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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Raymonde wingtans, proprietaire du haras des forets

Autres informations / 14.01.2011

Raymonde wingtans, proprietaire du haras des forets

En 2010,

Raymonde Wingtans et son mari, Christian, ont connu une très belle réussite.

Éleveurs propriétaires, les époux Wingtans possèdent quarante hectares de

terres à Saint-Hymer, près de Pont-L'Évêque (14). C'est là-bas que Whip and Win

(Whipper), gagnante du Prix Isonomy (L) l'an dernier, a vu le jour.

JOUR DE

GALOP. – DECRIVEZ-NOUS VOS INFRASTRUCTURES ET VOTRE EFFECTIF.

Raymonde

Wingtans. – Nous possédons quarante hectares de terrain divisés en douze prés.

Nous stationnons vingt et une poulinières dont huit à nous qui

"fonctionnent". Nous avons Queensalsa [mère de Whip and Win, ndlr]

qui retourne à Whipper cette année, mais aussi Gandelia, la mère de Queensalsa

qui ira aussi à Whipper, et sa fille Queen America, pleine de Kingsalsa. Nous

avons aussi Avenue Montaigne, pleine de Desert Style ; Perle Rare, pleine de

Kingsalsa ; Sweet Valrose, pleine de Nickname ; Hollyhead, pleine de My Risk et

Conciliante, malheureusement vide de Country Reel. Nous avons également la

troisième mère de Whip and Win à la retraite. Je garde d'ailleurs tous mes

chevaux à la retraite. J'ai accueilli récemment Bamarok (Loup Solitaire), qui a

gagné dix courses, et je pense que Mikos (Sicyos), vainqueur de six Quintés,

prendra sa retraite chez moi cette année. Au total, nous avons une quarantaine

de chevaux.

COMMENT

A DEMARRE VOTRE ELEVAGE ?

Quand je

suis arrivée, il n'y avait rien. Le Haras des Forêts n'était qu'une ferme

délabrée. Nous l'avons achetée avec mon mari en 1992. Il y avait tout à faire :

les boxes, les clôtures, les allées, tout de A à Z, si bien que nous n'avons pu

y habiter qu'en 1993. Auparavant, nous possédions un petit haras du côté du

Pin. C'était une petite structure et nous connaissions une évolution assez

rapide, quelques chevaux commençaient à pointer le bout de leur nez. De ce

fait, nous devions acheter plus grand. Aujourd'hui, nous sommes très heureux de

notre haras, il est très joli, très fonctionnel. Nous avons démarré l'activité

avec Regalade, la grand-mère de Queensalsa. Nous l'avons achetée lorsqu'elle

avait 2ans. Sa propriétaire de l'époque, Madame Wetherill, ne voulait pas la

courir, car elle était très piquée devant. Elle était chez Éric Danel, que je

connaissais, et nous avons donc décidé de l'acquérir. C'est la base de notre

élevage.

QUELLES

SONT VOS METHODES DE CROISEMENT ?

Je

regarde beaucoup le pedigree. Je recherche avant tout de la vitesse et de la

précocité, c'est-à-dire des chevaux entre 1.400 et 1.600m. Je regarde aussi le

modèle pour effectuer mes croisements. Si la jument n'est pas très grande, je

vais faire attention à la taille de l'étalon. Par exemple, pour Queensalsa qui

est le portrait craché de son père Kingsalsa, un étalon comme Whipper convient

tout à fait. Car elle est déjà grande. En revanche, pour un plus petit gabarit,

je choisirais un étalon plus imposant.

ETES-VOUS

ATTENTIVE AUX BIENFAITS DE VOS TERRES ?

Quand

j'ai acheté ici, je me suis dit que j'avais une chance inouïe. Tout le monde

m'a dit que je devais avoir des terres extraordinaires et en effet, je le crois

bien. Je ne sais pas à quoi c'est dû, en tous cas, elles sont excellentes. Mais

c'est vrai que je ne lésine jamais sur la nourriture. J'ai pour réputation de

nourrir beaucoup mes chevaux et ce n'est pas complètement faux car selon moi,

l'herbe et la richesse de la terre n'ont jamais suffi à faire un cheval de

course.

ETES-VOUS

CE QUE L'ON APPELLE DES ELEVEURS-VENDEURS?

Non,

nous ne sommes pas vendeurs. Nous vendons éventuellement à réclamer, mais pas

tout le temps. Et nous ne vendons jamais sur les places de vente. Il y a encore

peu, nous gardions les yearlings jusqu'à dix-huit mois, puis nous les envoyions

au débourrage, au pré-entraînement puis à l'entraînement. Mais, l'an dernier,

j'ai essayé une autre méthode dont je suis ravie. J'ai fait venir Sébastien

Benard à la maison pour le débourrage. C'est l'un des "sortants" de

l'école Blondeau. Il a réalisé un super travail et quand j'ai envoyé les

chevaux chez Robert Collet, ils étaient montés le lendemain, comme les autres !

Robert était également ravi.