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Rencontre avec sandra quequin, praticienne de shiatsu équin

Autres informations / 03.12.2010

Rencontre avec sandra quequin, praticienne de shiatsu équin

LE

MAGAZINE

Quand un cheval a mal, le réflexe de la plupart des

professionnels est de faire appel à un vétérinaire, un ostéopathe ou un

maréchal-ferrant. Mais d’autres techniques existent pour soulager les chevaux,

des techniques provenant de ce qu’on appelle "la médecine douce", une

médecine de plus en plus utilisée. Le shiatsu fait partie de celles-là.

D’origine japonaise, shiatsu veut dire "pression avec les doigts".

Sandra Quequin, praticienne de shiatsu équin, explique   : « C’est une sorte d’acupuncture sans

aiguille, une pratique naturelle qui s’inscrit dans le respect du cheval. »

Sandra Quequin a travaillé sur un grand nombre de chevaux de courses à

Chantilly. Depuis, elle a déménagé et elle exerce désormais sa passion dans les

Hautes-Pyrénées. Aujourd’hui âgée de 38 ans, Sandra Quequin est cavalière

depuis l’âge de 12 ans. Elle a suivi une formation à l’école franco-écossaise

de shiatsu pour chevaux pendant trois ans. Liz Eddy fut sa formatrice,

elle-même formée par Pamela Hannay, celle qui a transposé le shiatsu de

l’humain au cheval dans les années 1980. Aujourd’hui, le shiatsu n’est pas

reconnu par l’État, mais il est validé par la Fédération française de shiatsu

traditionnel (FFST) qui réunit actuellement 3.000 adhérents et compte 600

praticiens réalisant leur travail sur les hommes ou sur les chevaux. « Le

shiatsu fortifie le cheval. Il n’agit pas seulement pour le détendre, nous

explique Sandra Quequin. Car le shiatsu travaille sur les viscères, les organes,

etc. » Cette praticienne travaille sur les chevaux de sport et sur les chevaux

de course. Ce qu’elle fait le plus souvent, c’est de travailler sur les

poulains, avant le débourrage. Elle nous explique pourquoi : « Je manipule les

poulains pour qu’ils apprennent à découvrir l’homme dans le bon sens. En les

massant, je leur offre du confort pour leur premier contact avec l’homme, et

ceci pour aider au débourrage. » Pour elle, le shiatsu est un complément aux

soins d’ostéopathie, car « l’ostéopathie agit sur l’ossature, les tendons, et

le shiatsu détend les muscles et consolide aussi le travail de l’ostéopathe. »

À QUOI RESSEMBLE UNE SÉANCE

DE SHIATSU ?

Sandra Quequin a expliqué sa manière de travailler.

Elle effectue un travail sur l’arrière-main en le détendant pour effacer les

contractures. C’est un travail bénéfique pour tous les chevaux, mais surtout

pour les sauteurs car il détend le fessier, le long vaste, le demi-tendineux et

le tenseur du fascia lata. Sandra Quequin réalise ensuite un travail sur l’abdomen

du cheval servant à atténuer les douleurs digestives ou des muscles abdominaux.

Elle détend les muscles intercostaux, le grand dentelé et les obliques. Elle

effectue également un travail sur l’avant-main et l’encolure pour masser les

muscles. Puis elle réalise des rotations et des étirements permettant

d’harmoniser l’énergie dans les méridiens. Sandra Quequin ajoute : « Le shiatsu

agit également beaucoup sur le mental des chevaux. C’est toujours un travail

sans contrainte, en douceur et que le cheval accepte. »