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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Pris en otage à la douane !

Autres informations / 08.12.2010

Pris en otage à la douane !

INTERNATIONAL

de notre envoyé spécial à

Hongkong. Chaque jour, notre reporter Adrien Détré racontera ses

aventures en terre hongkongaise. Et son carnet de bord commence fort, avec une

première journée placée sous le signe d’un mauvais souvenir à la douane…

Parti de l’aéroport Roissy-Charles de Gaule ce lundi à

13h, le vol CX 260 pour Hongkong est arrivé aux environs de minuit heure

française, et 7h du matin heure locale. Malgré le décalage horaire et

l’impossibilité de dormir dans l’avion, il va falloir rester éveillé toute la

journée, pour éviter de subir ce décalage les jours qui viennent. Première

étape, le check-in à l’hôtel et… premier contretemps. Il faut déjà attendre

cinq heures pour récupérer les clefs de la chambre. Pas d’affolement, ni

d’énervement, tout arrive à point pour qui sait attendre. Entouré d’habitués

des lieux, nous prenons la direction des quartiers commerciaux de Tsim Sha

Tsui, situé en face de l’île de Hongkong, afin de commencer l’aventure

hongkongaise par une petite partie de shopping. Quitte à perdre du temps,

autant se faire plaisir. Entre les Indiens qui vous "alpaguent" tous

les dix mètres pour vous proposer une parfaite reproduction d’une montre de

luxe et les odeurs de fritures, nous nous dirigeons chez Andy, un tailleur

express, qui confectionne costumes et chemises sur mesure en vingt-quatre

heures et pour une somme qui défie toute concurrence. Quelques heures plus

tard, nous sommes de retour à l’hôtel, après nous être perdus dans des rues qui

paraissaient toutes similaires, avec toujours cette même odeur de friture et ces

mêmes démarcheurs de fausses montres de luxe. Il faudra encore attendre un peu

pour récupérer l’accès de la chambre, mais il est déjà midi. Alors, nous en

profitons  pour déjeuner, avant de nous

rendre en Chine et plus particulièrement dans la cité de Shenzen, paradis de

toutes les marques de textiles à prix réduit. Les quelques kilomètres de métro

qui séparent Hongkong de la Chine populaire se font très vite. En théorie, il

est très facile de se rendre en Chine, en se munissant seulement d’un passeport.

Les autorités chinoises valident alors un visa directement à la frontière. Mais

les habitudes ont changé de ce côté du globe. Quelques petites querelles

politiques d’immigration entre la Chine et la France ont pesé sur les

conditions d’entrée sur le territoire chinois pour les Français. C’est

d’ailleurs en exclusivité que nous, citoyens français, nous voyons refuser

l’accès au pays. En demandant un visa, notre interlocutrice nous tend une fiche

indiquant en français : "Si vous êtes de nationalité française vous devez

impérativement faire une demande de visa aux organismes référents." Nous

nous retrouvons, nous, les quatre journalistes hip- piques français, en plein

no man’s land, entre Hongkong et la Chine, alors qu’une légère angoisse

s’installe. Interdiction de faire demi-tour, mais interdiction de passer. Que

faire ? Tenter de faire comme si de rien n’était et essayer de passer sans visa

? Cela n’a évidemment pas fonctionné… Les douaniers nous ont finalement envoyés

d’un poste à l’autre et, après un long moment d’attente, nous avons enfin

quitté la dictature chinoise pour retrouver notre chère patrie hongkongaise.

Entre temps, la chambre d’hôtel s’est finalement libérée, il est 17h, cette

première journée asiatique est passée vite. Vivement le contact avec les

chevaux et la piste !

DE LA PLUIE ATTENDUE À HONGKONG

À partir de vendredi, la pluie devrait tomber à

Hongkong. Le temps resterait pluvieux jusqu’à dimanche, jour de la réunion

internationale. Un paramètre qui ne devrait pas déplaire aux chevaux européens

et en particulier aux Français. Dans le Hong Kong Cup (Gr1), la course la plus

riche en concurrents tricolores, quatre des cinq frenchies sont friands de

terrain profond, dont le tenant du titre Vision d’état (Chichicastenango).