette la part qui doit leur revenir.  »

CRÉATION DE NOUVEAUX HANDICAPS

« L’association a proposé à France Galop de nouvelles

idées pour le programme de plat, notamment la  

creation d’un programme qui

assure la recette. Pour cela, l’association propose la création de

handicaps déplafonnés où les chevaux de grosse valeur peuvent et doivent courir

(la référence pourrait se situer entre 10 et 15). Ces épreuves sont richement

dotées :1re épreuve, 50 K€ au gagnant ;

2e épreuve, 35 K€ au  gagnant 

; 3e épreuve, 25 K€ au gagnant

; 4e épreuve, 15 K€ au gagnant.

La   périodicité   de ces courses devrait être d’une course par

mois, par catégorie et par distance. 

Ces  courses  ne comportent pas de référence à

l’engagement, celle-ci sera établie en fonction des chevaux déclarés partants.

Ce système a pour avantage d’être simple et de permettre aux parieurs de bien

connaître les chevaux des événements. Dès qu’un cheval sera qualifié pour

courir un handicap, sa valeur sera publiée. Il sera également créé des

handicaps de faibles allocations pour les chevaux exclus ou non qualifiés dans

les événements. Pour commencer, l’association propose de créer 10 courses à

handicap, labellisées "Listed", pour les 4ans et + (ouvert aux 3ans

au second semestre), sur 1600m et 2400m, avec une référence, mais pas de

valeur. Ces courses pourraient être organisées sous la forme d’un challenge,

avec une finale dans chaque catégorie. Les dernières courses de chaque

catégorie seraient courues quinze jours après le Prix de l’Arc de Triomphe, les

derniers jours d’ouverture de Longchamp et Saint-Cloud. Ces courses pourraient

être organisées, pour trois d’entre elles, sur des hippodromes parisiens, et

les deux autres en province, à Lyon et Toulouse par exemple. Ces courses

permettraient de fidéliser le public qui, d’une course à l’autre, retrouverait

les mêmes chevaux. Pour permettre cette fidélisation sur ces événements, il

faut qu’une communication soit faite sur les chevaux qui les courent. Pour

cela, il pourrait être envisagé de créer un poste d’attaché de presse, rattaché

à France Galop, chargé de recueillir les avis des professionnels sur leur

cheval, avant et après la réunion. Il faut faire de ce challenge un événement

en s’inspirant du succès du GNT. »

ÉVOLUTION DES RÈGLES

« Il faudrait créer un corps de commissaires

professionnels, composé en partie d’anciens professionnels (jockeys,

entraîneurs) tournant sur tous les hippodromes qui organisent des courses PHH

afin d’aider les bénévoles. Le corps des 

commissaires  devrait  être 

composé  d’au  moins un membre issu du monde des courses

(jockey ou entraîneur). Pour une meilleure équité entre tous les participants

d’une course, il faudrait soumettre les entraîneurs étrangers aux mêmes règles

que les entraîneurs français. À savoir que, à partir du moment où un entraîneur

étranger engage un cheval dans une course française, il faudrait qu’il s’engage

à accepter un contrôle inopiné au sein de son établissement d’entraînement, sur

tous ses chevaux. Il serait peut-être intéressant de regarder comment

fonctionnent des pays comme l’Italie ou la Belgique en matière de participation

des étrangers à leurs courses. L’association réitère sa demande d’accueil

décent pour les personnels d’écurie qui accompagnent les chevaux aux courses.

Il faut mettre à leur disposition des salles de repos, des cantines aux

horaires compatibles avec les horaires des courses et des logements. De plus,

l’association demande de nouveau la création d’un département

"entraîneurs" au sein de France Galop. L’association indique qu’elle constituera,

en plus d’une liste d’entraîneurs, une liste d’éleveurs et une liste de

propriétaires. »